Alors que l’équipe de France s’apprête à disputer la Coupe du monde 2026, Top Mercato vous propose de vous replonger dans vos souvenirs de supporters. A partir d’une présélection d’une cinquantaine de légendes, à vous de composer votre onze de rêve de joueurs qui ont marqué l’histoire des Bleus.

Avez-vous été bercé par la génération Zidane et le triomphe à la Coupe du monde 1998 ? Etiez-vous déjà fan des Bleus du temps de Platini ? Est-ce que vous avez surtout été marqué par le sacre de 2018 et les Mbappé, Griezmann et Varane ?

Chaque génération a ses champions et le widget créé par Top Mercato vous permet de mélanger les époques pour composer votre XI de rêve de l’équipe de France. Une fois votre équipe finalisée, n’hésitez pas à l’enregistrer et à la partager avec vos amis !

Si vous souhaitez vous documenter avant de composer votre onze des légendes, Top Mercato vous propose un petit retour dans le temps, en retraçant les quatre périodes dorées qui ont marqué le football français et leurs stars respectives.

1958 : Fontaine, Kopa et la révélation suédoise

La Coupe du monde 1958 en Suède est souvent considérée comme la première irruption de l’équipe de France sur la scène mondiale. Troisième du tournoi, la sélection entraînée par Albert Batteux a révélé les deux premières stars de l’histoire du football français. Raymond Kopa, né Kopaszewski à Noeux-les-Mines, était alors considéré comme le meilleur joueur d’Europe. Milieu créateur et ailier droit de formation, il construisait le jeu avec une élégance qui tranchait avec le football physique de l’époque. Just Fontaine, lui, avait un don plus simple à décrire : il marquait. Treize buts en six matchs lors de ce seul Mondial. Un record qui n’a jamais été battu sur une seule édition de Coupe du monde et qui restera probablement éternel.

Forte de sa paire composée de Fontaine et de Kopa, alors joueurs du Real Madrid après avoir écrit sa légende à Reims, la France a battu l’Allemagne de l’Ouest en match de classement (6-3) pour terminer troisième après avoir perdu en demi-finale contre le Brésil de Pelé. Roger Piantoni, auteur de trois buts durant le tournoi, a complété ce trio offensif avec discrétion mais efficacité.

1982-1986 : le football champagne de Platini

Vingt ans plus tard, une nouvelle génération a porté l’équipe de France vers ses premières finales continentales et mondiales. Le milieu de terrain que cette équipe alignait n’avait pas d’équivalent en Europe à ce moment-là. Michel PlatiniAlain GiresseJean Tigana et Luis Fernandez : quatre joueurs capables de conserver le ballon, de presser, de créer. On a parlé de “carré magique”, formule commode qui a peut-être trop réduit ce que cette équipe avait de collectif.

Platini était néanmoins dans une classe à part. Vainqueur de trois Ballons d’Or consécutifs en 1983, 1984 et 1985, il a mené la France au titre lors de l’Euro 84 organisé à domicile, inscrivant neuf buts en cinq matchs, dont un triplé face à la Yougoslavie et le but décisif en finale contre l’Espagne. Dominique Rocheteau apportait de la vitesse et de la technique sur l’aile, quand Bernard Genghini structurait le jeu en profondeur.

La Coupe du monde 1982 en Espagne reste la blessure de cette génération. La demi-finale contre l’Allemagne à Séville, perdue aux tirs au but après un 3-3 au terme des prolongations, a figé des images d’une violence rare : le coup de Schumacher sur Patrick Battiston, le but de Manuel Amoros côté tricolore, les pleurs sur le terrain. En 1986, au Mexique, la France a de nouveau atteint les demi-finales, battue cette fois par la RFA (2-0). Jean-Pierre Papin, encore jeune, pointait déjà son nez dans le groupe, mais c’est Maxime Bossis en défense qui incarnait la solidité de l’arrière-garde. Malheureusement, cette équipe n’a donc rien gagné sur la scène mondiale et après elle, cela a été une longue traversée du désert avec deux non-qualifications en Coupe du monde en 1990 et 1994.

Michel Platini, Euro 1984
Michel Platini soulève l’Euro 1984. Crédits photo : Icon Sport

1998 : les Bleus chez eux, champions du monde

Il y a des tournois qui ressemblent à un alignement des planètes, c’était le cas pour la France en 1998.

Fabien Barthez dans les buts, couvert d’une défense à quatre avec Lilian ThuramMarcel DesaillyLaurent Blanc et Bixente Lizarazu : le bloc était solide, agressif, et remarquablement organisé. Devant, le milieu défensif Didier Deschamps, alors capitaine, assurait la transition, libérant Zinedine Zidane dans un rôle de meneur de jeu que peu d’équipes auraient pu assumer avec autant d’équilibre. Emmanuel Petit apportait sa puissance physique, Robert Pirès et Thierry Henry de la vitesse et du danger sur les côtés.

Le 12 juillet 1998 à Saint-Denis, la France a battu le Brésil 3-0 en finale. Deux buts de la tête de Zidane – sur deux corners, deux têtes croisées, deux célébrations que personne présent ce soir-là n’a vraiment oubliées – et un troisième de Petit en fin de match. Thierry Henry, co-meilleur buteur du tournoi, avait explosé aux yeux du monde entier. David Trezeguet contribuait aussi à ce groupe profond qui alignait des solutions à chaque poste. Youri Djorkaeff incarnait aussi ce mélange de technique et d’opportunisme. Deux ans plus tard, le même noyau remportera l’Euro 2000 aux Pays-Bas, confirmant que 1998 n’était pas un accident.

France 1998
Les champions du monde 1998. Crédits photo : IconSport

2018 : la génération Mbappé décroche la 2e étoile

Vingt ans après, en Russie, la France a remis ça. Mais avec un profil bien différent. Cette équipe-là était plus directe, plus athlétique, moins portée sur la possession – et elle assumait totalement ce pragmatisme, sous la houlette de Didier Deschamps, désormais sélectionneurHugo Lloris dans les buts, une défense compacte avec Raphaël Varane en patron. Un cran au-dessus, le milieu emmené par N’Golo Kanté avait la couverture physique pour contenir n’importe quelle équipe.

Mais c’est Kylian Mbappé, 19 ans, qui a tenu le monde en haleine. Troisième meilleur buteur du tournoi, premier “ado” à marquer en finale de Coupe du monde depuis Pelé en 1958 : les comparaisons historiques se sont imposées d’elles-mêmes, même si lui s’en défendait. Antoine Griezmann, capitaine technique du groupe avec ses sept buts et passes décisives, a été élu meilleur joueur du tournoi. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, Olivier Giroud, sans but dans le tournoi mais impeccable dans son rôle de pivot, a contribué à un collectif rare.

La finale contre la Croatie, gagnée 4-2 le 15 juillet 2018, a offert le spectacle que les Français attendaient depuis vingt ans. Ce titre a lancé une génération qui, depuis, n’a cessé d’être attendue au tournant : une deuxième finale de Coupe du monde consécutive en 2022 et un statut de favori permanent comme en attestent les nombreux talents présents dans la liste des Bleus pour la Coupe du monde 2026.