Real Madrid : les étonnantes similitudes entre l’été 2026 et le premier mercato 2010 de José Mourinho
José Mourinho est de retour au Real Madrid pour son deuxième passage et a eu droit à un début de mercato copieux. Il y a plusieurs similitudes avec sa première arrivée en 2010…
Jusqu’à présent, quatre renforts ont été annoncés : Bernardo Silva, Ibrahima Konaté, Denzel Dumfries et Marc Cucurella. Et ce n’est pas fini.
Un accord est imminent pour le transfert de Yan Diomandé, du RB Leipzig, l’un des ailiers les plus convoités du marché, et le club se montre également ouvert à la signature de Rodri (Manchester City). Cela porterait le total à six renforts et certainement plus de 200 millions d’euros investis.
Des montants supérieurs même à ce que les Merengues avaient dépensé lors de l’été 2010, lorsque Mourinho était arrivé dans la capitale espagnole pour son premier passage avec le même objectif qu’aujourd’hui : mettre fin à la domination du rival barcelonais.
🚨 Real Madrid's masterclass in squad building.
— kickoff (@Trollkickoff) July 27, 2026
💰 Spent: €175M+
• 🇪🇸 Marc Cucurella — €55M
• 🇳🇱 Denzel Dumfries — €20M
• 🇫🇷 Ibrahima Konaté — Free
• 🇵🇹 Bernardo Silva — Free
• 🇨🇮 Yan Diomandé — €100M+ (reported)
💰Generated from La Fábrica: €148M
• 🇦🇷 Nico Paz… pic.twitter.com/P41bHMFGw3
En 2010, le Real avait offert des renforts de poids à Mourinho
Il y a 16 ans, tandis que le Real Madrid semblait perdu, le FC Barcelone de Pep Guardiola enchantait le monde. Le club catalan avait remporté la Ligue des champions 2009, et allait également s’adjuger celle de 2011, et accumulait deux titres espagnols consécutifs, tout en formant l’ossature de la sélection espagnole championne du monde.
Le recrutement du technicien portugais, un antidote à Guardiola, s’était accompagné de noms pour remplir cette mission. Étaient arrivés les stars Angel Di María et Mesut Özil, ainsi que les besogneux Sami Khedira et Ricardo Carvalho, et les jeunes Pedro León et Sergio Canales, mais pour seulement 60 millions d’euros, soit environ 70 M€ actuelle s’il on tient compte de l’inflation.
C’était davantage un mercato d’ajustements, puisqu’un an plus tôt étaient arrivés des noms de tout premier plan comme Cristiano Ronaldo, Kaká, Karim Benzema et Xabi Alonso, inaugurant une nouvelle ère galactique pour un total cumulé de plus de 230 millions d’euros.
A l’époque, au terme de la première saison, Mourinho n’avait rien obtenu de plus qu’un titre en Coupe du Roi. En 2012, cependant, il avait remporté la Liga avec un record de points. La Ligue des champions ne vint pas, mais le Portugais avait restauré la confiance de l’équipe dans la compétition et pavé la route vers la conquête de 2014 sous la direction de Carlo Ancelotti.
/https%3A%2F%2Fmedia.topmercato.com%2Fmain%2F2026%2F05%2FNS-Image-Zoom-Email-TopMerc-France-2026-05-07T094519.824.jpg)
Le technicien merengue avait aussi eu le mérite de remporter la bataille psychologique contre Guardiola, qui avait quitté la Catalogne en 2012 en invoquant un épuisement total, en grande partie à cause de l’énergie dépensée dans les Clasicos contre le rival de la capitale.
16 ans plus tard, l’objectif est à nouveau de stopper le Barça
Le Real Madrid que Mourinho retrouve en 2026 n’est pas si éloigné de celui de 2010. L’équipe traverse une crise, sortant de l’une des pires saisons de son histoire : aucun titre, deux entraîneurs différents et des tensions entre les membres du vestiaire et le staff technique. L’Espagne est à nouveau championne du monde, cette fois avec une contribution madrilène encore plus réduite : jusqu’au recrutement de Cucurella, le Real Madrid ne comptait aucun joueur dans la sélection nationale, du jamais vu dans son histoire.
Le Barça, comme il y a 16 ans, sort de deux titres consécutifs en Liga portant la signature de son entraîneur, Hansi Flick. Le défi de l’Allemand a été immense, avec un effectif limité dans ses investissements et seulement six renforts, certains modestes : Pau Víctor, Dani Olmo, Wojciech Szczęsny, Joan García, Roony Bardghji, Marcus Rashford et João Cancelo, sur deux ans.
Désormais, le club catalan semble mieux positionné vis-à-vis du fair-play financier espagnol et a déjà investi 102 millions d’euros sur Anthony Gordon et Karim Adeyemi. Le montant pourrait encore augmenter avec un attaquant, Julian Alvarez étant toujours la cible rêvée, et un défenseur central.
Comme en 2010, ce sera une tâche immense qui attend José Mourinho au Santiago Bernabeu. D’autant plus si la contrepartie de l’arrivée de Diomandé devait être le départ de Vinicius Junior, le joueur le plus décisif dans les derniers titres du Real Madrid…