La Belgique s'apprête à s'affronter les États-Unis en 8es de finale de la Coupe du monde (22h). Dans l'antre de l'Arena Fonte Nova, les Diables vont tout donner afin de se hisser en quarts de finale. Histoire, bien sûr, de redorer leur blason sur la grande scène internationale.

Eden Hazard

Une année bénie. Dans l'histoire du foot belge, la date du 25 juin 1986 est cerclée à tout jamais de rouge. Il faut dire que les Diables Rouges avaient réussi un exploit retentissant en se hissant jusqu'en demi-finales. Ils s'étaient inclinés face au futur vainqueur de l'épreuve, autrement dit l'Argentine (0-2), à cause d'un double signé Diego Maradona qui avait été flamboyant durant ce Mondial. Depuis ce parcours remarquable, les Belges n'ont pas réussi à reproduire le même type de performances. En 2006 et 2010, ils ont même manqué à l'appel en ne réussissant pas à se qualifier pour la Coupe du monde en Allemagne puis celle en Afrique du Sud.

Heureusement pour eux, les Belges peuvent désormais s'appuyer sur un effectif vraiment solide à tous les niveaux (Courtois, Kompany, Fellaini, Hazard, Lukaku…) et sur un sélectionneur, Marc Wilmots, qui n'hésite pas à resserrer les boulons lorsque ça va mal. Parachutés dans un Groupe H à leur portée, sur le papier évidemment, ils ont battu l'Algérie (2-1), la Russie (2-1) puis la Corée du Sud (1-0). A défaut d'être flamboyants, les Diables Rouges ont fait preuve d'une efficacité offensive remarquable (4 buts inscrits) mais aussi d'une rigueur défensive impressionnante (1 seul but encaissé). Actuellement, ils possèdent carrément l'arrière-garde la plus imperméable du tournoi ! Les Américains se demandent certainement, dans un coin de leur tête, comment ils vont pouvoir trouver l'ouverture à une voire deux reprises afin de prendre l'avantage.

Les “Stars and Stripes” compteront, une fois encore, sur leurs qualités athlétiques qui ressortent nettement après une préparation très minutieuse orchestrée par le sélectionneur Jürgen Klinsmann. La star de cette équipe est, en l'absence de Landon Donovan (écarté par le technicien allemand, ndlr), l'attaquant Clint Dempsey (31 ans). Ses deux buts marqués dans le Groupe G l'attestent. Sans lui, les USA n'auraient, sans doute, pas pu sortir indemnes de ce premier tour (2e place, 4 points tout comme le Ghana). Cet affrontement Belgique – États-Unis pourrait donner lieu à une rencontre assez cadenassée dans la mesure où les deux formations s'appuient sur un bloc compact et prudent.