Découvrez les dix phrases cultes de Jürgen Klopp !
A la tête du Borussia Dortmund depuis 2008, Jürgen Klopp laissera sa place à Thomas Tuchel en fin de saison. Fort d’un solide palmarès avec le club de la Ruhr, le technicien allemand se sera aussi distingué en dehors des terrains avec des phrases chocs, certaines à destination du Bayern Munich.
Jürgen Klopp n’a pas la langue dans sa poche. Alors qu’il s’apprête à passer la main après sept ans de bons et loyaux services au Borussia Dortmund, le coach allemand aura très souvent fait parler de lui en conférence de presse. Ronchon ou ironique, l’homme de 47 ans n’a jamais manqué l’occasion de dire ce qu’il avait au fond de lui. Comme en 2013, lorsque le départ de Mario Götze vers le Bayern Munich était acté. “Götze part parce qu’il est le favori de Guardiola. Si c’est la faute de quelqu’un, c’est de la mienne. Mais je ne peux pas me faire plus petit que je ne suis et apprendre l’espagnol.” Face au rival bavarois, les joutes furent souvent épiques et Klopp s’était montré critique à son égard après la finale de la Coupe d’Allemagne perdue l’an dernier : “En ce moment, le Bayern fait comme les Chinois dans le monde des affaires. Ils regardent ce qui se fait ailleurs, le copient, mais en mettant plus d’argent.” Plus récemment, il avait fait preuve de lucidité avant de retrouver la Juventus Turin en C1 : “Nous sommes face à l’un des plus grands défis que l’on puisse affronter dans le football : être opposé à une équipe italienne qui n’a besoin que d’un nul. ”
En conférence de presse, l’ancien coach de Mayence ne se prive également pas de tailler les joueurs. Il y a deux ans, il n’avait ainsi pas apprécié le transfert de Kevin-Prince Boateng, passé par Dortmund (2008-2009), à Schalke 04. “Je lui ai envoyé un texto qui disait : Schalke ????????? C’était un bon mec. Enfin, jusqu’à ce matin-là. Pourquoi Kevin ? Il jouait à Milan.” En 2011, c’est un journaliste qui en avait pris pour son grade. “Va te faire foutre ! J’aime te donner des interviews autant que j’aime avoir une rage de dents, oiseau de malheur. Vous avez cinquante personnes à la SWR et tu viens ici pour te faire plaisir.” Attachant et agaçant à la fois, Jürgen Klopp n’est pas tendre envers le corps arbitral. “Je suis un peu fier de mon premier carton rouge en tant qu’entraîneur. Je me suis approché du quatrième arbitre, je lui ai dit : Combien d’erreurs avez-vous le droit de commettre ? Si c’est quinze, il ne vous en reste plus qu’une.”
Roi de la métaphore, sa comparaison osée au moment d’évoquer l’absence de Mats Hummels restera dans les annales. “On va l’attendre comme une femme attend son époux qui est en prison.” Sur ses collègues de travail, Klopp n’a pas toujours été un enfant de coeur, à l’image des mots prononcés à l’encontre d’Arsène Wenger. “Il aime avoir le ballon, jouer au football, se faire des passes. C’est comme un orchestre. Mais qui joue une symphonie silencieuse. Moi, j’aime le heavy metal.” Drôle, il l’a souvent été, comme en 2011 après la tentative avortée du président du Bayern Munich Uli Hoeness pour le faire venir en Bavière. “Uli Hoeness doit autant s’en vouloir que les filles avec lesquelles je voulais sortir lorsque j’avais 17 ans et qui, à l’époque, m’avait mis un râteau.” Comme joueur, Jürgen Klopp s’était déjà fait une notoriété. “C’est moi l’entraîneur maintenant. Alors, on arrête de courir, on marche“, avait-il lâché à son coéquipier de Mayence Samuel Ipoua. Les gens retiendront aussi et surtout de lui son palmarès avec le Borussia, champion d’Allemagne en 2011 et 2012, un CV qu’il pourra agrémenter d’un dernier trophée avec la Coupe avant de filer vers une nouvelle aventure.
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