OM : la statistique catastrophique de Lodi face au Pana

Sur la pelouse du Panathinaïkos, Marcelino avait décidé d’aligner pas moins de cinq recrues au coup d’envoi du match aller, perdu par l’Olympique de Marseille (1-0).

Le technicien espagnol l’a rappelé après la rencontre pour expliquer la piètre performance de ses joueurs en Grèce : l’OM est encore en rodage : “On est en construction, on a eu très peu de temps pour travailler. Ce n'est pas une excuse, mais c'est la réalité“, a-t-il notamment expliqué en zone mixte. Suffisant pour expliquer la prestation de ses hommes sur la pelouse du stade Apostolos Nikolaidis ?

Interrogé par nos confrères de L’Équipe, l’ancien gardien de l’OM, Jérôme Alonzo a pointé du doigt le manque d’agressivité et d’intensité mis par les joueurs olympiens : “Dans le combat, quelle que soit la préparation, quel que soit l’adversaire, tu dois faire mieux, estime l’ancien gardien. Dans la première demi-heure, il fallait imposer autre chose physiquement, plus d’implication, et ne pas les laisser prendre confiance. Là, l’OM a laissé croire au Pana’ que c’était possible. Dans ce contexte, il fallait mettre de l’impact et les Marseillais en ont manqué.

Moins de 33% de possession et très peu de duels gagnés

Lorsque l’on s’intéresse de plus près aux statistiques, il est difficile de donner tort au consultant. Pour la première fois depuis 2020, l’OM a terminé une rencontre avec moins de 33% de possession de balle et n’a cadré qu’une seule frappe. Signe que les Phocéens ont manqué d’agressivité : leur pourcentage de duels gagnés, notamment chez les défenseurs.

Positionné latéral, la recrue Renan Lodi, auteur d’un match très moyen n’a tout simplement remporté aucun duel en 90 minutes. Une statistique pas loin d’être insolite à ce niveau, mais très parlante. Les hommes de Marcelino se sont fait manger dans le combat et devront montrer un tout autre visage devant leur public pour inverser la tendance.

Le match retour au stade Vélodrome aura lieu ce mardi, à 21h00.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.