Interrogé au sujet de plusieurs de ses cadres en sélection, Cesare Prandelli a tenu à rendre hommage à deux joueurs vraiment indispensables à ses yeux. Le sélectionneur de l'Italie est ensuite revenu sur le cas Mario Balotelli (23 ans) avant d'évoquer la rivalité avec l'Espagne.

A la tête de la Squadra Azzurra depuis près de quatre ans, Cesare Prandelli est toujours aussi respecté en Italie malgré quelques réticences au moment de sa nomination après le Mondial en Afrique du Sud. Dans un entretien à retrouver sur le site officiel de la FIFA ce mercredi, l'ancien coach de la Fiorentina a d'abord salué le professionnalisme de son capitaine Gianluigi Buffon. “Il est très facile et très simple de parler de Gigi, car c'est le capitaine et la référence pour nous tous. Il nous apporte tranquillité et motivation et surtout, il nous fait comprendre l'importance du maillot de l'Italie. Quand un joueur arrive en sélection, il n'a pas besoin d'entendre un long discours. Il n'a qu'à observer Gigi et faire comme lui“, a confié le sélectionneur italien.

Prandelli a également encensé le milieu de terrain de la Juventus Turin Andrea Pirlo. “C'est un très grand, la classe et l'intelligence pures. Dans n'importe quelle zone du terrain, il est capable de construire une action. En plus, il a beaucoup de charisme, même s'il parle peu. Il réussit la prouesse d'être un grand leader, mais de façon silencieuse“, s'est félicité le coach italien, qui se montre en revanche plus mesuré concernant Mario Balotelli. “Il possède le potentiel pour devenir un très grand joueur. Cela dit, pour cela, il doit acquérir le sérieux et l'équilibre qui lui permettront de démontrer ce potentiel. Au cours de ces derniers mois, de ces dernières années mêmes, il a perdu beaucoup d'énergie dans des choses futiles. Les grands champions ne font pas ça“, a-t-il rappelé.

Après avoir vanté la nouvelle génération de joueurs italiens, citant notamment Lorenzo Insigne, Alessandro Florenzi, Marco Verratti ou encore Mattia Destro, Prandelli a conclu cet entretien en donnant son sentiment concernant la sélection espagnole. “Ces dernières années, nous avons souvent joué contre eux. Chacune de ces rencontres a eu un scénario différent des autres. Cela dit, la demi-finale de la Coupe des Confédérations nous a fait comprendre que l'Espagne n'était pas imbattable, qu'elle avait des points faibles. Dans ce match, nous avons su explorer ses limites. Cela n'enlève rien au fait qu'il s'agit d'une grande sélection, riche d'histoire, de charisme et de technique“, a confié le sélectionneur de la Squadra Azzurra.