L’OL prend une décision forte à propos de ses supporters !

Depuis plusieurs années, l'Olympique Lyonnais est confronté à la présence de groupes d'extrême droite parmi ses supporters. Certains membres de Mezza Lyon, s'étaient d'ailleurs tristement illustrés lors du dernier déplacement à Marseille en effectuant des saluts nazis.

La Ligue 1 est confrontée à une hausse inquiétante des violences dans les stades ces dernières années. Le dernier olympico à Marseille en a malheureusement été l'illustration parfaite. Sur le chemin du stade Vélodrome, le bus de l'OL avait été pris pour cible et Fabio Grosso, entraîneur à l'époque, avait été sérieusement blessé. Pendant ce temps, en tribunes, au milieu des insultes entre les deux camps, certains membres du groupe Mezza Lyon ont effectué des cris de singe et des salut nazi à destination du virage marseillais.

Les deux supporters incriminés n'ont pas été condamnés par la justice pour les saluts nazis. Dans l'émission Complément d'enquête sur France 2, le Directeur Général du club Laurent Prud'homme est revenu sur ses titres évènements et a annoncé qu'une mesure sera prise à l'encontre de ces “supporters”, dont l'un a d'ailleurs été relaxé par la justice.

“Les interdire ? Nous allons le faire”

Je ne les considère pas comme des supporteurs, je ne les considère même pas comme des ultras. Ce sont des gens qui utilisent le sport, le foot, pour assouvir leur passion pour la violence, a d'abord expliqué le dirigeant lyonnais. Les deux supporteurs ont été condamnés. L’interdiction c’est une interdiction judiciaire de stade donc c’est une interdiction qui vaut cinq ans où ils ont des obligations de pointer au commissariat. Comme le deuxième a fait appel, le juge a considéré que l’appel était suspensif et donc il peut revenir. Les interdire ? Nous allons le faire. On va faire une interdiction commerciale. Nous, les interdictions commerciales sont des interdictions de 18 mois qui peuvent être doublées lorsqu’il y a récidive. Le problème, c’est que c’est complètement inefficace parce qu’il n’y a pas d’obligation de pointage au commissariat et que nous nous sommes incapables d’aller vérifier l’identité de chacun dans les stades.

Le chemin est encore très long.

Mathieu Dumas
Arrivé dans le métier sur un coup de tête à la Peter Crouch, j'ai fait mes gammes chez la Fédération Française de la Lose (FFL) avant d'explorer, par la suite, un monde autre que celui de la défaite. Au fil des expériences, j'ai pris de la bouteille comme Sidney Govou, en gardant toujours la même passion. Mon mantra : produire des analyses au moins aussi bonnes que Jean-Marc Ferreri.