Des remplaçants décisifs, Alba, l’Espagne maîtresse du milieu… Les Tops-Flops d’Espagne-Allemagne

L'Espagne et l'Allemagne n'ont pu se départager (1-1) dans une rencontre dominée par la Roja, et qui s'est débloquée en seconde période avec les entrants. Ce match nul laisse l'Allemagne d'Hansi Flick en vie, et même en capacité de se qualifier pour les 8es de finale, en cas de victoire lors du dernier match face au Costa Rica. L'Espagne, elle, est à la première place du groupe E.

Alvaro Morata Jordi Alba Espagne Allemagne

Les Tops d'Espagne-Allemagne

Des remplaçants à la hauteur

Il a fallu attendre la 62e minute de la rencontre pour voir l'Espagne marquer son premier but. Très dominant durant toute la partie, mais inefficace, la Roja a dû s'en remettre au seul numéro 9 de son effectif, Alvaro Morata, pour enfin placer le ballon au fond des filets de Manuel Neuer. Côté allemand, ce fut la même chose avec l'entrée en jeu de Niclas Füllkrug, le buteur de 29 ans Werder Brême, prolifique cette saison (10 buts en 14 rencontres de Bundesliga). Inexpérimenté en sélection (2 capes), Niclas Füllkrug a cependant permis aux siens de rester en vie dans ce Mondial, à la 72e, d'une belle frappe trompant Unai Simon après un appel tranchant. Leroy Sané, qui a débuté lui aussi sur le banc, a dynamité totalement l'attaque allemande, atone durant la majeure partie du match, après son entrée en jeu (70e). Ces remplacements efficaces, d'un côté comme de l'autre, pourraient redistribuer les cartes pour la suite de la compétition, et surtout dès le prochain match, décisif, pour les deux nations.

Alba, encore et toujours

Très bon pour le match d'ouverture de l'Espagne contre le Costa Rica (7-0), avec deux passes décisives au compteur, Jordi Alba a réitéré une belle performance, ce soir, contre l'Allemagne, en permettant notamment à Alvaro Morata d'inscrire le premier but du match et, malheureusement pour l'Espagne, le seul de la Roja. Sur un joli centre à ras de terre du gauche pour l'attaquant de l'Atlético Madrid, Jordi Alba s'est une nouvelle fois montré décisif dans l'avant-dernier geste, ce qui a pu manquer par ailleurs à ses coéquipiers du soir pour assoir le score d'une rencontre majoritairement dominée par l'Espagne. Ce bon début de Coupe du monde pourrait rebattre les cartes pour Jordi Alba au Barça, alors que Xavi ne lui fait pas vraiment confiance (12 matchs en tout, 9 titularisations).

L'Espagne, maître du milieu

Avec 64,2 % de possession de balle et 637 passes échangés (contre 345 côté allemand), c'est peu dire que l'Espagne a eu la maîtrise du match et du tempo de celui-ci, grâce à des techniciens hors pair. Les joueurs du FC Barcelone, Sergio Busquets, Pedri et Gavi, ont régné sur le milieu du terrain durant une très large partie du match, bien aidé dans leur conservation de balle par Rodrigo (Manchester City), placé en défense centrale avec son compère en club, Aymeric Laporte. L'Allemagne, pourtant bien fournie dans l'entrejeu (Joshua Kimmich, Leon Goretzka, Ilkay Gundogan), n'a pas fait le poids durant une majeure partie de la rencontre, et jusqu'au but d'Alvaro Morata, qui a forcé l'Allemagne a changé son approche en jouant plus verticalement. Avant cela, l'Espagne fut par période très impressionnante, malgré une efficacité au moment de marquer en question.

Les Flops d'Espagne-Allemagne

Faux 9, vraie impuissance

Du côté de l'Espagne comme de l'Allemagne, le salut est venu de deux numéros 9, Alvaro Morata et Nicklas Füllkrug, tous les deux entrés en jeu en cours de rencontre (le Madrilène à la 54e, pour un but à la 62e ; le joueur du Werder à la 70e, pour une égalisation 13 minutes plus tard). Obsédés par le contrôle du ballon, Luis Enrique, le sélectionneur de l'Espagne, comme Hansi Flick, son homologue allemand, en oublient presque que le but au football, c'est justement de marquer un but. Avec Marco Asensio et Thomas Müller, placés en position de faux numéro 9 dans les deux compositions de départ, l'Espagne et l'Allemagne n'ont pas marqué, ce qui est plus inquiétant pour l'Espagne, moins dangereuse sur tout le match (0,57 xG contre 1,10 pour l'Allemagne) malgré une possession écrasante (65 %). Il y a peut-être des questions à se poser, de parts et d'autres.

L'Allemagne inquiète

Les hommes d'Hansi Flick ont réussi à revenir dans la rencontre et à ne pas perdre, mais le visage affiché par la sélection allemande sur les deux premiers matchs de la Coupe du monde peut légitimement inquiéter pour la suite de la compétition. Battu par le Japon lors du premier match, l'Allemagne a été très largement dominé ce soir par l'Espagne, qui n'a su concrétiser sa supériorité dans le jeu. Pour se qualifier, l'Allemagne devra battre au dernier match le Costa Rica, en espérant que l'Espagne et le Japon ne fassent pas un nul. Mais si l'équipe germanique parvient à atteindre la phase finale, ses chances d'aller au bout paraissent très minces, à moins d'un changement nette d'approche.

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