Lorient coule l’OM
L’Olympique de Marseille a signé un treizième match sans victoire consécutif en championnat en allant s’incliner à Lorient (2-1), ce vendredi, lors de la 34e journée de Ligue 1. Mvuemba (41e) et Monnet-Paquet (53e) ont offert un précieux succès aux Merlus dans la course au maintien. Malgré la réduction de l’écart de Valbuena (77e), les Marseillais, une fois encore décevants, restent englués à une indigne 10e place.
Présent dans les tribunes du Moustoir, Vincent Labrune n’a pas vraiment dû apprécier la prestation de l’Olympique de Marseille à Lorient. Le président phocéen doit se demander comment cette équipe peut continuer à creuser alors que chaque semaine on pense qu’elle a atteint le fond. Elle a prouvé le contraire dans le Morbilhan, avec ce treizième match sans victoire en championnat. Un record dans l’histoire du club dont se serait bien passé Didier Deschamps. Mais comment pourrait-il en être autrement à la vue de la nouvelle pâle prestation délivrée par ses joueurs ‘ Surtout qu’en face, Lorient a retenu les erreurs de sa dernière sortie à Lyon et a su profiter des difficultés actuelles de son visiteur du jour pour prendre un bon bol d’air en vue du maintien.
Comme à Gerland dimanche, les Merlus ont compté un avantage de deux buts, qu’ils ont su cette fois conserver. Ils ont tout d’abord bénéficié d’un coup de main de Morel, un ancien de la maison, qui concédait un penalty après avoir fauché Campbell. Mvuemba ne tremblait pas pour tromper Mandanda juste avant la pause, alors que les locaux ne s’étaient pas vraiment montrés dangereux jusqu’alors (41e, 1-0). Puis le buteur se muait en passeur au retour des vestiaires, en délivrant un centre parfait pour Monnet-Paquet sur un contre. Ce dernier ne se faisait pas prier pour doubler la mise (2-0, 53e). Une double punition loin d’être illogique, tant l’OM présentait les caractéristiques d’une équipe encore malade, entre nervosité, à l’image d’un Jordan Ayew titulaire et qui ne ratait pas une occasion pour créer un attroupement, manque de sérénité derrière et une inspiration proche du néant au niveau offensif.
Un réveil tardif
Les rares tentatives des attaquants marseillais n’étaient ainsi pas cadrées, comme celles de Brandao (8e et 20e) ou J. Ayew (27e). Deschamps pourra toujours regretter un penalty oublié sur une main de Le Lan (61e) et surtout le réveil tardif de son équipe. Il aura fallu attendre le dernier quart d’heure pour que les Phocéens sortent la tête de l’eau. Valbuena réduisait ainsi l’écart sur une frappe croisée à l’entrée de la surface, suite à un bon travail de Rémy, entré en jeu quelques minutes auparavant (77e, 2-1). Une fois encore titulaire, Gignac se montrait quant à lui moins heureux sur ses tentatives et trouvait à chaque fois sur sa route Chaigneau, le troisième gardien des Merlus appelé à être titulaire en cette fin de saison (75e et 89e). Un manque d’efficacité qui ne faisait pas les affaires des siens…
Vincent Labrune pouvait faire la moue en tribune. Cette nouvelle contre-performance ne permet pas à l’OM, toujours 10e, de décoller au classement. Marseille pourrait même se retrouver dans la deuxième partie du tableau si Nancy venait à prendre un point dimanche devant Caen… Un triste constat qui fera bien sourire Lorient, qui revient à trois points de sa victime du jour. Surtout, les Merlus, 12e, font un énorme pas vers le maintien. Ils comptent provisoirement cinq points d’avance sur la zone rouge à quatre matches du terme de la saison. Une fin de s’annonce qui s’annonce encore bien longue pour l’OM, qui aura tout le loisir d’étendre sa période de disette…
Frédéric Sergeur