OM : un nouveau Tudor ? Gigot répond !

Vainqueur à Lyon ce dimanche, l'Olympique de Marseille a retrouvé sa place de dauphin. À six journées de la fin du championnat, les Olympiens ont un point d'avance sur Lens, troisième.

Lancé dans le sprint final, l'OM a obtenu une victoire précieuse dans les arrêts de jeu sur la pelouse de Lyon, en clôture de la 32ème journée de Ligue 1. De passage sur RMC, Samuel Gigot est revenu sur ce bon résultat pour les Olympiens : “C'est vrai que c'est une victoire très importante pour nous. On l'attendait depuis plusieurs années et c'est vrai que là, c'était un match très important pour nous. L’avoir gagné, ça fait du bien au moral.

L'ancien joueur du Spartak Moscou s'est ensuite exprimé sur la philosophie de jeu d'Igor Tudor et notamment sa volonté de pratiquer un marquage individuel : “C'est vrai qu'il y a une prise de risque lorsque vous faites du marquage individuel, du un contre un sur tout le terrain, détaille l'Avignonnais. Surtout pour nous les défenseurs. On a eu un petit temps d'adaptation avec le coach au tout début, le temps de bien comprendre ce qu'il voulait mettre en place, de bien assimiler son système, ce qu'il voulait vraiment. Et après, on a montré qu'on a pu faire de très grands matchs. Quand on regarde un match de l’OM, on ne s'ennuie pas, ça part dans les deux sens.

Tudor n'a pas changé selon Gigot

Souvent pris en contre-attaque avec ce pressing tout terrain et placement parfois très haut des défenseurs, Gigot a avoué que l'équipe tentait d'être un peu plus équilibré par moment : “Des petits ajustements, on a dû en faire parce que c'est important de garder un équilibre, décrit l'ancien d'Arles-Avignon. On a vu sur la phase retour qu’on avait un petit peu de mal avec les contre-attaques adverses. Ils arrivaient à nous punir assez rapidement, donc c'est vrai que si ça monte d'un côté, on essaie un petit peu de resserrer. Mais notre manière de jouer, c'est toujours la même : aller presser très haut.

À son arrivée, Tudor a rapidement eu l'étiquette d'entraîneur à poigne, dur avec ses joueurs. Interrogé par Jérôme Rothen sur un coach plus “doux” qu'à ses débuts, Samuel Gigot a assuré que le Croate n'avait pas vraiment changé : “Personnellement, je ne trouve pas. Après, on arrive dans le sprint final. On a bien assimilé ce qu’il voulait mettre en place. C’est à nous de faire le job sur le terrain, c’est une période dans laquelle il faut rester calme. Je ne pense pas qu’il ait spécialement changé.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.