Mercato OL : Maciel, l’anti-Cahuzac et l’intérimaire parfait avant l’arrivée du futur n°1 Vicens
Après le départ inattendu de Paulo Fonseca du côté du Sporting CP, l’OL est dirigé par Jorge Maciel. L’ancien adjoint a pris du galon, provisoirement, mais n’envisage pas de faire de l’ombre au futur n°1.
L’Olympique Lyonnais s’apprête à tourner une nouvelle page avec l’arrivée de Carlos Vicens pour succéder à Paulo Fonseca. Mais le technicien espagnol pourrait déjà bénéficier d’un avantage non négligeable : la présence de Jorge Maciel dans son futur staff. À l’inverse de ce qui s’est passé à Lens avec Yannick Cahuzac, le Portugais ne semble nourrir aucune ambition personnelle pour le poste d’entraîneur principal. Une situation qui pourrait faciliter la prise de fonctions du futur coach de l’OL.
Maciel, un adjoint qui ne cherche pas à devenir numéro 1 à l’OL
Dans un contexte de changement d’entraîneur, la gestion du staff est souvent aussi importante que le choix du successeur. À Lyon, Jorge Maciel a justement envoyé des signaux rassurants. Propulsé sur le banc après le départ de Paulo Fonseca, l’intérimaire sait que son rôle est provisoire, et l’intéressé ne cherche visiblement pas à prolonger l’expérience, comme évoqué en conférence de presse :
“Quand Paulo (Fonseca) est parti, on a évoqué cette question. Je ne suis pas l’adjoint qui se dit que dans deux, trois ans, il veut grimper à l’échelon au-dessus. (…) Je préfère être adjoint à ce niveau plutôt qu’entraîneur principal dans une équipe où l’on n’a pas beaucoup de maîtrise, où l’on ne prend pas de plaisir. Ce que je sais, c’est que le plus possible, j’irai là où je pourrai être moi-même.”
Jorge Maciel a même fortement apprécié que l’OL évoque une prolongation :
“Le club est venu vers moi pour mon renouvellement de contrat. J’ai beaucoup apprécié. Je me sens considéré. En fin de saison dernière, je n’étais pas non plus allé voir mes dirigeants. Et ça s’est très bien passé. J’ai appris beaucoup. Un nouveau staff va arriver. Je suis là pour aider le club et y faire mon travail.“
Pour Carlos Vicens, cette situation est plutôt encourageante. Bientôt à Lyon, le technicien espagnol devrait pouvoir s’appuyer sur un homme qui connaît déjà parfaitement l’environnement du club. Présent depuis l’été 2024, Jorge Maciel a travaillé avec Pierre Sage puis Paulo Fonseca. Il connaît une bonne partie de l’effectif, les habitudes du centre d’entraînement et les exigences de l’institution : sa présence peut donc faciliter l’intégration du nouvel entraîneur, sans chercher à lui imposer sa propre vision du projet.
Cahuzac à Lens, le contre-exemple qui donne à réfléchir
Le contre-exemple parfait se situe du côté du RC Lens. Après le licenciement précipité de Dino Toppmöller, le RC Lens a choisi de confier les commandes à son adjoint Yannick Cahuzac. Un choix assumé par le directeur sportif Jean-Louis Leca, mais qui a suscité plusieurs interrogations : le coach est un ami du DS, et sa promotion express était plus ou moins annoncée dès la deuxième partie de saison dernière, alors que son arrivée n’a été effective que cet été. Sa présence dans le staff de Dino Toppmöller n’a pas de lien avec le départ de l’Autrichien, a priori, mais son ambition, qui a rapidement été satisfaite, interroge.
D’autant que les résultats ne suivent pas forcément : la défaite historique contre Côme (1-9), en Ligue des champions, a mis en lumière les difficultés de l’équipe sous ses ordres. Il ne s’agit évidemment pas de rendre Yannick Cahuzac responsable de tous les problèmes du RC Lens, ni de comparer directement deux effectifs et deux contextes différents. Mais cette succession rappelle qu’un adjoint propulsé numéro 1 doit rapidement endosser une responsabilité autrement plus lourde, avec une exposition et des attentes considérables.
À Lyon, le scénario est beaucoup plus confortable sur le papier : Jorge Maciel assure la transition, connaît les joueurs et semble parfaitement disposé à retrouver son rôle initial. Carlos Vicens n’aura donc pas à composer avec un adjoint susceptible de convoiter sa place. Un détail ? Pas forcément dans un club qui a déjà connu plusieurs changements d’entraîneur en peu de temps.