Alors que le FC Nantes pourrait être vendu dans les prochaines semaines, quelques exemples de ventes qui ont tourné au fiasco doivent interroger sur la suite pour les Canaris.

Le chiffre de 100 M€ est évoqué pour la vente du FC Nantes de Waldemar Kita, ce qui rappelle d’autres ventes onéreuses du football français, par le passé. Cela rappelle, surtout, qu’après l’espoir chez les supporters peut venir la douche froide. Voici 4 exemples qui permettent de ne pas être exagérément enthousiaste autour de la vente du e de Ligue 2, alors que, d’ailleurs, des précédents indiquent que la vente pourrait finalement échouer.

Girondins de Bordeaux, la dernière victime de Gérard Lopez

Pourquoi ne pas commencer par le pire exemple ? Le club au scapulaire vit l’enfer depuis que l’homme d’affaires Gérard Lopez (54 ans) a mis la main dessus, en 2021. Si un doute entourait déjà l’Hispano-luxembourgeois après son passage au LOSC, ce dernier venait à la suite de GACP et King Street, et il était difficile de penser que l’intéresse puisse faire pire. Grosse erreur : la situation ne s’est pas améliorée. Malgré l’espoir d’un nouveau souffle, la gestion de Gérard Lopez tourne à la catastrophe sportive et institutionnelle, menant les Girondins de Bordeaux au dépôt de bilan, à la perte du statut professionnel et à une descente ininterrompue dans les divisions amateurs.

Valenciennes, les ambitions plombées par le sportif

En 2023, Sport Republic, financé par un milliardaire, Dragan Solak, acquiert Valenciennes. L’ambition est d’en faire un club tremplin en Ligue 2, en s’appuyant sur un réseau international multi-clubs : Sport Republic détient alors Southampton et Goztepe. Mais la déchéance arrive rapidement. Sportivement, dès la première saison, le VAFC est… relégué en National. Et la formation tricolore s’y trouve toujours, avec une saison qui est mal partie : le club est actuellement 14e du classement.

RC Lens, une période sombre entre 2013 et 2016

Si les Sang et or vont actuellement très bien sous la direction de l’homme d’affaires, Joseph Oughourlian, avec une 2e place en L1 la saison passée, le RC Lens a vécu une période cauchemardesque sous la houlette de l’Azerbaïdjanais Hafiz Mammadov. En 2013, ce dernier sauve le club français de la banqueroute, avec 20 M€, et donne l’espoir d’un avenir meilleur. Que nenni.

Lors de sa première année, Lens parvient à monter en L1, mais la DNCG a des doutes et Hafiz Mammadov n’offre pas assez de garanties financières. Finalement, le RCL monte, mais termine dernier du classement de L1, et l’investisseur, progressivement, se désinvestit financièrement, avant de céder la formation nordiste à la direction actuelle, pour… 600 000 euros seulement.

OL, presque coulé par John Textor

Jean-Michel Aulas a construit un très grand club français, avec l’OL, mais a plutôt raté sa sortie : outre les années sportives moins intéressantes dans les années 2010, l’homme d’affaires de 77 ans a bien vendu le club, financièrement – 800 M€ environ -, mais à un consortium mené par John Textor. Or, l’Américain a fait beaucoup de choses avec Lyon, et souvent n’importe quoi.

Entre les transferts farfelues avec Nottingham Forest – dont Orel Mangala pour 35,1 M€ -, John Textor a surtout procédé à des transferts fantômes avec le club brésilien de Botafogo. Finalement, la DNCG s’en mêle, et l’Olympique lyonnais est menacé de relégation en L2 par deux fois, à cause de la santé financière préoccupante du club tricolore. Désormais, ça va un peu mieux, grâce à Michelle Kang. Mais l’OL n’est pas passé loin de la catastrophe : gare à ce que Nantes ne vive pas de telles déconvenues en cas de vente, bientôt.