LFP : Labrune tape du poing sur la table et met un coup de pression aux pouvoirs publics après les incidents à Lyon

Au lendemain de l’arrêt du match entre l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille en raison d’un jet de bouteille pleine sur Dimiri Payet, le président de la LFP Vincent Labrune a tenu un discours autoritaire lors d’un entretien accordé à L’Équipe.


Le patron de l’instance du football professionnel français est totalement favorable à l’interruption systématique des rencontres dans de telles situations. « Je suis choqué que l’on mette deux heures pour prendre une décision qui relève de l’évidence et qui aurait dû être prise en deux minutes. Car il est évident que quand un acteur est touché, le match ne peut pas reprendre. On ne peut, sous aucun prétexte, transiger avec l’intégrité des acteurs et il ne peut pas y avoir de deuxième chance à mes yeux. Le match doit être interrompu, point final », a souligné Labrune qui en appelle aux pouvoirs publics pour aider le football français à en finir avec ces débordements.

« Nous sommes démunis dans notre arsenal de sanctions. Nous n’avons jamais sanctionné aussi durement que cette saison ces actes de violence. Mais nous sommes rattrapés par un principe de réalité car notre arsenal est réduit. À titre d’exemple : il aura fallu attendre les incidents d’hier pour que la réunion avec les ministres, que nous appelons de nos voeux depuis août, soit enfin organisée. Certes, on ne fait peut-être pas tout bien mais la réalité est que nous n’avons ni pouvoir de police et de justice, ni celui de sanctionner individuellement les fauteurs de troubles, ni même celui d’imposer la non-reprise d’une rencontre quand nous considérons que cela n’a aucun sens (…) Je pense qu’il est urgent de lancer une grande concertation nationale concernant la violence dans les stades », a-t-il poursuivi.