La large défaite de l’OM contre le PSG (5-0), ce dimanche soir, fragilise encore plus Roberto De Zerbi, un entraîneur dont la cote n’est pas au plus haut après des défaites embarrassantes en 2026.

Critiqué avec virulence ces derniers temps, notamment – mais pas uniquement – par Christophe Dugarry, consultant RMC, le coach de 46 ans doit avoir les oreilles qui sifflent, ce lundi, après la prestation calamiteuse de son équipe contre le leader de la Ligue 1. Le score (5-0), sans appel, aurait même pu être plus lourd, alors que le PSG a touché quatre fois les montants durant la partie.

Comme souligné par Adil Rami, sur Ligue 1+, “c’est la faute de (Roberto) De Zerbi, mais c’est aussi la faute des joueurs et des dirigeants”. L’entraîneur est le maître à bord, mais pas le seul fautif. Néanmoins, sa responsabilité semble largement engagée contre le PSG, et pas que.

PSG – OM : des choix décriés de la part de De Zerbi

Ces derniers jours, les médias l’ont rappelé : Roberto De Zerbi n’aligne jamais deux fois de suite la même équipe. C’est parfois dû à des impondérables – blessures, suspensions, calendrier -, mais c’est aussi souvent le fait d’un entraîneur qui s’adapte constamment, et sûrement trop, en changeant ses plans pour maximiser ses chances face à des adversaires divers. Et les joueurs en paient souvent le prix.

Ce dimanche, Mason Greenwood a par exemple eu la mauvaise surprise d’être aligné plutôt à gauche en début de partie, pour laisser le côté droit à Ethan Nwaneri. Mais ce dernier est sorti dès la mi-temps, et le premier a été plutôt insignifiant toute la partie – 3 occasions crées, 1 tir non cadré. Ne pas mettre son meilleur joueur dans les meilleures conditions apparaît assez surprenant, et tellement peu payant que l’Italien a positionné Mason Greenwood dans l’axe en seconde période. Mais le mal était déjà fait.

Dans le même temps, Roberto De Zerbi a également surpris en titularisant Benjamin Pavard, qui n’avait pourtant pas débuté une rencontre avec l’OM depuis le 21 janvier. Alors que le transfert d’Amir Murillo à Besiktas apparaissait comme une aubaine pour le Français, ce match a prouvé que l’international n’était que l’ombre de lui-même cette saison, après des prestations déjà tragiques contre le Sporting CP, le RC Lens ou Liverpool, avant ce dimanche contre Paris. L’Italien n’a pas rendu service à son joueur, dépassé sur le pré, ni à son équipe, qui a souffert de la performance de l’ancien Lillois.

De Zerbi avoue son impuissance à la tête de l’OM

Après la victoire 3-0 contre Rennes, dans la semaine, Roberto De Zerbi avait suscité l’étonnement, en affichant clairement son incompréhension face aux performances de ses joueurs : “Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre.” Après l’humiliation parisienne, l’Italien a récidivé :

“On est dans une période où l’on fait des bonnes prestations contre Rennes et Lens, et après, c’est le désespoir total. (…) Je ne suis pas dans la tête des joueurs, je ne sais pas ce qui se passe. On pensait préparer le match au maximum, mais clairement, on l’a mal préparé. Il va falloir comprendre pourquoi. Pourquoi on va à Bruges et ici faire un tel match ? Et pourquoi contre Rennes et Lens, on fait des matches complètement différents ?”

Cette impuissance manifeste à comprendre comment fonctionne son équipe pourrait gêner la direction sportive. Et acter qu’un autre entraîneur pourrait plus apporter actuellement à l’OM que Roberto De Zerbi. Pas “découragé”, mais “plutôt triste” après le PSG, le coach n’entend pas s’en aller. Pour l’instant…

De Zerbi laisse l’OM sans défense

L’incompréhension autour du coach italien se situe aussi dans ses choix défensifs. Outre la titularisation de Benjamin Pavard contre le PSG, Roberto De Zerbi a choisi une nouvelle fois une défense à cinq, avec des latéraux très offensifs – Emerson Palmieri, Timothy Weah -, et trois centraux – Facundo Medina, Leonardo Balerdi, Benjamin Pavard. Or, après une victoire séduisante en 4-2-3-1 contre Rennes (3-0) la semaine passée, le coach avait évoqué sa défense, en soulignant qu’une formule fonctionne :

J’avais peur d’être un peu trop déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir“.

Contre le PSG, Roberto De Zerbi a pourtant mis seulement trois attaquants et cinq défenseurs, et a concédé… 22 tirs, soit 13 de plus que contre Rennes (9 tirs). La différence de niveau entre Paris et le club breton est abyssale, certes, mais l’incapacité manifeste du coach à analyser les forces et les faiblesses de sa défense, comme de son équipe de façon générale, devrait lui être préjudiciable dans un avenir pas si loitain.

Laminé par Liverpool (0-3), Bruges (0-3), Paris (0-5), accroché par le PFC (2-2), l’OM de Roberto De Zerbi vit une période dramatique sportivement en 2026. Et l’Italien, par ses choix et sa communication, se met en première ligne pour perdre son poste, alors que Strasbourg, Brest et Lyon sont ses prochains adversaires en L1.