Otavio a été l’un des héros de la qualification historique du Paris FC face au Paris Saint-Germain en Coupe de France début janvier (1-0). Recrue la plus chère de l’histoire du club de la capitale, le défenseur brésilien a dû supporter le poids de cette pression.

À 23 ans, Otavio revenait d’une déception au Mondial des clubs avec le FC Porto. À son retour au Portugal, le président André Villas-Boas lui annonce : « Nous avons une proposition d’un club récemment promu en France. Quand je suis rentré chez moi, mon agent m’a appelé. On a discuté, il m’a expliqué le projet du Paris FC et ça m’a beaucoup plu, même si à ce moment je ne connaissais pas l’équipe », raconte le défenseur à nos confrères de Trivela.

Il a alors commencé à se renseigner sur le club, interrogeant d’anciens coéquipiers passés par la France. Ce qu’il a appris l’a convaincu : le club était sérieux et en pleine renaissance avec un projet ambitieux.

Pour Otavio, l’accueil du club a été irréprochable, tout le monde étant disponible pour l’aider, malgré la barrière linguistique. « Le groupe a un projet, le club aussi. Et je crois qu’à la fin de la saison, nous atteindrons les objectifs fixés par le club et les nôtres », explique-t-il.

Un statut dur à assumer pour Otavio

En clair, à court et moyen terme, le Paris FC veut se placer parmi les meilleurs clubs du football français. « Leur projet sur deux ou trois ans est de disputer la Ligue des champions, de rivaliser avec le PSG. Et qui sait, peut-être que d’ici deux ans ou la saison prochaine, on décroche une place en C1, ou pourquoi pas le titre de Ligue 1. » Porter le statut de recrue la plus chère de l’histoire du club (17 millions d’euros) pèse également sur le défenseur, en difficulté sur la première partie de saison.

« Après trois ou quatre matchs, j’ai senti que je devais montrer plus, être plus concentré, donner l’exemple au quotidien. Aujourd’hui, je me sens soulagé », confie-t-il. Récemment, il se disait que le PFC cherchait un élément plus expérimenté pour l’accompagner. Néanmoins, c’est un profil différent, plus jeune et qui ressemble davantage à un concurrent qui pourrait rejoindre le Paris FC : Diego Coppola de Brighton. Après avoir montré des signes encourageants sur les derniers matchs, Otavio semble en progrès et défendra chèrement sa place.

Paris FC face au PSG : une rivalité plus forte qu’attendue

En parallèle, Otavio découvre encore la capitale française. Il confie avec humour ne pas être encore allé à la Tour Eiffel ni à Disneyland Paris. Il a pris pleinement conscience de la rivalité locale lors de deux confrontations consécutives contre le PSG : une défaite 2-1 en Ligue 1, puis une victoire 1-0 en Coupe de France.

« Je ne connaissais pas vraiment la rivalité. Pour moi, c’est un peu comme Corinthians-Palmeiras au Brésil. On les a éliminés et c’était une fête incroyable, tout le monde était heureux dans le vestiaire », raconte-t-il.

Malgré l’émotion, la préparation pour ce genre de matchs reste normale : « On change juste notre manière de défendre, en jouant avec une ligne à cinq au lieu de quatre. » Il souligne également que le PSG, équipe mondialement connue, nécessite une préparation minutieuse, notamment face à des joueurs très rapides et techniques.