José Mourinho a remporté six de ses huit premiers matchs pour son retour au Real Madrid, exactement comme en 2010. Mais la comparaison révèle une différence majeure.

Seize ans après sa première expérience au Real Madrid, José Mourinho affiche presque le même rythme. Le Portugais avait remporté six de ses huit premiers matchs en 2010 et présente exactement le même bilan en 2026.

La ressemblance va même plus loin sur le plan offensif. Le Real actuel a déjà inscrit 20 buts, contre 15 à la même période lors du premier passage du Special One. Les similitudes entre les deux débuts de cycle étaient déjà nombreuses dès le mercato estival. Sur le terrain, une différence majeure apparaît pourtant.

Même nombre de victoires, cinq buts de plus

En 2010, Mourinho avait commencé son aventure madrilène par six victoires et deux nuls. Cette saison, le Real compte lui aussi six succès après huit rencontres, mais a déjà perdu face au Betis et à l’Atlético Madrid. Les Madrilènes ont donc pris 18 points sur 24 possibles, contre 20 lors de la séquence équivalente seize ans plus tôt.

Offensivement, le bilan est même supérieur. Les 20 buts déjà inscrits témoignent du potentiel d’un effectif largement remodelé durant l’été, malgré un Vinicius Junior encore loin de son meilleur rendement.

Neuf buts encaissés contre seulement deux en 2010

C’est derrière que la comparaison change totalement. Le premier Real de Mourinho n’avait concédé que deux buts lors de ses huit premiers matchs et avait gardé sa cage inviolée à six reprises. L’équipe actuelle a déjà encaissé neuf buts sur la même séquence. Cette fragilité rejoint les difficultés de maitrise observées depuis le début de saison au milieu de terrain, un secteur que le Real n’avait finalement pas renforcé comme Mourinho l’espérait durant l’été.

La différence avec 2010 est donc nette. À l’époque, Mourinho avait immédiatement installé une structure défensive très solide avant que son attaque ne monte progressivement en puissance. Son Real 2026 fonctionne pour l’instant à l’inverse : il marque davantage, gagne presque aussi souvent, mais laisse beaucoup plus de possibilités à ses adversaires.