Chelsea : une série de victoires en trompe-l’œil ? Que penser des débuts de Liam Rosenior ?
Nommé entraîneur de Chelsea en début d’année en remplacement d’Enzo Maresca, Liam Rosenior réussit globalement ses débuts avec les Blues. Que penser des premières semaines de l’ancien homme fort de Strasbourg à Stamford Bridge ?
Mardi, Liam Rosenior a connu son deuxième revers à la tête de Chelsea, les Blues concédant une défaite 1-0 synonyme d’élimination face à Arsenal en demi-finale retour de l’EFL Cup à l’Emirates Stadium.
Ce revers du club londonien faisait suite à une série de cinq victoires consécutives, dont trois succès dans les derbys contre Brentford, Crystal Palace et West Ham United, ainsi que deux victoires en Ligue des Champions face à Pafos et Naples, la seconde mettant fin à une série d’invincibilité de 13 mois des Partenopei au stade Diego Armando Maradona. C’est dire… Ce succès à Naples a aussi marqué la première victoire à l’extérieur des doubles champions d’Europe en quatre ans en Ligue des Champions.
En moins d’un mois, Rosenior a véritablement transformé l’ambiance à Stamford Bridge, les supporters n’ayant célébré que deux victoires en 11 matchs avant les débuts de l’entraîneur face à Charlton le 10 janvier. Mais cette amélioration reflète-t-elle réellement le Chelsea de Rosenior, ou les Blues ont-ils bénéficié d’une certaine dose de réussite durant cette période ?
Liam Rosenior’s Chelsea have been perfect…
— ESPN UK (@ESPNUK) February 4, 2026
Apart from their two meetings with Mikel Arteta 😬 pic.twitter.com/X63H6SJgfj
Des statistiques et résultats favorables pour le Chelsea de Rosenior
Si le point culminant sur la scène européenne a été la victoire contre Naples le mois dernier, le fait marquant en championnat reste la “remontada” 3-2 contre West Ham à Stamford Bridge le week-end dernier. Menés 2-0 à la pause après une première mi-temps catastrophique, les Blues ont inscrit trois buts en seconde période pour renverser un tel retard pour la première fois de leur histoire en Premier League.
C’était également le troisième match consécutif toutes compétitions confondues au cours duquel les Blues ont inscrit trois buts, après les victoires contre Crystal Palace et Naples, et dans la foulée des succès contre Brentford et Pafos en championnat et en coupe d’Europe. Il s’agissait de la première fois que Chelsea marquait autant lors de plusieurs matchs successifs depuis décembre 2024, quand ils avaient battu Aston Villa (3-0), Southampton (5-1), Tottenham (4-3) et Astana (3-1).
La clé de cette série a été la capacité des Blues à marquer sur des frappes à faible probabilité de but, principalement grâce à la qualité de finition de Joao Pedro, le club londonien surpassant ses Expected Goals (xG) contre Brentford (1,59), Palace (2,20) et Naples (2,02).
Seul Arsenal a infligé, à deux reprises, une défaite au nouveau coach de Chelsea, mais les Blues ont-ils vraiment été aussi performants que ces statistiques le laissent entendre ?
Renouveau ou faux espoir pour Chelsea avec Rosenior ?
Hormis leur victoire 5-1 contre Charlton Athletic en FA Cup, les Blues n’ont pas encore réussi à livrer une prestation convaincante sur 90 minutes. L’équipe de Rosenior a indéniablement eu de la chance de battre Brentford 2-0, avec 6 frappes contre 15 et en se créant moins d’occasions franches (deux) que les Bees (trois), qui les ont également devancés en termes de tirs cadrés (5-2).
Leur victoire 3-1 contre Palace ne reflétait pas fidèlement un match au cours duquel l’équipe en difficulté d’Oliver Glasner avait cadré 13 tirs contre 10 pour les Blues et s’était créé pas moins de six grosses occasions contre cinq pour Chelsea, bien que les xG des visiteurs (2,20) aient dépassé ceux de Palace (1,77).
Si les réactions en seconde période contre Naples et West Ham ont démontré la capacité de Rosenior à identifier et corriger les problèmes, devoir constamment remonter le retard accumulé en première mi-temps n’est pas une approche viable sur le long terme. Les Blues ont régulièrement été sauvés par la forme étincelante de Joao Pedro. Le Brésilien a trouvé le chemin des filets cinq fois lors de ses six dernières apparitions, soit autant qu’en 24 matchs avant son but de janvier contre Brentford. Cependant, s’appuyer sur la forme exceptionnelle d’un seul joueur est loin d’être tenable sur la durée, comme en témoigne la longue période de disette du Brésilien avant cette récente embellie.
Joao Pedro has more goal involvements than any other Premier League summer signing this season (11) 😮 pic.twitter.com/35KBGjTne9
— ESPN UK (@ESPNUK) January 26, 2026
Ces performances globales décevantes dans la production peuvent être atténuées par le fait que le successeur d’Enzo Maresca a eu peu de temps à disposition sur le terrain d’entraînement pour appliquer sa méthode, en raison de l’enchaînement des matchs tous les trois jours. En définitive, la défaite contre Arsenal sert de rappel opportun : si Rosenior a su exploiter avec succès la forme clinique de Pedro, la performance collective doit s’améliorer si les Blues veulent combler l’écart avec l’élite nationale et européenne.