Ce vendredi, le tirage au sort de la Ligue Europa 2025-2026 a lieu à partir de 13h. Les trois représentants français, l'Olympique Lyonnais, Lille et l'OGC Nice, seront fixés sur leurs adversaires de la phase de ligue. Et cette année pourrait bien être enfin la bonne pour les clubs français. On vous explique pourquoi.

Un club français va-t-il enfin parvenir à soulever la Ligue Europa ? Après le sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions au printemps, tous les espoirs sont permis. Et ce pour 5 raisons.

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Parce que l'OL revient de nulle part

Quart de finaliste de la précédente édition, l'Olympique Lyonnais aurait bien pu ne jamais être au rendez-vous de celle-ci. Il a d'abord fallu compter sur la victoire du PSG contre Reims en finale de la Coupe de France (3-0) pour que le 6e du dernier exercice de Ligue 1 bénéficie d'un ticket pour la Ligue Europa. Les Gones ont ensuite échappé à la rétrogradation en Ligue 2 en appel, tout en signant un “accord négocié” avec l'UEFA qui a garanti leur place en C3 moyennant le paiement d'une amende XXL de 50 millions d'euros. Un vrai parcours du combattant.

Malgré le départ de cadres comme Rayan Cherki, Alexandre Lacazette et Lucas Perri, la fuite massive des talents a été limitée dans le Rhône jusqu'à présent même si un doute entoure encore Georges Mikautadze. De son côté, Malick Fofana souhaite rester et, s'il s'agit d'une mauvaise nouvelle financièrement parlant, l'ailier belge va en revanche continuer à apporter sa folie sur le terrain. Avec sa mentalité de mort de faim, cet OL leader surprise de Ligue 1 après deux journées peut rêver d'une nouvelle épopée européenne.

Malick Fofana, OL
Crédits photo : IconSport

Parce que Lille a déjà connu pire

La saison passée, le LOSC a atteint les 8es de finale de la Ligue des champions en s'offrant un tableau de chasse des plus prestigieux : victoires contre le Real Madrid (1-0), contre l'Atletico Madrid (3-1) et carton 6-1 face au Feyenoord Rotterdam, sans oublier des matchs nuls contre la Juventus Turin (1-1) et le Borussia Dortmund (1-1) et une courte défaite face à Liverpool (1-2).

Les Dogues ont prouvé qu'ils sont capables de lutter avec les meilleurs et malgré le départ de joueurs majeurs comme Lucas Chevalier, Jonathan David, Rémy Cabella, Angel Gomes, Bafodé Diakité et peut-être Edon Zhegrova, l'état d'esprit insufflé par “Pep Genesio” est toujours là. En atteste aussi la présence du capitaine Benjamin André, finalement resté malgré la tentation Paris FC, et qui incarnera la continuité aux côtés des recrues comme Olivier Giroud, déjà en pleine forme (2 buts en 2 matchs de Ligue 1).

Parce que Nice nous doit une revanche

Lamentable avant-dernier de la phase de ligue de C3 la saison passée sans la moindre victoire au compteur, l'OGC Nice a encore été piteusement sorti au 3e tour préliminaire de la Ligue des champions par Benfica (0-2, 0-2) et se retrouve de nouveau en Ligue Europa. Un mal pour un bien ? Après le visage affligeant affiché au cours des derniers mois sur la scène européenne, le Gym nous doit et se doit une revanche.

Avec le départ de cadres comme Marcin Bulka, Evann Guessand et Gaëtan Laborde, remplacés pour la plupart par des paris tels que Kevin Carlos (FC Bâle) et Isak Jansson (Rapid Vienne), on ne peut pas dire que le mercato azuréen fasse rêver. Malgré tout, la direction a retenu Jonathan Clauss, signe qu'elle n'a pas totalement fait primer le financier sur le sportif. En parralèle, des éléments plus familiers des suiveurs de la Ligue 1 comme Yehvann Diouf et Juma Bah sont aussi arrivés. Et il ne faut pas sous-estimer l'orgueil et l'amour propre que pourrait avoir ce groupe. Des vertus sur lesquelles Franck Haise va sûrement insister.

Parce que les clubs français se défendent bien en Ligue Europa

Même si aucun club français n'a atteint la finale de la Ligue Europa depuis l'Olympique de Marseille en 2018, les représentants tricolores ont régulièrement connu des parcours honorables ces dernières années en C3. On se souvient de la belle épopée de l'OM jusqu'en demi-finales en 2024, et de la performance de l'OL, renversé aux portes du dernier carré par Manchester United la saison dernière après avoir déjà atteint les quarts de finale en 2022. Le sacre du PSG en C1 a pu briser une barrière psychologique qu'il faudra exploiter.

Ligue Europa trophée
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Parce que la concurrence est moins relevée

Contrairement à 2024 (les “invincibles” du Bayer Leverkusen de Xabi Alonso et l'Atalanta, futur vainqueur) et à Manchester United et Tottenham la saison passée, aucun épouvantail ne se détache vraiment pour cette édition de la Ligue Europa. Quart de finaliste de la dernière Ligue des champions, Aston Villa mérite le respect, tout comme Porto, le Feyenoord Rotterdam ou encore l'AS Rome, très régulière en C3 ces dernières années. Reste qu'aucun de ces noms ne fait vraiment trembler. Charge aux 3 représentants français d'en profiter pour tirer leur épingle du jeu.