Alors que Chelsea s’apprête à soulever le cinquième trophée de champion de son histoire, beaucoup de commentateurs sportifs s’interrogent, Outre-Manche : ces Blues, poussifs lors de la phase retour, font-ils vraiment de beaux champions ? Top Mercato a trouvé trois raisons qui prouvent que Chelsea n’a rien d’un champion au rabais.

Eden Hazard

Ils sont omniprésents au sein de l’équipe-type de l’année

Boudés par les journalistes qui réclament davantage de spectacle, le Chelsea minimaliste de la deuxième partie de saison a au moins conservé la reconnaissance de ses pairs. La preuve, l’équipe-type de la saison en Premier League – désignée par les votes des joueurs – est largement dominée par les Blues de José Mourinho. Ils ne sont pas moins de six à en faire partie : trois défenseurs que sont Branislav Ivanovic, John Terry et Gary Cahill, un milieu récupérateur, l’ancien benfiquiste Nemanja Matic, un avant-centre, Diego Costa et bien entendu la pépite belge Eden Hazard, élu meilleur joueur de la saison. Cette omniprésence des hommes du Special One dans le onze type de la Premier League 2014-2015 est tout, sauf un hasard.

Le sacre le plus précoce après le Bayern Munich et la Juve ?

Les Blues peuvent assurer définitivement le titre dés dimanche avec un succès (voire un nul si Arsenal fait un faux pas) contre Crystal Palace à Stamford Bridge. Dans cette hypothèse, Chelsea, sacré après 35 journées, serait le champion européen le plus précoce derrière le Bayern Munich (sacré dimanche dernier), et peut-être la Juventus Turin qui vise le titre dés samedi à Gênes, à l’occasion de la 34ème journée de Serie A. Une performance remarquable, qui plus est dans une compétition comme la Premier League, où l’adversité est extrêmement relevée. A titre d’exemple, Manchester City avait attendu la 38e et ultime journée de Premier League pour s’assurer de remporter le trophée, au printemps 2014.

L’équipe la plus difficile à battre du continent

José Mourinho n’a que faire des considérations esthétiques autour du jeu de son équipe. En revanche, son obsession du résultat le pousse à inculquer à ses joueurs une véritable haine de la défaite, érigée en base des plus grandes conquêtes. Une méthode efficace : invaincus pendant les quatre premiers mois de la saison, les Blues ont concédé leur premier revers à Newcastle, le 6 décembre (1-2). La mésaventure s’est reproduite une fois, face à Tottenham (3-5) le 31 décembre, avant que les Blues ferment définitivement la boutique au tournant de la nouvelle année. Le ” Boring ” Chelsea ne sait pas toujours gagner, mais il excelle à ne pas perdre. Battu à seulement trois reprises sur la scène domestique (Newcastle et Tottenham en PL, Bradford City en FA Cup) et tout simplement invincible sur la scène européenne – malgré l’élimination par le PSG en huitièmes de finale – Chelsea est l’équipe la moins défaite, cette saison, parmi les cinq grands championnats européens.