Nasri pointe le principal problème du PSG

Attendu au tournant, le Paris Saint-Germain a fait la moitié du travail en s'imposant face à la Real Sociedad lors du huitième de finale aller de Ligue des Champions mercredi soir (2-0). Une prestation qui n'a cependant pas totalement convaincu Samir Nasri.

Lors des 45 premières minutes, le PSG est retombé dans ses travers, ne parvenant pas à trouver la moindre solution face à une équipe de la Real Sociedad qui réalisait un gros pressing, à l'image de ce qu'avait pu faire Newcastle lors des phases de poule. Au retour des vestiaires, le champion de France en titre a montré un autre visage, secoué par Luis Enrique. “On a mal commencé. On s'est fait beaucoup bouger. On ne s'attendait pas à ça mentalement. Le coach nous a bien réveillés à la mi-temps“, a reconnu Bradley Barcola.

Un premier acte qui aurait pu se payer cash face à une équipe plus tueuse. Sur le plateau du Canal Champions Club, Samir Nasri a regretté cette mise en route tardive des Parisiens.

“Face au Real Madrid ou à Manchester City, ça ne passera pas”

Ce que je ne comprends pas, moi, c’est qu’on est au mois de février, et que Luis Enrique, sa philosophie c’est d’avoir beaucoup plus de maîtrise de balle. Au mois de février, contre une équipe qui effectue un pressing pendant 45 minutes assez haut, le PSG n’a pas de solution et il faut que l’entraîneur leur tire les oreilles un petit peu à la mi-temps pour qu’ils puissent rectifier le tir, a analysé l'ancien milieu de terrain. Face au Real Madrid ou face à Manchester City, ça ne passera pas. Face au Bayern, peut-être.

Déjà, les coéquipiers de Kylian Mbappé devront corriger ce problème dès le match retour au Pays basque, au risque de trembler en cas de but concédé rapidement. Les vieux démons du PSG ne sont jamais très loin.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.