Xabi Alonso n’est plus l’entraîneur du Real Madrid. Le club de la capitale a communiqué ce lundi le départ du technicien espagnol, six mois seulement après sa nomination. Quelques chiffres témoignent du licenciement surprise de l’ancien manager du Bayer Leverkusen.

Désigné le 25 mai dernier nouvel entraîneur du Real Madrid en lieu et place de l’Italien Carlo Ancelotti, Xabi Alonso devait être le nouvel homme fort d’une nouvelle ère pour le club de la capitale, devancé de quatre points par le FC Barcelone en Liga et éliminé en quarts de finale de la Ligue des champions à l’issue de la saison 2024-2025. La mission du technicien du Bayer Leverkusen alors débarqué des Allemands du Bayer Leverkusen n’aura duré que six mois.

Très marqué par un cuisant échec du dernier mercato estival, la non arrivée du milieu Martin Zubimendi, Xabi Alonso quitte la Maison Blanche après seulement 34 matchs dirigés toutes compétitions confondues. Pour trouver trace du dernier entraîneur du Real Madrid poussé vers la sortie avec si peu de rencontres sur le banc, il faut remonter à l’éphémère passage de Santiago Solari, seulement 28 rencontres entre novembre 2018 et mars 2019 avant la nomination de Zinedine Zidane.

Xabi Alonso, peu de défaites mais des défaites marquantes

Le Real Madrid n’aura pas laissé de temps à Xabi Alonso, remercié quelques heures seulement après la défaite des partenaires de Kylian Mbappé contre le FC Barcelone en finale de la Supercoupe d’Espagne (2-3). Le technicien de 44 ans s’en va après seulement 6 défaites même si 5 d’entre elles furent cuisantes et mémorables : 0-4 contre le PSG en demi-finales de la Coupe du monde des clubs, 2-5 contre l’Atletico Madrid en Liga, 0-1 face à Liverpool et 1-2 contre Manchester City en Ligue des champions et donc 2-3 face aux Blaugrana hier, dans une rencontre qui offrait la possibilité à Xabi Alonso de gagner son premier trophée.

En 34 matchs orchestrés, le Real Madrid a obtenu sous ses ordres 24 victoires soit un pourcentage de 70,5 % de succès. Un ratio de victoires supérieur aux deux passages du Français Zinedine Zidane (69,8 % et 60,5 %) et à celui de l’Italien Carlo Ancelotti (68,8 %), même si ses deux illustres prédécesseurs ont signé ce pourcentage sur un nombre de matchs entraînés largement supérieur (263 pour Zidane, 234 pour Ancelotti). Xabi Alonso n’est même pas très loin du ratio de victoires du Portugais José Mourinho (71,3 %). Des chiffres étonnants qui ont laissé de marbre la direction madrilène.