Retour décisif de Vitinha, Balerdi l’inconstant, le danger Ndiaye… Les Tops-Flops d’OM-AEK Athènes

Dans un stade Vélodrome plein à craquer, l'Olympique de Marseille s'est imposé 3-1 contre l'AEK Athènes, grâce à des buts de Vitinha, Amine Harit et Jordan Veretout. Le club phocéen prend à son adversaire du soir la première place du groupe B, en attendant le résultat du match Brighton-Ajax dès 21h. De bon augure pour Marseille, avant la réception de l'OL dimanche soir (21h).

Les Tops d'OM-AEK Athènes

Retour décisif de Vitinha

Titularisé à la surprise générale à la pointe de l'attaque, à la place de Pierre-Emerick Aubameyang, qui ne peut pas jouer toutes les rencontres de l'OM à 34 ans, Vitinha a d'abord fait preuve d'imprécision technique en ratant un ballon que le Portugais voulait contrôler (4ᵉ), et en étant plutôt discret dans le jeu – 15 ballons touchés sur les 45 premières minutes, 20 en 75 minutes de jeu. Mais l'avant-centre a su faire parler son physique pour ouvrir le score, en étalant d'un coup d'épaule licite le colosse croate Domagoj Vida et en trompant du droit le portier grec (26ᵉ), sur un centre rasant et précis de Jonathan Clauss. Généreux dans le contre-effort, en pressant les lignes défensives adverses, l'ex-buteur de Braga a provoqué l'expulsion de Cican Stankovic, le gardien de l'AEK, en gênant sa relance et en se faisant faucher au point de penalty – transformé par Amine Harit (57ᵉ). Si Vitinha ne semble pas encore prêt à piquer la place de son concurrent, Pierre-Emerick Aubameyang, le Portugais est sur la bonne voie, avec ce soir un match parfois discret, mais déterminant pour son équipe.

Ndiaye, attention danger

Recruté cet été pour jouer dans une position centrale, mais titularisé à nouveau sur les ailes – le Sénégalais a joué à gauche et à droite -, Iliman Ndiaye a été le Marseillais le plus dangereux de la rencontre, tout en ne concrétisant pas par un but ou une passe décisive. Dangereux par le tir – 2 frappes, 1 cadrée, plus une autre en position de hors-jeu à la 4ᵉ -, l'ancien attaquant de Sheffield United a surtout provoqué par le dribble ses adversaires, avec un taux de réussite particulièrement élevé – 6 réussis sur 7 dribbles tentés -, et un déchet relatif par rapport à son style de jeu – 10 pertes de balle sur 43 ballons touchés. En fin de partie, Iliman Ndiaye a incarné, encore, le plus gros danger de son équipe, en créant notamment une action de but par une suite de dribbles qui a éliminé trois joueurs, pour une conclusion hors-jeu d'Ismaïla Sarr (85ᵉ), puis un bon appel dans le dos de la défense grecque, mal récompensé par un tir raté (87ᵉ). En somme, un match très appréciable pour un joueur volontaire mais qui pêche dans le dernier geste cette saison – 1 but et 2 passes décisives en 13 apparitions seulement.

L'ambiance festive et fraternelle du Vélodrome

C'est assez rare pour être souligné : ce jeudi soir, l'ambiance au stade Vélodrome a été festive, bruyante mais aussi… amicale. Les ultras de l'OM et de l'AEK Athènes sont en effet amis. Les joueurs sont donc entrés sur le terrain devant un tifo mêlant les couleurs blanches et bleues marseillaises et jaunes et noires athéniennes. Les fans des deux équipes se sont même rejoints dans la journée, pour marcher ensemble vers le stade et le rendez-vous sportif, en faisant la fête. Dimanche soir, les supporters de l'OL feront également le déplacement au Vélodrome, pour la première fois depuis plusieurs saisons : l'ambiance devrait naturellement être moins fraternelle, mais la rivalité n'empêche pas le fair-play et un esprit bon enfant. Cette soirée de jeudi, en ce sens, est un exemple à suivre.

Les Flops d'OM-AEK Athènes

Balerdi l'inconstant

Expulsé lors de la dernière rencontre de l'OM, face à Nice (0-1), Leonardo Balerdi a été une nouvelle fois titularisé ce jeudi soir, alors que Samuel Gigot, sur le banc, n'est pas encore remis d'une blessure aux cotes. Parfois intéressant offensivement, en cassant des lignes par la course (20ᵉ) ou par la passe (22ᵉ), l'Argentin représente, par son manque de sang-froid, un danger permanent pour sa propre équipe. Après une passe ratée (22e), qui amène une transition offensive grecque, le défenseur central fauche à deux doigts de sa surface l'attaquant adverse, dans un geste ni maîtrisé, ni malin – c'est le moins que l'on puisse dire. Parfois efficace défensivement (38ᵉ), souvent agressif, l'ancien du Borussia Dortmund, pas impliqué directement sur le but grec (53ᵉ) et adepte de fautes inutiles (22ᵉ, 45ᵉ+2), doit travailler son mental, pour ne pas coûter, comme à Nice samedi dernier, des buts, des points ou des rouges à son équipe.

Un petit AEK s'incline

Attentiste dans les 45 premières minutes de jeu, l'AEK Athènes a présenté un visage étonnamment – pour un 1ᵉʳ de groupe avant le coup d'envoi – inoffensif et faiblard dans la majeure partie de la rencontre. Payant cash l'erreur grossière de son gardien de but, qui a récolté un rouge et offert un but sur penalty à l'OM (60ᵉ), la formation de Matias Almeyda, de laquelle ressort l'expérimenté Nordin Amrabat (36 ans), n'a pas montré grand-chose au stade Vélodrome, excepté entre la 45ᵉ et la 60ᵉ minute de jeu, période du but d'Oberlin Pineda (53ᵉ). Imprécis en attaque – 7 tirs, 2 cadrés -, rarement en position de conclure – 0,90 xG -, et dominé territorialement – 39 % de possession -, l'équipe athénienne s'est inclinée de manière très logique à Marseille. Au retour, l'AEK devra hausser son niveau de jeu, sous peine de perdre une nouvelle fois contre une équipe phocéenne rarement géniale, mais appliquée.

Maxime Brun
Rédacteur cinéphile et fan de l'OM, j'aime les numéros 10 et les jolies passes.