Pour sa première apparition en championnat avec l’équipe première de Benfica  dimanche, Anisio Cabral, annoncé dans le radar du PSG, a inscrit son premier but, déchaînant les passions au pays. L’ascension du jeune attaquant, déjà remarqué grâce à ses prestations avec la sélection du Portugal U17, avec qui il a remporté l’Euro et le Mondial de la catégorie, ne surprend pas grand-monde. 

Soixante-deux secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Anisio Cabral (17 ans) pour inscrire son premier but pour son premier match avec l’équipe première de Benfica. Lancé en jeu dimanche soir face à l’Estrela da Amadora (4-0, 19e journée de Liga Betclic), à la 83e minute, le jeune attaquant a envoyé son premier ballon au fond des filets adverses, d’une jolie tête décroisée à la 84e minute. Des débuts de rêves.

« C’est un sentiment inoubliable. Même dans mes rêves les plus fous, je ne pouvais pas m’imaginer marquer sur mon premier ballon », a savouré le champion du monde et d’Europe U17 avec le Portugal en flash interview à l’issue de la rencontre. De quoi convaincre encore un peu plus son entraîneur, José Mourinho, interrogé en conférence de presse d’après-match, visiblement déjà convaincu par les qualités et la mentalité du jeune garçon. 

Anisio Cabral : un potentiel bien au-dessus de la moyenne

« Anisio ne m’a surpris ni moi ni aucun joueur de l’équipe première qui le voit s’entraîner depuis deux jours. Ce n’est une surprise pour personne, ça ne trompe pas », a lâché le Special One au sujet de son n° 72. Des débuts tonitruants qui confirment sa formidable ascension depuis plusieurs saisons chez les jeunes : 43 réalisations en 40 matches en 2022/23, 29 buts en 35 apparitions en 2023/24 et 26 pions en 33 matches en 2024/25. 

Rodrigo Magalhães, coordinateur technique du centre de formation de Benfica pendant près de 20 ans, a pu voir le phénomène de près. « Ces débuts ne me surprennent pas parce que, depuis son arrivée à Benfica en 2016/17, Anisio a toujours montré des aptitudes au-dessus de la moyenne par rapport aux joueurs de sa génération. (…) Ceux qui l’ont vu grandir depuis les équipes de jeunes à Benfica et en sélection nationale, avec qui il a gagné l’Euro et le Mondial U17, comprennent qu’il s’agit d’un joueur différent », a-t-il confié à Top Mercato

Un contrat très longue durée en vue pour Anisio Cabral

Et quand l’exigence s’élève, le talent suit, le flair aussi. On comprend mieux pourquoi le SLB lui a offert son premier contrat professionnel en novembre 2024 (jusqu’en juin 2027), avec une clause libératoire fixée à 65 M€. Un bail qui pourrait très prochainement être prolongé jusqu’en juin 2031 à en croire les dernières indiscrétions au Portugal. Une récompense logique au regard de ses très nombreuses qualités et de sa marge de progression.

Anisio Cabral, PSG
Crédits photo : IconSport

« Anisio est un joueur au-dessus de la moyenne techniquement. C’est un buteur, qui a un bon jeu de tête. Il sait se mettre en position de frappe à mi-distance et même plus loin. C’est un joueur extrêmement agile, très coordonné. C’est un attaquant moderne. Il peut servir de point d’appui dans la surface adverse, il peut aussi prendre la profondeur dans le dos des centraux ou entre les axiaux et les latéraux et il sait aussi s’écarter sur les ailes pour rentrer dans l’axe. Il est très bon dans ces domaines », nous a expliqué Magalhães, aujourd’hui directeur du centre de formation du club saoudien de Neom.

Le PSG sur le coup pour Anisio Cabral

Une assurance face aux offensives sur le marché. L’Équipe assurait en effet il y a quelques semaines que le Paris SG, par l’intermédiaire de son conseiller sportif Luis Campos, très friand de jeunes talents portugais (Nuno Mendes, Vitinha, João Neves, Gonçalo Ramos), surveille de près l’évolution d’Anisio Cabral . Fan de Cristiano Ronaldo et d’Éder, héros de la Seleção lors de la finale de l’Euro 2016 en France, Anisio Cabral a réussi une entrée fracassante dans le football professionnel. Mais il ne compte s’arrêter là : « Maintenant, il faut continuer à travailler parce que ce n’est que le début de quelque chose de grand ». 

Le rendez-vous est pris même s’il faut, selon Magalhães, se montrer raisonnablement patient : « On parle d’un jeune adolescent qui remplit actuellement toutes les conditions pour aller au plus haut niveau sur le plan national et plus encore. Mais il faut aussi faire attention et être patient, il n’a que 17 ans, ce ne sont que ses premières apparitions avec l’équipe première de Benfica. La médiatisation grandissante et les attentes autour de lui vont être des paramètres à gérer autour d’Anisio. Il faut respecter son rythme de développement et lui donner les conditions de travail pour qu’il puisse continuer à progresser, exprimer et concrétiser pleinement le potentiel qu’il a et qu’on lui reconnaît ». Le message est passé.