Une tension inédite et très pesante règne en cette saison au légendaire stade Santiago Bernabéu. Le président du Real Madrid, Florentino Pérez, fait face de manière inattendue à une immense vague de mécontentement et de colère de la part des supporters, profondément déçus par des performances déplorables.

Ce qui est notable dans la période de défiance actuelle, c’est que la colère des fans ne se dirige pas pour l’heure vers l’entraîneur Alvaro Arbeloa, comme on pourrait s’y attendre, mais retombe avec force directement sur l’intouchable loge présidentielle.

Cette pression sans précédent pourrait avoir de lourdes conséquences pour ceux qui ont l’habitude de siéger dans le cercle le plus proche de Pérez. La direction de la Maison Blanche cherche déjà discrètement un remplaçant à Arbeloa pour l’été, et des entraîneurs de premier plan comme Massimiliano Allegri, Unai Emery et Mauricio Pochettino ont récemment été associés à ce poste très demandé.

Un grand coup de balai dans l’organigramme ?

Selon les informations d’ESPN, l’été ne se résumera peut-être pas à un simple changement sur le banc. Un remaniement majeur au sein même de l’organigramme serait également à l’étude. L’homme le plus menacé serait, selon ces mêmes sources, le responsable du recrutement, Juni Calafat, qui risquerait bel et bien d’être licencié.

Ce Brésilien de 53 ans évolue au Real Madrid depuis douze longues années et occupe le poste de directeur du recrutement sans interruption depuis 2017. Il a progressivement récolté un énorme crédit au Bernabéu, notamment grâce à la découverte et à la signature de joueurs cadres tels que Vinicius Junior et Rodrygo. Il fait ainsi partie du très petit cercle des rares élus que le tout-puissant président écoute réellement lors des discussions sur les transferts.

Juni Calafat n’a plus la cote

Cette situation idyllique a pourtant connu un tournant majeur. ESPN affirme que les dernières recrues, parmi lesquelles Franco Mastantuono, Dean Huijsen et Trent Alexander-Arnold, ont sérieusement mis à mal la perception de Calafat en interne. La direction ne serait en effet pas du tout satisfaite de ces recrutements, selon les indiscrétions du média américain. Et si le club madrilène venait à terminer une deuxième saison consécutive sans le moindre titre, même le lien très fort qui unit le recruteur à Pérez ne suffirait sans doute pas à lui sauver son poste.

Calafat fait pourtant partie d’un groupe extrêmement restreint de personnes ayant réellement voix au chapitre en matière de recrutement. Le dernier mot – et de loin le plus décisif – appartient bien entendu toujours au président Pérez en personne. Le directeur général José Angel Sanchez exerce également une influence indéniable sur les transferts. En revanche, Santiago Solari, qui occupe officiellement la fonction de directeur sportif, n’aurait selon toute vraisemblance qu’un impact minime et quasi inexistant sur les décisions réelles. L’entraîneur principal des Merengue ne dispose pas davantage d’un vrai pouvoir sur les transferts : que ce soit Carlo Ancelotti, Xabi Alonso ou désormais Alvaro Arbeloa, aucun n’a jamais eu véritablement son mot à dire dans ce domaine.