Mercato OL : Pavel Sulc donne la raison principale qui a empêché son départ pour une belle somme
Pavel Sulc était sur le marché, cet été, mais le Tchèque n’a finalement pas quitté l’Olympique lyonnais. Une situation que l’offensif explique en interview.
Auteur d’une première saison remarquée avec l’OL – 15 buts et 10 passes décisives en 42 matchs -, le n°10, âgé de 25 ans, a suscité de nombreuses convoitises lors du dernier mercato estival. Mais, en vain, l’attaquant étant toujours au club, avec un contrat jusqu’en juin 2029.
Interrogé par un média de son pays, Seznam Zpravy, Pavel Sulc a confié ne pas avoir voulu aller à Wrexham AFC, un club de D2 anglaise qui aurait voulu mettre 40 M€ sur la table. Mais ce n’est pas tout.
La Juve a contacté l’OL pour Pavel Sulc
Comme confié par le joueur, la Juventus l’a approché lors du dernier mercato, et cette fois-ci, c’était plus séduisant :
“Quand la Juventus m’a appelé, j’étais un peu dans les vapes. Un grand club, une histoire fantastique, un stade magnifique, l’Italie, une forte présence tchèque… C’est exactement ce qui plaisait à ma copine Natali et moi. Si les deux clubs étaient d’accord, je n’aurais certainement pas été contre. Mais l’offre n’était pas assez intéressante, alors c’est tombé à l’eau.”
Une situation qui s’est répétée durant tout l’été, et que Pavel Sulc explique par une raison en particulier :
“Des clubs se sont manifestés, mais au final, ils ne sont pas parvenus à trouver un accord financier avec Lyon. À chaque fois, le club intéressé estimait que le montant demandé pour mon transfert était trop élevé et ne souhaitait pas payer autant pour moi. Je ne suis plus un jeune espoir de 20 ans. Et je ne voudrais pas que cela soit mal interprété, mais je pense que si j’avais un passeport portugais ou français, je me vendrais probablement plus facilement.”
Pavel Sulc (OL), pas aidé par sa nationalité ?
L’argument avancé par l’international tchèque est-il pertinent ? A priori, oui. Pour prendre le mercato 2026 comme exemple, s’il y a des exceptions remarquables – Yan Diomandé au Real Madrid pour 140 M€ -, il faut attendre le 50e transfert le plus cher de l’été – le Danois Morten Hjulmand du Sporting à l’Atlético pour 40 M€ -, pour avoir un deal avec un joueur qui n’est pas d’une nation dominante du football, et sans un club de PL impliqué – en Angleterre, les prix sont gonflés artificiellement.
La nationalité d’un joueur a toujours compté dans la perception des clubs à son égard : le cas Khvicha Kvaratskhelia est parlant, puisque Willy Sagnol, tout juste licencié du banc de la Géorgie, avait indiqué il y a quelques années avoir soufflé le nom de l’ailier de 25 ans à des clubs français, avant son transfert à Naples, mais sans que cela se concrétise, principalement à cause de sa nationalité selon l’entraîneur. Pavel Sulc oublie Wrexham AFC – mais c’est un club anglais… – en disant cela, mais son raisonnement peut effectivement se tenir.