Deux absents du Mondial se retrouvent en Crète pour conclure une saison frustrante. La Grèce reçoit l’Italie ce dimanche 7 juin au stade Pankritio d’Héraklion, dans un amical qui n’a rien d’anodin malgré son étiquette. Les deux sélections regarderont la Coupe du monde depuis leur canapé, et ce rendez-vous sert surtout de répétition avant la Ligue des nations, qui débutera en septembre.

Le contexte donne de l’enjeu à la rencontre. Le sélectionneur grec Ivan Jovanović pensait défier une Italie « A » et a découvert qu’il affronterait une équipe largement composée de jeunes, confiée à l’intérimaire Silvio Baldini. La donne s’inverse alors pour la Grèce, 46e nation au classement FIFA. Battre la Squadra Azzurra titulaire aurait été un exploit. Tomber contre une sélection d’espoirs deviendrait, lui, un résultat embarrassant. Voilà de quoi pimenter un match de fin de saison.

Présentation du match

La Grèce arrive avec des signaux contrastés mais une petite bouffée d’air frais. Jeudi, à Solna, elle a arraché un 2-2 face à une Suède pourtant qualifiée pour le Mondial.

Kostas Tsimikas avait ouvert le score dès la 10e minute, sur un service de Christos Tzolis. Giorgos Masouras a égalisé dans le temps additionnel, alors que les Hellènes étaient menés 2-1. Surtout, l’équipe a retrouvé le chemin du but après trois rencontres muettes, un détail loin d’être anecdotique au vu de sa panne offensive du printemps.

Le bilan récent reste mitigé. Une seule victoire sur les sept derniers matchs, une élimination en qualifications après une troisième place derrière le Danemark et l’Écosse, et aucun barrage à se mettre sous la dent. La dernière phase finale de Coupe du monde disputée par les Grecs remonte à 2014, au Brésil, avec un huitième de finale à la clé. Le souvenir de l’Euro 2004 reste lointain, mais le réservoir de talents existe encore.

L’Italie, elle, vit une période douloureuse. En mars, la Squadra a chuté en barrage en Bosnie, aux tirs au but, et manquera une troisième Coupe du monde de suite. Gennaro Gattuso a quitté le navire dans la foulée.

Mercredi, les jeunes de Baldini ont battu le Luxembourg 1-0, sans briller, grâce à un but de Francesco Pio Esposito. La fédération profite donc de cette fenêtre pour faire tourner et observer sa relève, en attendant la nomination d’un sélectionneur définitif et le lancement de la Ligue des nations A à l’automne.

Confrontations directes

L’histoire penche nettement du côté italien. Sur les 13 rencontres disputées entre les deux nations, l’Italie en a remporté neuf, pour un seul succès grec et trois nuls.

Les deux équipes ne s’étaient plus croisées depuis le 12 octobre 2019. Ce jour-là, dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2020, l’Italie s’était imposée 2-0 à domicile, quelques mois après la démonstration réalisée lors du match aller en Grèce (3-0). Ce sera donc leur premier face-à-face en près de sept ans, et la première opposition entre la Grèce et une Italie en pleine reconstruction.

Pronostic Grèce Italie

Actualités des équipes

La Grèce compose avec plusieurs absences notables. Fotis Ioannidis, Tasos Bakasetas, Giannis Konstantelias et Kostas Karetsas sont indisponibles, tandis que Petros Mantalos a mis un terme à sa carrière internationale.

Le secteur offensif reste fourni malgré tout. Vangelis Pavlidis, capitaine et buteur attitré, mène la ligne d’attaque, épaulé par Tzolis, champion de Belgique avec le Club Bruges, et par Anastasios Douvikas, qualifié pour la Ligue des champions avec Côme. Derrière, Tsimikas, Dinos Mavropanos, Konstantinos Koulierakis et Panagiotis Retsos apportent leur vécu.

Jovanović devrait s’appuyer sur l’ossature alignée jeudi face à la Suède, avec quelques ajustements possibles.

Composition probable de la Grèce (3-4-2-1) : Tzolakis ; Retsos, Koulierakis, Mavropanos ; Rota, Kourbelis, Zafeiris, Tsimikas ; Tetteh ; Tzolis, Pavlidis.

Parier sur unibet

Côté italien, les absences relèvent du choix assumé. Presque tous les cadres sont restés à la maison. Donnarumma, gardien de Manchester City et seul joueur de la liste à dépasser les 10 sélections, fait figure d’exception. Autour de lui, Baldini a convoqué une vingtaine d’éléments encore vierges de toute apparition avec les A, parmi lesquels Esposito, Niccolò Pisilli ou Marco Palestra, encore éligibles avec les Espoirs.

Baldini reconduira sans doute une base proche du onze victorieux au Luxembourg, en intégrant quelques entrants. Ces compositions restent à confirmer une fois les feuilles de match officielles publiées.

Composition probable de l’Italie (4-2-3-1) : Donnarumma ; Kayode, Comuzzo, Chiarodia, Bartesaghi ; Pisilli, Faticanti ; Palestra, Ndour ; Koleosho, Esposito.

Joueur phare
Le duel des attaquants
Grèce
Vangelis Pavlidis
Avant-centre, Benfica, capitaine
Sélections55
Buts en sélection10
PostePointe
FormeBarre face à la Suède
Italie
Francesco Pio Esposito
Avant-centre, formé à l’Inter Milan
StatutInternational Espoir
Dernier butvs Luxembourg (3 juin)
PostePointe
ProfilEspoir n°1 du pays
D’un côté, un buteur rodé, capitaine de sa sélection et habitué de la Ligue des champions. De l’autre, le plus prometteur des jeunes attaquants italiens, déjà décisif mercredi. Le match dira lequel des deux profils s’impose sur le terrain.

Les entraîneurs

Le sélectionneur Ivan Jovanović dirige la Grèce depuis 2024. Le technicien serbe avait marqué les esprits avec un succès retentissant à Wembley contre l’Angleterre, en octobre 2024, lors de la Ligue des nations. Son équipe défend bas, reste compacte et frappe en transition, un plan qui colle bien au profil de ses joueurs.

En face, Silvio Baldini occupe le banc à titre intérimaire après le départ de Gattuso. Passé par la sélection Espoirs, il connaît parfaitement cette génération qu’il aligne ce week-end. Son Italie joue dans un 4-2-3-1 tourné vers la possession, avec la mission de roder des automatismes tout neufs avant la Ligue des nations.

Aperçu tactique

La Grèce devrait conserver le ballon plus souvent qu’à son habitude. Face à une Italie qui découvre tout juste ses repères, Jovanović a les moyens d’imposer le tempo.

Le côté gauche sera son terrain de jeu favori. Tsimikas multiplie les centres et les coups de pied arrêtés, et c’est de là qu’est venu le but face à la Suède. Devant, la mobilité de Pavlidis et les percussions de Tzolis donnent à l’attaque grecque de quoi fixer une charnière italienne encore en construction.

L’Italie compte sur sa technique et sur la fougue de ses jeunes pour exister. Le danger viendra de ses ailiers rapides, capables de prendre la profondeur si les pistons grecs montent trop haut. Donnarumma, en patron de la surface, devra par ailleurs rassurer une défense qui n’a presque aucun vécu en sélection. La principale faille des Azzurri tient justement là : une ligne arrière inexpérimentée, vulnérable sur les coups de pied arrêtés et sur les déplacements de Pavlidis.

À l’inverse, cette jeune Squadra a montré du caractère au Luxembourg. Elle a tenu derrière et a su faire la différence, preuve qu’elle peut piquer si la Grèce relâche son intensité.

Conseils de paris et pronostics

Les bookmakers placent la Grèce en favorite logique de cet amical, autour de 1,95, contre 3,70 le nul et 3,45 le succès italien. Le déséquilibre d’expérience explique l’écart : à domicile, devant son public crétois, la Grèce est attendue.

La cote de la victoire grecque offre une vraie valeur. On ne paie ni un prix ridicule ni un scénario irréaliste, et la dynamique va dans le bon sens après le nul accroché en Suède. Pour le buteur, Pavlidis coche les cases : capitaine, attaquant de pointe, déjà tout proche du but jeudi.

Nos paris
Grèce vs Italie
Pari principal (valeur)
Victoire de la Grèce ~1,95
Buteur : Vangelis Pavlidisà tenter
Plus de 1,5 but dans le matchalternative
Plus prudent : Grèce ou nul (double chance)cote courte

Pariez responsable. Interdit aux mineurs (18+). Cotes indicatives au moment de la rédaction, susceptibles d’évoluer.

Prédiction de score

Notre pronostic
Grèce
2
Italie
1
  • La Grèce vient d’accrocher la Suède (2-2) à l’extérieur et a relancé sa machine offensive.
  • À Héraklion, la sélection de Jovanović voudra éviter le faux pas face à une Italie rajeunie.
  • Les Azzurri alignent une équipe inexpérimentée, où seul Donnarumma dépasse les 10 sélections.
  • Cette jeune Italie reste capable de marquer, comme face au Luxembourg (0-1), d’où ce but accordé dans notre scénario.

Score prévu : 2-1 pour la Grèce, avec un but de Pavlidis.