Bayern Munich : Tuchel recadre Mazraoui

Arrivé au Bayern Munich l'été dernier en provenance de l'Ajax, Noussair Mazraoui n'est pas satisfait de son temps de jeu et n'a pas hésité à en faire état dans la presse. La réponse de Thomas Tuchel ne s'est pas faite attendre.

Depuis son arrivée en Bavière, rien n'est simple pour Thomas Tuchel. Éliminés par Manchester City en quart de finale de la Ligue des Champions, les Munichois ont été frappés par la polémique de la bagarre entre Sadio Mané et Leroy Sané et ont également cédé leur fauteuil de leader au Borussia Dortmund ces dernières semaines.

En plus de cette crise de résultats, l'ancien entraîneur du Paris Saint-Germain doit également gérer des soucis en interne, avec certains joueurs, à l'image de Noussair Mazraoui, mécontents de leur temps de jeu. Il y a quelques jours, le Marocain avait déclaré : “Je suis déçu de ma situation actuelle. J’étais titulaire ici avant la Coupe du monde, maintenant, je suis en forme et je n’ai plus de temps de jeu. Je ne suis même pas le deuxième ou troisième choix. C’est trop tôt pour parler de mon avenir, mais ce n’est pas bon.”

“Souhaiter quelque chose est une chose. Forcer quelque chose en est une autre.”

En marge de la réception du Hertha Berlin, son coach ne s'est pas privé pour lui faire passer un message : “Je ne lis pas les interviews, a d'abord répondu l'Allemand. Je ne sais rien. Je veux aussi qu’il joue plus. Tout le monde reçoit un maximum de soutien de notre part et ensuite tout le monde est mis au défi. Si vous n’obtenez que cinq minutes, vous devez livrer dans les cinq minutes. Vous devez toujours, toujours, toujours être à votre meilleur niveau. Ensuite, vous vous préparez. Souhaiter quelque chose est une chose. Forcer quelque chose en est une autre.”

Cette saison, Mazraoui a disputé 21 rencontres sous les couleurs du Bayern, pour trois passes décisives. Il n'a foulé la pelouse que deux petites minutes depuis l'arrivée de Thomas Tuchel.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.