Bordeaux : “on parle quand même de Rio Mavuba”… “Très triste” pour les Girondins, Kévin Soni veut croire en la remontée
Passé par les Girondins de Bordeaux, Kévin Soni conserve une affection particulière pour le club aquitain. L’attaquant de 28 ans, aujourd’hui en Bolivie, à Oriente Petrolero, espère voir les Marine-et-Blanc revenir au premier plan au plus vite sous l’impulsion de Rio Mavuba, comme il l’a confié à Top Mercato.
Quand rien ne va… La dernière semaine des Girondins de Bordeaux a été très compliquée. La FIFA a interdit de recrutement le club au scapulaire pour les trois prochaines fenêtres de mercato en raison du transfert impayé de Pedro Diaz (Sporting Gijon). Des épisodes de violence entre supporters ont ensuite eu lieu en marge de la dernière rencontre du club. Un match perdu, pour ne rien arranger, face à la réserve du FC Lorient (2-3)…
Avec 7 points de retard sur le leader, La-Roche-sur-Yon, à 5 journées de la fin, la montée en Ligue 3 se complique un peu plus pour l’écurie bordelaise, coincée en N2. Un immense gâchis pour un ancien de la maison, Kévin Soni. « J’ai vu qu’ils sont descendus très bas récemment. C’est triste, c’est triste pour un grand club comme les Girondins de Bordeaux. C’est très très triste pour un club historique du championnat de France. J’espère qu’ils remonteront au plus haut niveau au plus vite. Ils méritent leur place tout là-haut », a lancé l’international camerounais de 28 ans à Top Mercato.
“Bordeaux, c’est ma maison”
Il compte sur Rio Mavuba pour bien terminer l’exercice. Promu entraîneur des Girondins fin mars, l’ex-international français a commencé son mandat par une victoire suivie de la défaite contre Lorient. « Mon premier match en Ligue 1, c’était contre lui, face à Lille, il me prenait au marquage. C’était un très très bon joueur, avec beaucoup d’expérience. Je pense qu’en tant qu’entraîneur, il doit faire le boulot aussi. C’est une référence dans le football français, on parle de Rio Mavuba quand même, un des successeurs de Claude Makelele. Et en plus, Bordeaux, c’est sa maison », a lâché celui qui a gardé d’excellents souvenirs de son passage aquitain (2014-2017).
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« C’est le club qui m’a fait connaître aux yeux du football. C’est Willy Sagnol qui me lance dans le grand bain. J’étais avec les U17 Nationaux, mais j’étais surclassé avec la réserve, en CFA. Un jour, à l’entraînement, on avait fait une opposition contre les pros et j’avais mis un triplé. Le coach est venu me voir au match suivant en Gambardella, j’avais mis un doublé contre Metz je crois, en quarts de finale. La semaine d’après, il me fait monter à l’entraînement avec les pros et il me met finalement dans le groupe pour le match contre le PSG en Coupe de France (en janvier 2015, ndlr) », a-t-il raconté.
| 2011-2014 | Paris Saint-Germain (jeunes) |
| 2014-2015 | Bordeaux (jeunes) |
| 2015-2016 | Bordeaux B — 34 matchs (5 buts) |
| 2015-2017 | Bordeaux — 2 matchs |
| 2016-2017 | Pau (prêt) — 15 matchs (2 buts) |
| 2017 | Pau B (prêt) — 2 matchs (1 but) |
| 2017-2019 | Peralada — 46 matchs (6 buts) |
| 2019-2021 | Gérone — 7 matchs |
| 2019-2020 | Espanyol B (prêt) — 18 matchs (3 buts) |
| 2019-2020 | Espanyol (prêt) — 1 match |
| 2020-2021 | Villarreal B (prêt) — 7 matchs |
| 2021 | Celta Vigo B (prêt) — 14 matchs (5 buts) |
| 2021-2023 | Asteras Tripolis — 31 matchs (6 buts) |
| 2022-2023 | Hatayspor (prêt) — 3 matchs |
| 2023 | Adana Demirspor (prêt) — 0 match |
| 2023-2024 | Rapid Bucarest — 5 matchs |
| 2024 | Hapoël Jérusalem (prêt) — 7 matchs (1 but) |
| 2024 | Bnei Sakhnin — 8 matchs |
| 2025 | Železničar Pančevo — 10 matchs (1 but) |
| Depuis 2026 | Club Deportivo Oriente Petrolero |
L’ascension fulgurante avec les Koundé, Tchouaméni, Kebbal…
Entré en jeu dans les derniers instants de la partie contre les Parisiens, le jeune homme signe ensuite son premier contrat professionnel dans la foulée avant de démarrer son premier match titulaire, en Ligue 1, contre Lille. « Tout s’est enchaîné très vite. Je l’ai bien vécu. J’étais bien entouré, avec Grégory Sertic, Lamine Sané et Henri Saivet. C’étaient des joueurs qui me conseillaient beaucoup, qui m’aidaient beaucoup dans le vestiaire », a-t-il confié, se rappelant des autres jeunes Girondins de l’époque.
« On avait un très bon groupe. Il y avait Adam Ounas (vainqueur de la CAN 2019 avec l’Algérie), vraiment pas mal ! Ilan Kebbal (aujourd’hui au Paris FC) était avec la réserve, comme Jules Koundé (aujourd’hui au FC Barcelone et en équipe de France). Aurélien Tchouaméni (aujourd’hui au Real Madrid et en équipe de France) était avec les U17. Ils étaient vraiment au-dessus dans leur catégorie, mais ils n’étaient pas encore en pro, même s’ils méritaient déjà d’y être », a-t-il indiqué, regrettant de ne pas davantage avoir eu sa chance.
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Entourage défaillant, concurrence accrue
« C’est vrai que le coach Willy Sagnol me donnait ma chance, mais à un moment donné, j’ai compris que, quand il s’agissait de jouer des matches importants, nous les jeunes, peu importe qu’on ait été bons les matches précédents, on n’allait pas jouer… », a-t-il regretté. Pour autant, le Lion Indomptable ne s’exonère pas de toute responsabilité. « Personnellement, je pense que c’est l’encadrement qui me manquait. Je n’étais pas bien entouré à Bordeaux », a-t-il indiqué.
« Je prenais mes décisions tout seul, je n’écoutais personne, j’étais persuadé d’être dans le vrai. C’est l’encadrement que j’avais autour de moi qui n’a pas marché. Et il y avait aussi une grosse concurrence », a-t-il détaillé. Dans sa zone, on trouvait en effet Diego Rolan, Thomas Touré, Jussiê, Valentin Vada, Enzo Crivelli ou encore Gaëtan Laborde et Isaac Kiese Thelin. Une autre époque pour les Girondins de Bordeaux, qui doivent trouver ces temps-là bien lointains…