L’excellent début de saison d’André-Pierre Gignac avec l’OM n’est pas passé inaperçu aux yeux du sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps. Ce dernier a assuré, dans un entretien à Sport & Forme que Gignac (16 capes) est un joueur “sélectionnable”.

André-Pierre Gignac

Gignac, la surprise du 4 octobre ?

A moins d’un mois du choc entre l’Espagne et la France dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, André-Pierre Gignac a reçu un sacré clin d’oeil de son ancien coach, aujourd’hui sélectionneur national, Didier Deschamps. Auteur d’une entame de saison plus que satisfaisante sous le maillot de l’Olympique de Marseille (5 buts inscrits en 10 matches disputés toutes compétitions confondues), l’ancien toulousain affiche une forme étincelante après des mois entravés par des pépins physiques à répétition. “A l’OM, il avait subi deux opérations au pubis. Son corps ne lui permettait pas de faire son métier comme il le souhaitait”, se souvient Didier Deschamps.

Homme de confiance du successeur de “La Dèche” à l’OM, Elie Baup, André-Pierre Gignac regagne de la confiance au fur et à mesure des matches comme en témoigne son ratio de tirs [7 en moyenne par match, ndlr.], qui en fait le joueur qui tente le plus en Ligue 1. “Il (Gignac) est sélectionnable à partir du moment où il enchaîne les performances. Je n’ai pas de liste de non-sélectionnables”, a confirmé pour sa part Deschamps. Et les matches, “Dédé” Gignac les enchaîne. Ainsi, outre le championnat de France, l’avant-centre, qui n’a plus connu la sélection depuis près de deux ans, a occupé la pointe de l’attaque phocéenne lors des absences de Loïc Rémy en Ligue Europa.

Deschamps-Gignac, l’amour vache

Aujourd’hui qualifié de “sélectionnable”, André-Pierre Gignac n’a pas toujours entretenu de bonnes relations avec Didier Deschamps lorsque ce dernier entraînait l’OM. Ainsi, à l’été 2010, Gignac débarquait sur la Canebière sans le réel consentement de l’entraîneur en place. Pour beaucoup, Gignac est avant tout le choix du directeur sportif, José Anigo, avec lequel l’ancien capitaine des Bleus avait une relation vraiment mauvaise. Dès lors, la première saison du natif de Martigues était mi-figue, mi-raisin, avec seulement 8 buts en 30 matches de Ligue 1.

Lors de l’exercice suivant, les deux hommes ne s’adressaient quasiment plus la parole. De son côté, Gignac partait même au clash avec Deschamps en novembre dernier. Entre blessures et sautes d’humeur, “Dédé” réalise un exercice 2011-2012 décevant (1 but en 21 matches de Ligue 1). En fin de saison dernière, la relation s’est améliorée comme en a témoigné un pari perdu par Deschamps, qui a dès lors confié le brassard de capitaine à Gignac. Le “je t’aime, moi non plus” entre les deux “DD” va t-il se poursuivre à l’échelle internationale ? Pour l’heure, Gignac reste à la disposition du sélectionneur, au même titre que Benzema, Giroud ou encore Gomis, qui ne trouvent que trop rarement le chemin des filets adverses avec les Bleus ces derniers mois. Hypothèse à suivre donc.