Eliminé par les Espagnols du Rayo Vallecano en demi-finales de la Ligue Conférence, Strasbourg prend cher. Et la décision prise par les dirigeants de nommer Gary O’Neil en lieu et place de Liam Rosenior ne passe pas pour tout le monde.

Battu jeudi soir sur le score de 1-0 à la Meinau, comme à l’aller, Strasbourg ne disputera pas la finale de la Ligue Conférence. Sorti en demi-finales de la plus petite des compétitions européennes par les Espagnols du Rayo Vallecano, copieusement sifflé par ses propres supporters dès le coup de sifflet final à l’issue d’une rencontre décevante, le RCSA de Gary O’Neil vit une fin de saison très frustrante.

Strasbourg, nouvelle sortie de route en demi-finales

Eliminé également aux portes de la finale de la Coupe de France par l’OGC Nice (0-2), le club alsacien ne devrait pas disputer la moindre compétition européenne la saison prochaine. Alors que se rapproche à grands pas un mercato d’été 2026 durant lequel 3 joueurs pourraient rapporter une fortune, après la vente déjà scellée de l’attaquant néerlandais Emanuel Emegha, la venue sur le banc de Gary O’Neil interpelle.

Désigné en janvier dernier nouvel entraîneur de Strasbourg en lieu et place de l’Anglais Liam Rosenior, alors promu coach de Chelsea, l’ancien manager de Wolverhampton n’a obtenu que 11 victoires en 24 matchs toutes compétitions confondues, pour seulement 6 succès en 14 rencontres de Ligue 1. Un bilan comptable très insuffisant pour un résultat implacable. Malgré des moyens conséquents, le club qui appartient au même propriétaire que Chelsea terminera néant cette saison 2025-2026.

O’Neil sous contrat jusqu’en 2029 à Strasbourg

Pour un ancien international français, l’arrivée à la Meinau de Gary O’Neil constitue une énorme régression, pas seulement en terme de résultats bruts mais de contenu dans les prestations réalisées par les partenaires de Mike Penders. C’est le sentiment de l’ex-gardien de but Mickaël Landreau, très dur à son égard dès la mi-temps de la demi-finale retour au micro de Canal Plus.

“Pour moi, ça vient du coach. On a l’impression qu’ils n’ont pas préparé le match tactiquement, qu’ils ne savent pas où et comment presser. La charnière centrale est seule en permanence, elle n’accompagne pas. Je ne disais rien jusqu’à maintenant, mais l’équipe régresse depuis que c’est cet entraîneur. Moi je préférais l’équipe avec Rosenior.”

Reste à savoir quelle décision sera prise par Strasbourg dans ces prochaines semaines avec Gary O’Neil, dont le contrat signé en janvier dernier demeure valable jusqu’en juin 2029.