Le Paris Saint-Germain n'a pas été capable de faire mieux qu'un nul (1-1) contre le PSV Eindhoven, ce mardi soir, au Parc des Princes. Le club français déçoit en Ligue des Champions, avec un coupable tout désigné.

“Je suis préoccupé”. S'il ne fallait retenir qu'une phrase des déclarations d'après-match de Luis Enrique, ce pourrait être celle-ci. Le technicien espagnol n'y arrive pas, cette saison, en C1, avec une victoire difficile contre Gérone (1-0), une défaite logique contre Arsenal (0-2), et une contre-performance malgré la domination contre le PSV (1-1), ce mardi.

Fidèle à ses principes, le technicien n'a pas aligné de buteur au coup d'envoi, mais plutôt un faux numéro 9, Lee Kang-in, qui a ensuite été remplacé par Marco Asensio. C'est finalement le latéral Achraf Hakimi qui a marqué le seul but parisien, alors que le PSG a eu des opportunités (2,43 xG), mais a manqué de flair.

Le PSG “suscite le doute”

Dans son édition du jour, L'Équipe fait sa Une sur cette problématique : “Faux 9, vrai problème”. Avec Luis Enrique, qui n'est pas cité, en ligne de mire : “À force de vouloir jouer sans buteur attitré, le PSG parvient parfaitement à ne pas marquer, ou en tout cas pas assez. Son début de parcours en C1 suscite le doute”.

Certes, Gonçalo Ramos est blessé depuis le premier match de la saison, mais Randal Kolo Muani était bien présent, lui. Le Français, incertain à quelques jours du match – ce que L'Équipe ne semble pas souligner -, est entré en seconde période, mais a joué… ailier gauche, en laissant l'axe à l'ancien Madrilène Marco Asensio. Sans succès.

Comme rapporté par Le Parisien, Luis Enrique a esquivé “les questions sur l’absence d’un vrai numéro 9 dans son effectif”, en “défendant la titularisation (de Kang-in Lee) dans un rôle qui n’est pas le sien”. Alors que le mal – “l’absence d’un véritable tueur devant le but” – est “récurrent” dans “les grands rendez-vous européens” depuis plusieurs mois.

Daniel Riolo souligne l'absence de finisseur

Sur RMC, Daniel Riolo a été, comme à son habitude, très critique envers l'ex-coach du FC Barcelone. En le désignant comme le responsable numéro 1 de la contre-performance de ce mardi :

“Un, tu n’as pas voulu renforcer l’équipe d’un avant-centre (lors du mercato estival, ndlr). Deux, tu joues sans avant-centre, qui est celui censé conclure les actions. Et trois, quand tu ne mets pas ta meilleure équipe en Ligue des Champions. Moi, je ne me prive pas de Vitinha au milieu de terrain. Ils sont meilleurs avec lui.”

Soulignant le fait que le PSG s'est “privé d'un neuf”, le journaliste met en avant par ailleurs que les joueurs offensifs alignés – Ousmane Dembélé, Bradley Barcola – ne sont pas assez tueurs devant le but – ce qui est aussi leur faute -, et que Luis Enrique ne pouvait pas ne pas anticiper le problème de finition de son équipe.

Le PSG en plein manque d'efficacité

En Espagne, le pays natal du coach du Paris Saint-Germain, Mundo Deportivo écrit que, si le club français veut “remporter la Ligue des Champions”, les Parisiens devront se monter “plus efficaces devant le but”. Le leader de la Ligue 1 a surtout été “prisonnier de lui-même” avec “l'absence d'un 9” contre le PSV – visant implicitement ici Luis Enrique -, alors que la maladresse d'Ousmane Dembélé devant le but a été soulignée.

Pour Sport, “les problèmes du PSG ne manquent pas, mais le plus inquiétant est son manque d'efficacité devant le but”. Là encore, le Français de 28 ans est pointé clairement du doigt, moins son coach. Enfin, le quotidien pro-Madrilène AS révèle que l'absence de Kylian Mbappé se fait sentir, alors que Bradley Barcola ne peut pas “se multiplier en attaque” et qu'Ousmane Dembélé commet “les mêmes erreurs que celles qui ont causé tant de maux de tête aux supporters du Barça”.

Si l'Espagne épargne un peu Luis Enrique – sauf Mundo Deportivo, un quotidien catalan – en fonçant sur Ousmane Dembélé, pour la presse tricolore, l'entraîneur de 54 ans semble le coupable idéal.