Il y aura deux clubs de Madrid en demi-finales de la Ligue des champions. A la faveur de leur victoire au Stade Vicente-Calderon contre le Barça (1-0, 1-1 à l’aller), les hommes de Diego Simeone accèdent au dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Et c’est totalement mérité.

Le FC Barcelone n’ira pas en demi-finales de la Ligue des champions pour la 7e année consécutive. Défaits au Stade Vincente-Calderon (1-0), les hommes de Gerardo Martino ont payé leur incapacité à faire la différence au Camp Nou lors du match aller (1-1). Une qualification totalement méritée pour les Colchoneros. Après 17 minutes de jeu, les coéquipiers de Diego Godin avaient touché les montants à trois reprises et marqué un but. Totalement dépassé par la furia Colchoneros, le Barça n’a jamais réussi à se montrer vraiment dangereux, si ce n’est en début de seconde période.

Après seulement 4 minutes de jeu, Raul Garcia allumait la première mèche d’une frappe qui passait de peu au-dessus de la barre transversale (4e). Dans la foulée, superbement lancé, Adrian touchait la barre transversale de Pinto. L’action se poursuivait et le même Adrian servait de la tête Koke, laissé seul au deuxième poteau et qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (1-0, 6e). Mais les hommes de Diego Simeone ne voulaient pas en rester là et tentaient par tous les moyens de faire le break. David Villa, l’ancien de la maison catalane, n’était d’ailleurs pas loin d’y parvenir, mais touchait le poteau (10e) et la barre transversale (17e).

Vicente Calderon était en feu

Le FC Barcelone ne parvenait pas, ou presque, à répondre aux attaques des locaux. Seul Lionel Messi de la tête inquiétait Thibault Courtois en première période (13e), mais sa tentative passait de peu à côté. La “Pulga”, à l’image de son équipe, s’est d’ailleurs montrée d’une grande discrétion tout au long de la rencontre. Seul Neymar au retour des vestiaires (49e) et en fin de match (78e) parvenait à faire trembler Thibault Courtois, qui pour sa seule intervention de la partie, s’est montré impérial. Il manquait quelque chose mercredi soir aux Catalans, un peu de vitesse de jeu, de folie, de prise de risques. Gerardo Martino va désormais devoir s’expliquer devant les socios et sa direction et cela ne sera pas facile.

D’autant que durant toute la deuxième période, on a été bien plus proche du 2-0 que du 1-1. Diego (65e) puis Gabi (70e) avaient la balle de match au bout du pied. Mais comme face à Rodriguez en fin de match (90e), Pinto justifiait sa place de titulaire dans les buts. Durant toute la rencontre et au coup de sifflet final, le Stade Vicente-Calderon a été en fusion complète pour ses joueurs qui l’avaient bien mérité. A défaut d’être esthétiquement joli à voir jouer, l’Atletico Madrid fait preuve d’un don de soi rarement vu ces dernières années sur les pelouses de football. Comme quoi, parfois, le football n’est pas qu’une question de technique.