D’un départ discret d’Espagne à l’apogée à Palmeiras, Vitor Roque arrive en finale de la Copa Libertadores comme une pièce maîtresse de son équipe et fait parler dans les médias espagnols.

La présence de Vitor Roque en finale de la Copa Libertadores samedi (22h), avec Flamengo contre Palmeiras, n’est pas passée inaperçue dans la presse espagnole. Sport, journal catalan qui suit de près les mouvements impliquant des joueurs et ex-joueurs du FC Barcelone, a présenté la finale comme une chance de “faire taire les haters” et de clore le cycle agité de l’attaquant par un tournant symbolique dans sa carrière.

À 20 ans, le Brésilien arrive à sa deuxième finale continentale en portant une autre histoire parallèle : celle du jeune qui a quitté l’Espagne par la petite porte et a redoré son blason en rentrant chez lui. Le numéro 9 de Palmeiras vit une sorte de climax personnel en 2025. L’année a commencé de façon discrète, avec un temps de jeu limitée au Bétis – club auquel il a été prêté après ne pas s’être imposé au Barça. Des mois plus tard, la situation s’est inversée. Le retour au Brésil a représenté un revirement immédiat, décrit par le média comme des retrouvailles techniques et pleines d’émotion sous la direction d’Abel Ferreira.

Le média souligne que l’investissement de 25 millions d’euros pour le ramener n’est plus contesté en interne, d’autant que l’attaquant a bénéficié d’un changement de perception externe : ses performances l’ont remis sur les radars du marché européen, la Premier League étant la principale observatrice.

Vitor Roque à Palmeiras : une évolution progressive

Les stats permettent d’illustrer le retour en force de Vitor Roque. L’attaquant totalise 20 buts et cinq passes décisives en 54 matchs cette saison, une performance qui témoigne de sa transformation en pièce centrale du système offensif de Palmeiras. L’adaptation, cependant, n’a pas été immédiate : les débuts hésitants ont laissé place à une progression constante, jusqu’à ce que le jeune talent trouve confiance, rythme et efficacité.

Au second semestre, cette courbe ascendante est devenue encore plus évidente. Roque s’est mis à décider du sort des matchs fréquemment, il a amplifié sa présence dans la surface et a évolué dans les mouvements collectifs, devenant une menace permanente pour les défenses adverses. L’association avec l’Argentin Flaco López a également pris de l’ampleur, et aujourd’hui, il est considéré comme l’un des joueurs plus productifs du continent, tant en termes de complémentarité qu’en volume d’occasions créées.

À la veille de la finale contre Flamengo, l’attaquant arrive au Monumental de Lima, au Pérou, dans sa meilleure forme depuis son retour au Brésil. La finale représente plus que la quête d’un titre : elle symbolise l’apogée d’une saison où il a récupéré du temps de jeu et de la confiance – des éléments qui alimentent les attentes sur la façon dont l’attaquant de 20 ans répondra sur la plus grande scène de sa carrière jusqu’à présent.

Cet article est une adaptation d’un article publié par notre partenaire Trivela.