L’Allemagne sur le toit du monde
Au terme d’une finale équilibrée et très tendue, l’Allemagne est devenue championne du monde pour la quatrième fois de son histoire, dimanche au stade Maracana de Rio de Janeiro. C’est Mario Götze, à la 113e minute de jeu, qui a libéré la Mannschaft face à des Argentins courageux jusqu’au bout et qui ont cru en leurs chances.

Et Mario Götze libéra l’Allemagne ! A l’issue d’un match indécis de bout en bout, le joueur du Bayern Munich aura libéré toute une nation lors des prolongations, offrant à la Mannschaft son premier titre mondial depuis 24 ans, le quatrième de son histoire après 1954, 1974 et 1990. Un seul but aura partagé ces deux pays et eu raison d’une sélection argentine qui peut nourrir énormément de regrets mais aura péché physiquement dans le money-time. Sans doute vexés d’être annoncés perdants avant le match, les Argentins se créent en effet les meilleures possibilités en début de partie. Excentré sur la droite, Higuain ne cadre pas sa tentative (4e), avant que Messi ne mette la misère à Hummels, délivrant un centre bien dégagé (9e).
Les Allemands, eux, se heurtent au double rideau défensif adverse et les quelques ballons déposés aux six mètres par Müller ou Lahm ne trouvent pas preneur. Impuissante offensivement, la Mannschaft se fait une énorme frayeur défensivement sur une remise de la tête manquée de Kroos dont ne profite pas Higuain, qui voit son tir du droit échouer très largement à côté (21e). Maladroit, l’attaquant de Naples pense ensuite donner une option aux siens d’une reprise victorieuse du gauche, sur une bonne passe de Lavezzi, mais l’ancien joueur du Real Madrid était signalé en position de hors-jeu (30e).
La consécration d’une génération dorée
Cinq minutes plus tard, Messi malmène encore les défenseurs allemands, sans réussite. Les Argentins y croient mais l’Allemagne, dans le dur, reprend ses esprits et oblige Romero à une belle parade, sur un plat du pied droit de Schürrle (37e). La bande à Löw termine mieux, mais ni Kroos (43e) ni Höwedes (45e), sur le poteau argentin, ne font la différence. Dès la reprise, l’Albiceleste confirme ses bonnes dispositions. Servi dans la profondeur, Messi, pourtant en position idéale, croise trop du gauche (47e). Solide, l’Argentine fait déjouer un triple champion du monde un peu perdu sur la pelouse du Maracana et il faut une intervention musclée de Neuer, des deux poings, pour empêcher Higuain de se mettre en position de frappe (57e).
Hachée et crispante, cette finale n’arrive pas à choisir son vainqueur et les deux équipes cherchent à faire la différence par des exploits individuels. Sur la droite, Messi se remet sur son pied gauche et enroule sans accrocher le cadre (75e). Le quadruple Ballon d’Or tente beaucoup mais manque de réussite, comme Kroos du droit (82e). Attendues, les prolongations se présentent pour deux équipes fatiguées. Sur un une-deux avec Götze, Schürrle chauffe Romero, vigilant (91e). Les Argentins souffrent de plus en plus, les Allemands n’en profitent pas et passent même près de la catastrophe, mais Palacio loupe son contrôle et sa tentative de lob sur Neuer (97e). Avant que Götze, servi par Schürrle, ne trompe Romero sur un superbe enchaînement contrôle-frappe du gauche (1-0, 113e). La fin d’une soirée insoutenable et la consécration d’une génération dorée.