Pronostic Iran Nouvelle-Zélande – Coupe du Monde 2026 (16/06/2026)
L’Iran débute la Coupe du Monde 2026 dans la nuit de lundi à mardi face à la Nouvelle-Zélande, au SoFi Stadium d’Inglewood, dans la région de Los Angeles, pour la première journée du groupe G. La sélection iranienne, 20e au classement FIFA, tente pour la septième fois de franchir le premier tour d’un Mondial.
En face, la Nouvelle-Zélande retrouve la Coupe du Monde après 16 ans d’absence. Les All Whites arrivent comme la sélection la moins bien classée parmi les 48 participantes, mais ils abordent le tournoi sans la même pression que leurs rivaux du groupe, qui compte aussi la Belgique et l’Égypte.
Analyse du match : l’Iran favori, la Nouvelle-Zélande tente de résister
L’Iran a assuré sa qualification pour la Coupe du monde dès mars 2025 grâce à un match nul 2-2 face à l’Ouzbékistan à Téhéran. Auteur d’un doublé ce soir-là, Mehdi Taremi a été l’un des grands artisans de la campagne iranienne. Dominateurs lors du troisième tour des éliminatoires asiatiques, les Iraniens ont terminé en tête du groupe A avec une avance confortable, validant ainsi une nouvelle participation au Mondial.
La phase de préparation a néanmoins livré des enseignements contrastés. La défaite 2-1 contre le Nigeria en mars 2026 a mis en lumière certaines difficultés face à des équipes capables d’exercer un pressing intense. Avant cela, l’Iran avait également été battu par l’Ouzbékistan aux tirs au but après un match nul sans but, avant de rebondir avec des succès contre le Costa Rica, la Gambie et le Mali.
L’une des principales interrogations concerne le manque de rythme compétitif d’une partie de l’effectif. Le championnat iranien étant interrompu depuis février 2026 en raison du conflit régional, plusieurs internationaux issus de Persepolis, Tractor, Esteghlal ou Sepahan abordent le tournoi sans avoir bénéficié d’une continuité idéale en compétition officielle.
La Nouvelle-Zélande participe quant à elle à sa troisième Coupe du monde et retrouve la scène mondiale après seize ans d’absence. Les All Whites ont survolé les qualifications océaniennes avec cinq victoires en cinq rencontres, 29 buts inscrits et un seul encaissé. Leur billet a été définitivement validé grâce à un succès 3-0 contre la Nouvelle-Calédonie à Auckland.
Depuis cette qualification, la réalité du très haut niveau s’est toutefois révélée plus complexe. Sur onze matchs amicaux de préparation, les Néo-Zélandais ont enregistré huit défaites pour une seule victoire. Le succès 4-1 contre le Chili a constitué une note positive, mais les revers face à l’Équateur, à la Finlande et à Haïti ont rappelé l’écart existant entre la domination en Océanie et la compétition mondiale.
Les espoirs néo-zélandais reposent en grande partie sur Chris Wood. Capitaine et meilleur buteur de l’histoire de la sélection, l’attaquant de Nottingham Forest demeure la principale arme offensive des All Whites ainsi que leur joueur le plus expérimenté au plus haut niveau. Sa condition physique reste néanmoins surveillée après une saison perturbée par plusieurs pépins physiques.
Pronostic 1
VS ![]()
Victoire de l'Iran
1.81
Pronostic 2
VS ![]()
Moins de 2,5 buts
1.57
Pronostic 3
VS ![]()
Mehdi Taremi buteur
2.63
Confrontations directes entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande
L’Iran et la Nouvelle-Zélande ne se sont affrontés que deux fois dans l’histoire. Le premier duel a eu lieu en août 1973 et s’est terminé sur un nul 0-0.
La seconde rencontre remonte à octobre 2003, lors du Défi AFC-OFC. À cette occasion, l’Iran l’avait emporté 3-0, sa seule victoire dans ce bilan entre les deux équipes.
Les deux sélections ne se sont jamais affrontées en Coupe du Monde. Le match d’Inglewood sera donc leur première rencontre dans un grand tournoi mondial. Le bilan favorise les Iraniens, mais l’échantillon est trop ancien pour peser de façon décisive sur la projection.
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Les infos du match : Iran x Nouvelle-Zélande
Iran : absences et incertitudes
La principale absence iranienne est Sardar Azmoun. L’attaquant n’a même pas figuré dans la liste préliminaire, une décision entourée d’un contexte extra-sportif. L’équipe perd l’un des noms les plus expérimentés et les plus productifs de son histoire récente. Sans lui, Taremi porte presque seul la responsabilité de mener l’attaque iranienne.
Parmi les convoqués, Rouzbeh Cheshmi et Mehdi Torabi sont incertains pour des problèmes physiques. Cheshmi, milieu défensif de l’Esteghlal, a des antécédents de blessures musculaires, tandis que Torabi, milieu du Tractor, présente une situation incertaine.
Le manque de rythme des joueurs évoluant en Iran est une préoccupation collective. Alireza Beiranvand, Shojae Khalilzadeh, Ali Nemati, Milad Mohammadi et Amirhossein Hosseinzadeh font partie des éléments qui arrivent sans match officiel depuis plus de trois mois.
La nouveauté est Dennis Eckert, né en Allemagne et d’origine iranienne. L’attaquant du Standard de Liège n’a pas encore débuté en sélection, mais il pourrait être utilisé comme alternative en cours de match.
Compo probable de l’Iran (4-3-3)
Alireza Beiranvand ; Aria Yousefi, Shojae Khalilzadeh, Ali Nemati, Milad Mohammadi ; Saeid Ezatolahi, Saman Ghoddos, Mohammad Mohebi ; Mehdi Ghayedi, Mehdi Taremi, Amirhossein Hosseinzadeh.
Entraîneur : Amir Ghalenoei.
Nouvelle-Zélande : absences et incertitudes
Ryan Thomas est la principale incertitude néo-zélandaise. Le milieu du PEC Zwolle, 31 ans, traîne un problème musculaire et sa présence pour l’entrée en lice n’est pas assurée.
Chris Wood a connu des blessures durant la saison avec Nottingham Forest, mais il a été déclaré apte pour la Coupe. Darren Bazeley a indiqué que l’attaquant serait titulaire et porterait le brassard de capitaine.
Le reste de l’effectif ne présente pas de problème physique notable. Liberato Cacace, Marko Stamenic et Elijah Just sont des éléments importants du milieu vers l’avant et devraient être disponibles.
Tommy Smith, 36 ans, a été convoqué et partage avec Wood le statut de rescapé de la Coupe 2010. Son expérience peut être utile dans un effectif qui devra évoluer à un niveau plus élevé que d’habitude.
Compo probable de la Nouvelle-Zélande (4-2-3-1)
Max Crocombe ; Tim Payne, Michael Boxall, Finn Surman, Liberato Cacace ; Marko Stamenic, Joe Bell ; Matthew Garbett, Sarpreet Singh, Elijah Just ; Chris Wood.
Entraîneur : Darren Bazeley.
Joueurs à suivre : Iran x Nouvelle-Zélande
Les entraîneurs : Ghalenoei vise un exploit inédit, Bazeley mise sur le collectif
Amir Ghalenoei
Amir Ghalenoei en est à son deuxième cycle à la tête de la sélection iranienne. Il avait déjà dirigé le pays entre 2006 et 2007 et est revenu au poste en 2023 avec la mission de qualifier l’Iran pour une nouvelle Coupe du Monde.
Sur la scène nationale, il est l’un des entraîneurs les plus titrés de l’histoire du football iranien. Son modèle privilégie la solidité défensive, le jeu direct et les transitions rapides, mais la gestion du groupe au milieu des tensions politiques et de l’absence d’Azmoun accroît la pression sur son leadership.
Darren Bazeley
Darren Bazeley n’est pas un nom connu sur la scène mondiale, mais il a un lien profond avec l’effectif néo-zélandais. L’entraîneur a travaillé pendant des années dans les catégories de jeunes de la fédération et a dirigé une bonne partie du groupe actuel en sélections de jeunes.
La qualification par l’Océanie est venue sans encombre, mais les amicaux ont montré des limites face à des adversaires de niveau supérieur. Contre l’Iran, Bazeley devrait privilégier l’organisation, un bloc compact et un soutien direct à Chris Wood en attaque.
Analyse tactique d’Iran x Nouvelle-Zélande
L’Iran devrait s’organiser dans un 4-3-3, avec Saeid Ezatolahi dans un rôle de sentinelle devant la défense, tandis que Saman Ghoddos et Mohammad Mohebi évolueront plus haut pour accompagner les phases offensives. À la pointe de l’attaque, Mehdi Taremi servira de référence axiale, alors que Mehdi Ghayedi et Reza Hosseinzadeh disposeront d’une certaine liberté pour attaquer les couloirs et permuter.
L’équipe dirigée par Amir Ghalenoei devrait privilégier un bloc médian afin d’attirer la Nouvelle-Zélande avant d’accélérer rapidement en transition. La présence de Taremi dans la surface constitue l’une des principales menaces iraniennes, notamment grâce à son jeu aérien, ses déplacements et son efficacité sur les centres ainsi que les coups de pied arrêtés.
La Nouvelle-Zélande devrait répondre avec un 4-2-3-1, dans lequel Joe Bell et Marko Stamenic assureront la protection de la défense. Sarpreet Singh sera chargé de faire le lien entre le milieu et l’attaque, tandis qu’Elijah Just et Matthew Garbett devront soutenir Chris Wood et exploiter les espaces sur les ailes.
Le principal point faible des All Whites apparaît lors des transitions défensives. Après une perte de balle dans la zone médiane, l’équipe éprouve parfois des difficultés à se replacer rapidement, laissant des espaces exploitables pour les attaques rapides adverses. L’Iran possède plusieurs joueurs capables de profiter de ces situations, même si les hommes de Ghalenoei devront composer avec le manque de rythme compétitif d’une partie de leur effectif pour convertir leur statut de favori en véritable domination sur le terrain.