Pronostic Sénégal Irak – Coupe du Monde 2026 (26/06/2026)
Quarante ans d’absence pour l’Irak. Une quatrième Coupe du monde pour le Sénégal. Et une rencontre de groupe I, à BMO Field de Toronto, qui ressemble moins à un match ordinaire qu’à une confrontation entre deux destins profondément différents : l’un nourri d’attentes continent-africaines, l’autre porté par une nation entière qui retrouve enfin sa place sur la plus grande scène du football mondial.
France et Norvège ont déjà verrouillé les deux premières places du groupe avec six points chacune, et les deux équipes se retrouvent à zéro point après des défaites consécutives. Pour les Lions de la Téranga, la victoire est la seule option qui laisse entrevoir une qualification parmi les huit meilleurs troisièmes. Pour l’Irak, le calcul est encore plus simple : c’est l’occasion de décrocher un premier succès en Coupe du monde, une victoire qui n’a jamais figuré dans leur bilan depuis leur unique précédente participation en 1986.
Présentation du match
Le groupe I n’a pas offert beaucoup de suspense lors des deux premières journées. La France, championne du monde en 1998 et 2018, et la Norvège d’Erling Haaland ont confirmé leur supériorité collective face à des adversaires combatifs mais inefficaces dans la finition.
Le Sénégal a pourtant livré deux rencontres solides. Face à la France lors de la première journée (défaite 3-1), les Lions ont tenu pendant une heure à un niveau compétitif avant que Mbappé ne fasse sauter le verrou. Contre la Norvège lors de la deuxième journée (défaite 3-2), ils ont poussé jusqu’au bout, avec un but annulé pour hors-jeu en fin de match qui aurait pu offrir un point. Ces deux défaites sur des écarts minimes ne reflètent pas totalement la prestation d’une équipe qui a tout de même inscrit trois buts en deux matchs face à deux sérieux prétendants au titre.
L’Irak, de son côté, n’a marqué qu’un seul but en deux rencontres. Aymen Hussein avait égalisé face à la Norvège (1-1) lors de la première journée, avant que les Lions de Mésopotamie ne cèdent en fin de match (4-1 score final). Contre la France en deuxième journée, l’équipe de Graham Arnold a subi une défaite sans appel (3-0), sans jamais réellement inquiéter le gardien tricolore.
Pour le Sénégal, la marge de manœuvre est étroite mais réelle. Le nouveau format à 48 équipes permet aux huit meilleurs troisièmes de se qualifier pour les seizièmes de finale. Une victoire lors de cette dernière journée propulserait les Lions à trois points et leur assurerait la troisième place du groupe I. Mais ce total ne suffira probablement pas sans une différence de buts favorable : actuellement à -3, les hommes de Pape Thiaw devront non seulement gagner, mais aussi marquer.
L’Irak évolue dans une logique différente. Les Lions de Mésopotamie ne peuvent plus atteindre les seizièmes de finale et en ont pleinement conscience. En revanche, décrocher une première victoire en Coupe du monde, après les défaites de 1986 et celles de 2026, représenterait un moment historique pour une nation passionnée de football qui attend ce retour sur la scène mondiale depuis plusieurs décennies.
Pronostic 1
VS ![]()
Plus de 2,5 buts
2.00
Pronostic 2
VS ![]()
Ismaïla Sarr buteur
2.10
Pronostic 3
VS ![]()
Victoire Sénégal + Plus de 2,5 buts
2.20
Confrontations directes
L’histoire entre les deux sélections tient en une seule ligne : une rencontre amicale disputée en 2006, remportée 2-1 par le Sénégal. C’est la seule fois que ces deux pays se sont affrontés sur un terrain de football depuis que leurs histoires sportives existent.
Les deux nations n’évoluent pas dans la même confédération et leurs chemins ne se sont jamais croisés en compétition officielle avant ce Mondial. Toronto, ce vendredi, constitue donc le premier face-à-face compétitif entre les Lions de la Téranga et les Lions de Mésopotamie. Le seul précédent penche pour le Sénégal, mais dans ce contexte inédit, les performances des dix derniers jours pèsent bien davantage que des souvenirs vieux de vingt ans.
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Actualités des équipes
La principale incertitude côté sénégalais concerne Édouard Mendy. Le portier de 32 ans, touché au genou avant cette rencontre, est listé comme incertain par les sources officielles. S’il ne peut pas tenir sa place, Mory Diaw est prêt à assumer le rôle de titulaire entre les perches : le gardien de formation est précisément dans le groupe pour ce type de situation.
Le reste de l’effectif est intact et en forme. Ismaïla Sarr, auteur d’un doublé contre la Norvège, est le joueur le plus en vue du tournoi pour le Sénégal. Sadio Mané, 34 ans et probablement à sa dernière Coupe du monde, porte ce groupe avec l’énergie de celui qui sait que ces moments ne se reproduiront pas. Nicolas Jackson, prêté par Chelsea au Bayern Munich, est disponible en pointe. En milieu de terrain, le double pivot formé par Idrissa Gana Gueye et Pape Gueye n’a pas démérité lors des deux premières sorties.
Composition probable du Sénégal (4-2-3-1) : Diaw – Diatta, Koulibaly, Niakhate, Diouf – Gana Gueye, Pape Gueye – Sarr, L. Camara, Mané – Jackson
Du côté irakien, l’absence potentielle d’Aymen Hussein pèse lourd. Le buteur de 30 ans, auteur du seul but irakien de ce Mondial face à la Norvège lors de la journée 1, avait ensuite quitté le terrain à la mi-temps de ce même match après un choc musculaire. Sa présence face au Sénégal est très incertaine. Si Hussein ne peut pas jouer, Graham Arnold devrait aligner Ali Al-Hamadi en attaque, le joueur de Luton Town qui offre une option différente : plus mobile que Hussein, moins dominant dans le jeu aérien.
Le capitaine Jalal Hassan, 35 ans et 100 capes à son actif avec les Lions de Mésopotamie, devrait être aligné dans les buts, même si Ahmed Basil Fadhil a disputé les deux premières rencontres. Zidane Iqbal, né à Manchester dans une famille irakienne et formé à l’académie de Manchester United, reste le joueur le plus technique du groupe d’Arnold et son animation offensive principale.
Composition probable de l’Irak (4-3-3) : Ahmed Basil – Tahseen, Hashem, H. Ali, Doski – Al-Ammari, Iqbal, Z. Ismael – Bayesh, Al-Hamadi, Qasem
Joueurs phares
Ismaïla Sarr est sans conteste le joueur sénégalais le plus tranchant de ce tournoi. Ses deux buts inscrits face à la Norvège ont confirmé l’état de grâce d’un ailier qui a réalisé une excellente saison à Crystal Palace. Avec une note FotMob de 7,38 et un xG de 1,47 en seulement deux rencontres, les chiffres illustrent ce que les images montraient déjà : il est la menace numéro un des Lions de la Téranga, et les défenseurs irakiens auront fort à faire pour contenir ses courses verticales côté droit.
Dans le camp adverse, Aymen Hussein est l’âme offensive d’une équipe peu dotée techniquement. Ses huit buts en qualification asiatique lui ont permis de porter l’Irak sur ses épaules jusqu’au tour intercontinental. Auteur du seul but irakien du Mondial face à la Norvège, son absence éventuelle prive les Lions de Mésopotamie de leur principal atout dans le dernier tiers. Son remplacement Ali Al-Hamadi est un profil intéressant, mais d’un registre différent.
Les entraîneurs
Pape Thiaw est bien plus qu’un sélectionneur pour le peuple sénégalais. Ancien attaquant de la génération dorée, il fait partie du groupe légendaire qui avait mis la planète à ses pieds lors de la Coupe du monde 2002, en battant notamment les champions du monde en titre français dès le premier match. Nommé à la tête de la sélection en décembre 2024, il a immédiatement prouvé sa valeur en guidant le Sénégal à travers une phase de qualification africaine parfaite : sept victoires, trois nuls, zéro défaite, 22 buts marqués et seulement trois encaissés.
Son approche repose sur une structure défensive solide en 4-2-3-1, des transitions rapides et l’utilisation des qualités athlétiques d’un groupe majoritairement composé de joueurs évoluant en Premier League. Ce troisième match place Thiaw face à un défi particulier : comment trouver l’équilibre entre attaquer suffisamment pour améliorer la différence de buts, indispensable pour espérer une qualification en tant que meilleur troisième, et éviter de prendre des risques défensifs face à une équipe capable de piquer en contre-attaque ?
Graham Arnold, lui, est un homme rompu aux grandes compétitions. L’Australien de 62 ans a conduit les Socceroos jusqu’aux huitièmes de finale à Qatar 2022, éliminant le Danemark avant de tomber face à l’Argentine de Messi. Après avoir quitté ce poste en 2024, il a accepté le défi irakien en mai 2025, au moment le plus critique de la campagne de qualification. En menant l’Irak jusqu’à la victoire décisive face à la Bolivie lors des barrages intercontinentaux, il est devenu l’un des rares entraîneurs à avoir conduit deux sélections différentes en Coupe du monde.
Arnold a bâti une équipe compacte et disciplinée, organisée pour défendre en bloc et souffrir collectivement. Mais face au Sénégal, avec la qualification hors de portée, il pourrait lâcher un peu les freins tactiques pour offrir à ses joueurs et à leurs supporters un dernier moment de plaisir dans ce tournoi.
Aperçu tactique
Le Sénégal s’appuie sur un 4-2-3-1 bien rodé, avec le double pivot Idrissa Gana Gueye – Pape Gueye comme base de récupération au milieu. Lamine Camara, entre les lignes, est le relais chargé de projeter le jeu vers l’avant, tandis que Sadio Mané évolue librement derrière Nicolas Jackson pour créer des décalages.
Dans le couloir droit, Ismaïla Sarr constitue l’arme principale. Sa vitesse de pointe et son sens du but en font un profil qui a déjà posé de sérieux problèmes aux latéraux irakiens depuis le début du tournoi. Amir Al-Ammari, pressenti dans un rôle de piston droit, devra fournir un énorme volume défensif pour contenir ses projections.
La principale fragilité sénégalaise reste la gestion des transitions après perte de balle. Face à la France et à la Norvège, certaines relances approximatives ont ouvert des espaces que des attaquants de haut niveau ont su exploiter. Contre une Irak qui cherchera à jouer en contre, notamment via la vivacité d’Ibrahim Bayesh ou d’Ali Al-Hamadi en pointe, Koulibaly et Niakhaté devront maintenir une concentration maximale.
L’Irak devrait évoluer dans un bloc bas en 4-3-3 ou 4-4-2 selon les phases, en resserrant l’axe pour orienter le jeu sénégalais vers les couloirs. Sa principale limite structurelle reste évidente : sans Aymen Hussein pour fixer les défenseurs et servir de point d’appui, l’équipe dispose de peu de solutions pour sortir proprement. Ses 0,20 xG cumulés par son meilleur attaquant en deux matchs illustrent ces difficultés offensives. Les coups de pied arrêtés, où Al-Ammari a délivré 15 passes décisives lors des qualifications asiatiques, demeurent leur principal levier pour espérer marquer.
Conseils de paris et pronostics
Le Sénégal est un favori écrasant dans les agences de paris : la victoire des Lions de la Téranga est proposée à 1,25, le nul à 6,50 et la victoire irakienne à 12,00. Sur le marché des buts, le plus de 2,5 ressort à 2,00 contre 1,83 pour le moins de 2,5. À 1,25 pour la victoire sénégalaise, l’intérêt financier est limité. Les marchés à explorer se trouvent ailleurs, là où la valeur est réelle compte tenu du contexte particulier de cette rencontre.
Plus de 2,5 buts — cote 2,00
C’est le marché le plus intéressant de la rencontre. L’Irak a concédé sept buts en deux matchs et a montré des failles défensives structurelles que le Sénégal, avec ses ailiers rapides et son attaquant de pointe, est idéalement placé pour exploiter. Les Lions de la Téranga ont besoin de marquer plusieurs buts pour améliorer leur différence de buts et rester dans la course aux meilleures troisièmes places. La pression offensive sera maximale dès le coup d’envoi.
Ismaïla Sarr buteur — cote 2,10
Deux buts en deux rencontres, une note FotMob de 7,38, et 1,47 xG accumulés sur le seul tournoi : Sarr est en état de grâce. Sa capacité à se projeter en profondeur côté droit et à arriver en retard dans la surface correspond exactement au profil qui a mis en difficulté les latéraux irakiens tout au long du groupe. La cote autour de 2,10 (variable selon les opérateurs) offre une valeur correcte pour un joueur sur une bonne série.
Victoire Sénégal + Plus de 2,5 buts — cote 1,56
Ce combiné offre un rapport risque/récompense plus convaincant. La logique du match pousse le Sénégal vers une victoire large : ils ont besoin de buts, leur adversaire n’a pas les ressources défensives pour tenir un résultat serré sur 90 minutes face à cet effectif.
- L’absence probable d’Aymen Hussein prive l’Irak de son seul vrai danger offensif.
- Le Sénégal doit impérativement améliorer sa différence de buts : les Lions joueront offensivement dès le coup d’envoi.
- Sept buts concédés en deux rencontres : la défense irakienne sera soumise à de fortes pressions dès les premières minutes.
- Ismaïla Sarr et Sadio Mané, motivés à ne pas quitter ce Mondial sans éclat, tirent l’équipe vers le haut.
- L’Irak n’a pas cadré un seul tir face à la France lors de la journée 2, signe d’un effectif à court de ressources offensives face au haut niveau.
- Le Sénégal a terminé sa campagne de qualification sans la moindre défaite, avec seulement trois buts concédés en dix rencontres : la discipline défensive est là quand l’équipe ne doit pas subir.