PSG : Beraldo défendu par un ancien Lyonnais !

Aligné en défense centrale, Lucas Beraldo a souffert face aux attaquants catalans lors du quart de finale aller de la Ligue des Champions contre le FC Barcelone mercredi soir (2-3). L'international brésilien a tout de même pu compter sur le soutien d'une légende de l'Olympique Lyonnais.

Très solide pour ses débuts en Ligue des Champions face à la Real Sociedad mi-février, Lucas Beraldo a eu beaucoup plus de mal à contenir les attaquants blaugranas mercredi. Les décrochages de Robert Lewandowski, combiné à la prise de profondeur du duo Raphinha – Lamine Yamal a fait souffrir la défense du Paris Saint-Germain.

Beraldo, si tu veux le mettre en difficulté, tu le mets avec un joueur de vitesse et tu lui mets cinquante mètres derrière pour courir vers son but“, expliquait notamment Jérôme Rothen. Interrogé par nos confrères du Parisien, l'ex-taulier de l'OL, Cris, s'est exprimé sur la prestation de l'ancien de Sao Paulo.

“Au Brésil, un défenseur ne va pas chercher aussi haut”

Face à un attaquant comme Lewandowski, il a mal géré la profondeur. C'est un jeune joueur plein de qualités, mais il s'est peut-être mis trop de pression, a estimé le multiple champion de France avec les Gones. Il manque d'agressivité. Quand il a le ballon, il prend ses responsabilités, mais sans, il doit être plus méchant, même s'il a une bonne capacité d'anticipation. Au Brésil, un défenseur n'a pas l'habitude d'aller chercher l'attaquant aussi haut. Beraldo a été éduqué avec cette culture où l'on défend plus proche de son but. Pas facile de s'adapter à de nouvelles consignes, à un football différent, il faut du temps pour assimiler.

Celui qu'on surnommait le policier n'est cependant pas inquiet pour le jeune défenseur parisien. “Lucas est un phénomène. Vous verrez une étoile montante dans quelques mois. Affronter un joueur comme Lewandowski va lui apprendre beaucoup de choses et le faire progresser. Ce genre de tests est exactement ce dont il avait besoin“, a-t-il conclu.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.