Troisième de Ligue 2 et virtuellement barragiste, l’AS Saint-Etienne jouera un match qui peut lui permettre de remonter directement en Ligue 1 samedi contre Amiens à l’occasion de la dernière journée du championnat. Ismaël Diomandé, ancien de la maison verte, a apporté son soutien à l’ASSE pour Top Mercato.

L’effet Philippe Montanier n’aura duré qu’un temps. Suite à l’arrivée de son nouvel entraîneur début février, l’AS Saint-Étienne s’est d’abord montrée transfigurée avec 7 victoires et 2 nuls en 9 sorties, ce qui lui a permis de croire en une remontée immédiate. Mais les Verts ont ensuite déchanté en enchaînant trois défaites consécutives dans le sprint final contre Bastia (2-0), le champion Troyes (0-3), puis Rodez (2-1).

Conséquence : le club forézien a perdu sa deuxième place et n’est plus maître de son destin pour la montée directe avant la dernière journée samedi. Dans leur Chaudron de Geoffroy-Guichard face à Amiens, les Verts devront s’imposer tout en espérant un faux-pas du deuxième, Le Mans, à Bastia. Dans le cas contraire, il faudra passer par les play-offs. Que ce soit de manière directe ou via les barrages, Ismaël Diomandé, jeune retraité de 33 ans longtemps passé par le club stéphanois (2012-2016), veut y croire.

« Bien sûr, je continue à suivre tous les matchs. Mais je ne vais pas trop parler de ça, parce que quand je parle, ça ne nous porte pas chance (rires) ! Mais cette année, il faut monter. Quand tu vois le stade, les supporters… Sainté, c’est comme Marseille ! Dix fois champion de France, ce n’est pas normal que Sainté soit en Ligue 2 », a confié l’ancien international ivoirien à Top Mercato

La Ligue 1 sinon rien !

L’ex-milieu de terrain juge le groupe forézien paré pour atteindre son objectif d’une manière ou d’une autre. « Il y a pas mal de jeunes, le petit Mickaël Nadé derrière. Il y a pas mal de bons joueurs, qui grandissent ensemble, c’est bien. Cette année, je trouve qu’ils sont plus forts collectivement, il n’y a pas forcément qui sort du lot. Collectivement, ça marche bien. Ils ont un bon coach, un bon directeur sportif. Mais je n’aime pas trop en parler, il faut qu’on monte d’abord ! », nous a-t-il lancé. 

Ismaël Diomandé, ASSE
Ismaël Diomandé avec l’ASSE. Crédits photo : Dave Winter / Icon Sport

Superstitieux, le natif de Bingerville, qui passe ses diplômes d’entraîneur après avoir validé une formation de scout, est resté un fervent supporter de l’ASSE. « C’est mon club de cœur, c’est ma maison, je leur serai toujours reconnaissant, à vie. C’est un club qui m’a tout donné, c’est ma maison. Sainté, c’est mon club de cœur. C’est tout pour moi », a-t-il expliqué, se souvenant de certains moments forts de son passage au Chaudron, comme sa première titularisation en L1 au Parc des Princes face au PSG, en mai 2012 (2-0). 

Je ne savais même pas que j’allais jouer. Tu imagines la pression pour un jeune !

« Je ne savais même pas que j’allais jouer. Le coach n’avait pas fait de causerie à l’hôtel. On arrive au stade, il annonce l’équipe. Je me vois titulaire. Tu imagines la pression pour un jeune ! C’était le début du PSG qatari. Blaise venait de signer là-bas. Momo Sissoko avec lui au milieu. Il y avait Nenê et Jérémy Ménez devant. J’ai fait un gros match, ça s’est super bien passé. On a perdu mais c’était kiffant », s’est rappelé celui qui avait également remporté la Coupe de la Ligue en 2013 avec les Verts.

« Cette finale, le coach hésitait entre Jérémy Clément et moi. Je m’étais blessé pendant trois mois pendant la saison. C’était difficile pour moi, mais j’étais sur le banc. Le coach m’avait parlé, il avait privilégié l’expérience avec Clément, Lemoine et Guilavogui. J’ai participé quand même ! Les gens ne regardent que la finale, mais j’ai joué les matches d’avant, il fallait y être et gagner. C’était tout le groupe qui avait gagné. C’était de bonnes expériences. Quand tu vois ma tête avec le trophée, j’étais jeune, j’avais encore la crête ! », a-t-il lâché, encore marqué par tous les joueurs qu’il a pu y côtoyer.

Ismaël Diomandé, ASSE
Ismaël Diomandé avec sa “crête”. Crédits photo : Jean Paul Thomas / Icon Sport

Perrin, il ne parlait pas beaucoup, mais il savait comment me parler pour me cadrer

« Ceux qui m’ont le plus marqué sur et en dehors du terrain, je pourrais vous en citer dix, mais je dirais Loïc Perrin et Mustapha Bayal Sall. Sall, c’était un grand frère, il m’a pris sous son aile. Sur le terrain, il me guidait beaucoup, il m’a beaucoup appris. Il m’a orienté, c’est super important. Perrin, il ne parlait pas beaucoup, mais il savait comment me parler pour me cadrer », a-t-il raconté avant de poursuivre. « Je passe pro et j’intègre le vestiaire avec les Aubame, Matuidi, Battles, etc. », a-t-il confié avant de continuer.

Le cadeau de Florent Sinama-Pongolle : “j’étais comme un fou !”

« Je me souviens aussi de Florent Sinama-Pongolle qui m’avait offert un maillot de l’Atlético Madrid floqué Agüero, j’étais comme un fou ! J’ai plein d’anecdotes comme ça. La liste des grands joueurs que j’ai côtoyés à Saint-Étienne, c’est une dinguerie ! (…) On avait une grosse équipe, j’ai beaucoup appris de ces supers mecs-là. J’ai énormément progressé. Je suis arrivé dans un vestiaire de monstres. Je vois Blaise Matuidi, Laurent Battles, Florent Sinama-Pongolle, Bakary Sako, Fabien Lemoine. C’était comme devant ma télé. Il y avait une équipe de fous ! », s’est-il réjoui en espérant que les prochaines semaines lui réservent d’aussi belles émotions.

Ismaël Diomandé, ASSE
Jérémy Clément, Ismaël Diomandé et Loïc Perrin pendant un match de l’ASSE contre le PSG de Cavani. Crédits photo : Jean Paul Thomas / Icon Sport

* Propos d’Ismaël Diomandé recueillis par A.P.