Ce lundi soir, Xabi Alonso a été démis de ses fonctions d’entraîneur du Real Madrid. Un divorce, qui a été motivé par 6 raisons différentes.

La réaction du Real Madrid a été rapide. Le lendemain de la défaite en Supercoupe d’Espagne contre le FC Barcelone (3-2), les Merengues ont annoncé l’éviction de Xabi Alonso. Le technicien espagnol était en poste depuis cet été, mais a rapidement été placé sur la sellette.

La première raison de son départ vient de ses résultats insuffisants. Outre cette défaite dimanche dans le Clasico, le Real a aussi été balayé dans le derby par l’Atlético (5-2). 2e de Liga et 7e de la phase de ligue de la Ligue des champions, ce n’est pas la crise à Madrid, mais ce n’est pas suffisant.

Le vestiaire a rapidement rejeté la méthode Xabi Alonso

Le style de jeu de Xabi Alonso n’a également pas convaincu. Alors qu’un pressing haut et un jeu flamboyant étaient attendus, ces préceptes n’ont finalement jamais été vraiment mis en place. Au lieu de cela, le géant espagnol a opté pour des longs ballons du côté de Djeddah face au pressing du Barça d’Hansi Flick.

Au cours de ce court mandat de l’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen, le manque de condition physique des joueurs a aussi été souligné. Le retour d’Antonio Pintus, célèbre préparateur physique, est déjà envisagé sous les ordres d’Alvaro Arbeloa, selon Marca. Le Basque n’a également pas réussi à se mettre dans la poche le vestiaire madrilène.

L’Equipe rapporte qu’il a essayé de mettre en place sa méthode, mais “s’est rapidement heurté à la réticence d’un vestiaire peu habitué et enclin aux entraîneurs dirigistes. Les égos ne l’ont pas aidé. Sa méthode basée sur la méritocratie a notamment provoqué la colère publique de Vinicius, après sa sortie lors du premier Clasico de la saison.

Florentino Pérez n’avait pas choisi Xabi Alonso

Xabi Alonso a donc rapidement abandonné sa méthode et ses préceptes de jeu pour tenter de sauver sa peau, alors qu’il a rapidement été mis sur la sellette. Le technicien espagnol a tenu un mois et demi dans ces conditions. Il n’avait également pas le soutien de ses dirigeants.

Le quotidien sportif français rappelle que l’ancien milieu défensif n’était pas le choix de Florentino Pérez, mais celui du directeur général, Jose Angel Sanchez. Xabi Alonso n’avait donc pas totalement les clés du camion et n’a pas digéré une priorité de l’été ratée par les Merengues : Martin Zubimendi.

L’entraîneur espagnol souhaitait renforcer son milieu de terrain avec un meneur de jeu technique et souhaitait recruter le joueur de la Real Sociedad. Alonso n’a pas été écouté. Sa direction a préféré investir 60 M€ sur Franco Mastantuono, dans un secteur où un renfort n’était pas nécessaire, alors que Zubimendi a filé à Arsenal pour 70 M€.