OM : la provocation ultime de Zeroual et des South Winners

Depuis plusieurs mois, la relation entre les South Winners et son leader Rachid Zeroual et Pablo Longoria n’est pas au beau fixe. Lors de la réception de l’OGC Nice ce mercredi, le groupe de supporters n’a pas hésité à défier une nouvelle fois la direction.

Les supporters phocéens, notamment les différents groupes présents dans les virages, sont connus pour être très (parfois trop) exigeants avec l’Olympique de Marseille. Mi-septembre, lors d’une réunion avec la direction, le ton était même monté entre Rachid Zeroual, leader des South Winners et l’état-major marseillais. Cette même réunion avait d’ailleurs conduit au départ de Marcelino, mais aussi du directeur sportif Javier Ribalta.

Dernièrement, c’est l’histoire du tifo à l’effigie de Redouane Bougheraba qui avait ravivé les tensions entre les deux camps, l’OM voyant un manque de respect avec cette action. “Et depuis quand on doit des comptes sur nos tifos ? C'est un espace de liberté, le stade. Quand on a mis à l'honneur le Pape, j'aurais aimé voir autant de réactions de l'OM et des pseudo-supporters“, s’était défendu Zeroual.

Tifo pour Redouane Bougheraba partie 2

La polémique n’a visiblement pas arrêté les South Winners puisque le groupe a déployé exactement le même tifo dans le virage sud lors de la réception de l’OGC Nice mercredi soir (2-2). En guise de provocation envers la direction, un message avait été ajouté : “Critiquez-nous encore et encore, c’est que le début d’accord d’accord“, paraphrasant ainsi la célèbre chanson de Francis Cabrel.

Cette petite guéguerre ne sert pas les intérêts du club, mais on sait que Rachid Zeroual ne fait pas non plus l’unanimité auprès des autres groupes, notamment le Commando Ultras 84. Il ne faut pas oublier que la direction se bat souvent pour permettre à ses supporters d’effectuer les déplacements à l’extérieur. C’était encore le cas tout récemment lors du quart de finale d’Europa League face au Benfica.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.