Pour le moment, Fernando Llorente rame vraiment à la Juventus afin de d'imposer durablement au sein du onze titulaire. A vrai dire, l'attaquant espagnol doit composer avec plusieurs paramètres qui ne facilitent pas les choses…

Fernando Llorente

Un départ mouvementé l'été dernier. Au début de l'année, Fernando Llorente a décidé de donner son accord aux dirigeants de la Juventus Turin en vue de cette saison 2013/2014. Pris en grippe par les dirigeants, l'entraîneur mais aussi les fans de l'Athletic Bilbao, “El Rey León” a préféré tenter sa chance de l'autre côté des Alpes. Du coup, il a quitté les Leones par la petite porte alors qu'il était, dans le passé, la superstar incontournable de l'équipe. Avec le recul, le goleador espagnol a encore du mal à digérer cet épisode noir de sa carrière. “Même aujourd'hui, je ne comprends pas. L'Athletic Bilbao est un club qui ne peut pas laisser partir ses meilleurs joueurs. C'est l'explication que je donne”, a-t-il lâché dans les colonnes du journal As.

Fernando Llorente considère donc que les décideurs de l'Athletic Bilbao ont tout fait pour le retenir, afin de ne pas perdre la face auprès des socios suite au départ de Javier Martinez au Bayern Munich durant l'été 2012, et que sa volonté affichée de partir a mis le feu aux poudres. “Ils auraient pu obtenir ce qu'ils voulaient (sur le plan financier) pour moi. Ils auraient mieux fait de me vendre l'année dernière plutôt que de me laisser partir gratuitement (il était en fin de contrat en juin 2013). Je ne comprends pas…”, a-t-il souligné. Après être revenu sur ce moment délicat, “El Rey León” a évoqué son adaptation à la Juventus qui a été bien plus délicate que prévue puisqu'il a souvent ciré le banc en début de saison.

Une préparation estivale corsée

Le joueur âgé de 28 ans juge que les méthodes d'entraînements appliquées en Italie sont vraiment difficiles à encaisser sur le plan physique. “Nous travaillons différemment. Je ne savais même pas qu'il y avait de telles machines qui existaient… Il y a aussi des exercices explosifs qui vous épuisent. Les entraînements sont plus exigeants. C'est barbare et la charge de travail est brutale”, a-t-il confié. Par ailleurs, Fernando Llorente a ajouté qu'il a également eu besoin “d'un temps d'adaptation” pour comprendre les exigences tactiques d'Antonio Conte. Pour le moment, le natif d'Iruñea a seulement marqué 1 but en 6 matches et donc son rendement n'est pas suffisant. Du coup, Fernando Llorente craint énormément de perdre sa place en équipe nationale d'Espagne si la situation perdure.

“Cela me stresse… Je n'y pense pas encore trop (au Mondial) mais il n'est pas loin. Tout dépendra des derniers mois, de ce que je serais capable de faire ici. Si je fais des bonnes choses, je ferai partie des options (du sélectionneur Vicente Del Bosque)”, a-t-il justement expliqué. Histoire de se relancer, l'artilleur pourrait lâcher la main de la Vieille Dame et rentrer, par exemple, en Espagne. Le Real Madrid continuerait de lui faire les yeux doux et pourrait tenter de le rapatrier via un prêt avec une option d'achat. “Il y a eu un intérêt réel. Rien n'en est sorti. Au début, c'était difficile de quitter l'Athletic Bilbao. Puis la Juve est venue et m'a donné confiance.” A Madrid, Fernando Llorente serait le concurrent direct de Karim Benzema ou encore d'Alvaro Morata pour être titulaire. Mais nous n'en sommes pas encore là et pour l'heure, “El Rey León” croit toujours qu'il va finir par enfiler les buts comme des perles à la Juve.