“Si je devais suggérer un nom, je dirais Pep”… Conte souffle une prochaine destination pour Guardiola
La dernière conférence de presse d’Antonio Conte en tant qu’entraîneur de Naples a pris des allures d’adieu, mais a aussi réouvert un débat qui domine le football italien depuis l’élimination de la Squadra Azzurra lors des barrages de la Coupe du monde.
Après la victoire 1-0 contre l’Udinese dimanche, lors de la dernière journée de Serie A, Conte s’est exprimé pour la première fois de manière plus directe sur les rumeurs qui le placent comme futur sélectionneur de l’Italie, et ses réponses ont immédiatement fait réagir dans tout le pays.
« Il n’y a rien entre moi et la Fédération italienne pour que je devienne sélectionneur. Rien pour l’instant. On verra dans le futur. Il n’y a même pas encore de président de la Fédération… mais laissez-moi le dire : l’Italie est-elle prête à recruter un entraîneur de haut niveau ? », a lancé le technicien qui avait dirigé la Squadra Azzurra entre 2014 et 2016.
Conte a également évoqué Pep Guardiola en commentant les noms qui circulent pour le poste. « J’ai lu des choses sur Pep Guardiola. Si je devais suggérer un nom, je dirais Pep. Mais… ont-ils les finances pour que cela arrive ? C’est trop tôt pour le dire. Je n’ai aucun accord pour l’instant », a-t-il ajouté.
Antonio Conte confirms he’ll leave Napoli, insists he has no agreement to become the new Italy coach and wonders: ‘Is the FIGC ready to have a top coach? Do they have the funds to hire Guardiola?’ pic.twitter.com/EV3zAUKhXP
— Football Italia (@footballitalia) May 24, 2026
Conte, candidat naturel pour reconstruire la sélection italienne
L’Italie a échoué pour la troisième fois consécutive à se qualifier pour une Coupe du monde. En mars, l’élimination face à la Bosnie-Herzégovine lors des barrages a amplifié la crise sportive et politique au sein de la Fédération, aboutissant à la démission du président Gabriele Gravina en avril. Depuis, la fédération est gérée de façon intérimaire jusqu’aux élections prévues le 22 juin.
Même s’il n’a donc pas confirmé la moindre négociation, Conte est néanmoins considéré en coulisses comme l’un des grands favoris. Le poids de son nom, son expérience et son historique en terme de reconstruction rapide en font un candidat naturel dans ce climat d’instabilité.
C’est sous sa direction que l’Italie avait retrouvé sa compétitivité après l’échec du Mondial 2014. Entre 2014 et 2016, il avait réorganisé l’équipe nationale et conduit la Squadra Azzurra à une belle campagne à l’Euro, achevée aux tirs au but face à l’Allemagne en quarts de finale. Depuis, il a encore renforcé sa réputation de technicien capable de transformer des équipes en peu de temps.
En club, il a reproduit ce schéma dans des contextes très différents : trois Scudetti avec la Juventus, premier titre de Serie A de l’Inter depuis onze ans, Premier League avec Chelsea, et Scudetto avec Naples la saison passée.
Guardiola dans le débat, mais le scénario reste complexe
De son côté, Guardiola a conclu dix saisons à Manchester City, où il a construit une ère historique marquée par de multiples titres nationaux et par une première Ligue des champions pour le club. Malgré l’impact que l’arrivée d’un tel nom représenterait, la possibilité est accueillie avec prudence en Italie. Conte l’a lui-même laissé entendre en soulevant des doutes sur la capacité financière de la fédération à s’attacher les services d’un entraîneur du calibre de Guardiola, une déclaration perçue par certains comme une critique indirecte de la situation institutionnelle de la Fédération.
Un autre nom cité par la presse italienne est celui de Massimiliano Allegri, actuellement en poste au Milan AC mais possiblement sur le départ suite à la non-qualification en Ligue des champions. Expérimenté et titré à plusieurs reprises au pays, il représente une alternative si la fédération venait à opter pour un profil plus conservateur. En attendant, l’incertitude demeure. Sans président élu, sous la pression des récents échecs et avec la nécessité de reconstruire la crédibilité de la sélection, l’Italie cherche encore sa direction. Et Conte, même en niant tout accord à ce stade, reste au cœur de la discussion.