Exclu TM, Agüero : “devenir le meilleur joueur” (2/2)

Après une première partie d’interview où il a surtout parlé de Manchester City, Sergio Agüero a accepté de s’exprimer au sujet de son cas personnel. Suite de l’entretien.

Sergio Agüero

D’un point de vue personnel, vous n’avez pas l’air d’avoir eu trop de difficultés à effectuer la transition entre la Liga et la Premier League. Lors de votre arrivée à l’Atletico par exemple, vous aviez eu besoin de plusieurs mois pour vous adapter. Pouvez-vous nous en parler ?

La transition s’est faite de la meilleure manière possible. Au début, il m’a fallu du temps pour prendre mes marques avec mes nouveaux coéquipiers et pour m’adapter aux habitudes du club. J’ai eu la chance de ne pas avoir attendu longtemps pour marquer mes premiers buts (ndlr : un doublé face à Swansea lors de la première journée de championnat), ce qui m’a permis de me mettre en confiance dès le début de la saison. Je connaissais déjà le jeu pratiqué en Angleterre par le biais des matches que j’avais disputé avec l’Atletico en Coupe d’Europe. Le jeu est plus physique qu’en Espagne, mais ça me convient (sourire).

Qu’en est-il au niveau de votre positionnement ? Vous semblez avoir plus de liberté sur le terrain que lors de vos saisons à l’Atletico…

Le coach me demande d’utiliser mes qualités techniques en occupant plusieurs postes sur le front de l’attaque. Je touche plus de ballon, je décroche plus que lorsque je jouais à l’Atletico par exemple, et je suis également plus souvent amené à partir des ailes pour entrer dans la surface. À Madrid, j’évoluais plus dans un rôle d’attaquant de pointe.

Avec vous, Lionel Messi, Carlos Tevez, Diego Milito, et Gonzalo Higuain, l’équipe d’Argentine possède une multitude de talents offensifs mais n’arrive toujours pas à briller lors des compétitions internationales. Quel regard portez-vous sur ces échecs successifs de la sélection nationale?

C’est vrai que nous n’avons pas réussi de belles prestations lors des dernières compétitions internationales. Nous avons beaucoup de joueurs de talent, mais nous n’avons toujours pas décroché le moindre titre. Je garde encore à l’esprit l’élimination lors de la dernière Copa America (ndlr : face à l’Uruguay aux tirs aux buts). Il m’a fallu plusieurs jours pour digérer cet échec. Cela aurait été tellement beau de remporter ce tournoi à domicile… (soupir). Mais je suis convaincu que nous allons gagner un trophée majeur à l’avenir. Il ne nous reste qu’à continuer de travailler très dur.

Vous avez débuté votre carrière professionnelle à l’âge de quinze ans à Independiente. Vous effectuez donc, à seulement 23 ans, votre huitième saison au plus haut niveau. Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

J’ai tellement de rêves à réaliser avant de finir ma carrière (sourire). J’aimerais gagner un maximum de trophées possible. Des championnats, des ligues des champions, et surtout une coupe du monde avec l’Argentine. Cela serait tellement énorme. J’ai également des objectifs en terme de jeu. Il faut que je travaille encore mon jeu de tête et mon replacement défensif par exemple. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre pour réaliser mon rêve ultime : devenir le meilleur joueur du monde.