Le choc face au Barça, sa situation au PSG, la comparaison avec Buffon… Sirigu dit tout !
A quelques heures d’affronter le FC Barcelone en Ligue des champions, Salvatore Sirigu s’est confié dans les colonnes de L’Equipe. Le gardien de but italien évoque cette affiche décisive pour la première place du groupe F et s’exprime également sur sa situation avec le PSG.

Sans doute parce que le PSG est déjà assuré de disputer les huitièmes de finale, Salvatore Sirigu ne veut pas se mettre de pression avant de défier le Barça au Camp Nou. “Je vis les choses tranquillement, en fait. Rien d’exceptionnel, lance le dernier rempart parisien à L’Equipe. On est un peu plus libérés parce que les deux équipes sont qualifiées, mais l’envie de terminer premier reste immense. Il faut aller chercher la motivation quand elle vient à manquer. Mais, face au Barça, ce n’est pas un problème. C’est le genre de match que tout le monde rêve de jouer. Le genre d’affiche qui peut rentrer dans l’histoire parce que c’est la Ligue des champions, le Camp Nou, le Barça…”
Désireux de conserver la première place du groupe F synonyme, à priori, d’un tirage au sort plus favorable, le PSG veut une fois de plus prouver qu’il peut rivaliser avec l’une des meilleures écuries du continent. Et de faire taire ses détracteurs sur un niveau de jeu moins alléchant que la saison passée, ce que reconnaît l’international transalpin. “Plus le temps passe, plus il est difficile de trouver de la continuité dans les performances. À cause de la condition physique ou pour d’autres raisons encore, tu es un peu moins bien dans le jeu“, concède-t-il, précisant que “les adversaires nous affrontent d’une manière différente“, qu’ils “étudient davantage et cherchent les domaines dans lesquels ils peuvent nous mettre en difficulté.”
Discret dans les médias, Salvatore Sirigu n’est “pas quelqu’un de très expansif” même s’il tient à assumer ses responsabilités et celles de ses coéquipiers après chaque rencontre : “Parler du match, cela peut être important pour les supporters, les médias, que ce soit quand les choses vont bien ou mal. C’est du sport. Il y a des critiques, des commentaires, et il faut les assumer de manière sereine et tranquille.” Présent depuis trois ans dans la capitale, l’ancien portier de Palerme fait en tout cas partie des cadres du PSG, d’autant qu’il a prolongé son bail jusqu’en juin 2018 : “Le club m’avait parlé et je lui faisais confiance. Le monde du foot est comme ça. Finalement, j’ai signé, tout le monde était content, et c’est le plus important.”
Interrogé également sur sa situation en sélection, la doublure de Gianluigi Buffon avoue s’agacer de la comparaison qu’il suscite avec le gardien de but de la Juventus Turin. “Quand j’étais très jeune, cette comparaison me faisait très plaisir. J’étais même déçu quand une fois, c’était moi, une fois c’était un autre. Depuis, j’ai dû connaître 20 ou 25 gardiens que l’on a comparés à Buffon. Alors, franchement, aujourd’hui, j’en ai marre ! Buffon reste Buffon, lâche-t-il. Peut-être que quand j’avais vingt et un ans, que je pensais jouer en Serie A, il a pu m’arriver de penser que chaque dimanche je devais prouver que j’étais comme lui. Mais, avec le temps, j’ai compris que je devais surtout être moi-même. L’important, c’est que je sache qui je suis et qui il est… J’aurais fait une erreur si j’avais pensé que j’étais vraiment Buffon.“