L’Angleterre entre en jeu ce samedi 6 juin 2026, au Raymond James Stadium de Tampa, en Floride, pour le premier de ses deux amicaux de préparation aux États-Unis avant la Coupe du monde 2026. En face, la Nouvelle-Zélande, elle aussi qualifiée pour le Mondial, cherche à retrouver de la confiance après le lourd revers 4-0 concédé face à Haïti mardi dernier.

Thomas Tuchel a mené une campagne de qualification parfaite, avec huit victoires en huit matchs et aucun but encaissé. Mais les deux amicaux de mars ont allumé un voyant rouge : un nul 1-1 contre l’Uruguay et une défaite historique 1-0 face au Japon, la première face à une sélection asiatique. Le défi est désormais de recalibrer l’équipe avant l’entrée en lice contre la Croatie, à Dallas, le 17 juin.

Analyse du match

L’Angleterre arrive à Tampa avec un effectif presque au complet, à l’exception du quatuor d’Arsenal qui a disputé la finale de la Ligue des champions samedi dernier. Declan Rice, Bukayo Saka, Eberechi Eze et Noni Madueke ont obtenu quelques jours de repos supplémentaires après la défaite contre le Paris Saint-Germain et ne seront pas disponibles pour ce match. Dean Henderson, vainqueur de la Conference League avec Crystal Palace, rejoindra lui aussi le groupe plus tard.

La défaite face au Japon à Wembley, sur un but de Kaoru Mitoma à la 23e minute, a mis fin à une série de 21 matchs avec au moins un but inscrit. Ce soir-là, Tuchel avait aligné Phil Foden en faux neuf, en l’absence de Harry Kane, écarté pour un léger problème musculaire à l’entraînement. L’expérience a échoué, et ni Palmer ni Foden n’ont vraiment inquiété la cage japonaise.

Ce samedi, Kane devrait retrouver le onze de départ. Le capitaine a bouclé la saison avec le Bayern Munich sur des chiffres impressionnants : 58 buts toutes compétitions, dont 36 en Bundesliga, où il a été meilleur buteur pour la troisième fois d’affilée. L’attaquant anglais a franchi la barre des 500 buts en carrière professionnelle en février 2026 et aborde la Coupe du monde dans la forme de sa vie.

La Nouvelle-Zélande vit une réalité opposée. La défaite 4-0 contre Haïti, à Fort Lauderdale, a révélé des fragilités défensives inquiétantes à deux semaines de l’entrée en lice au Mondial face à l’Iran. Ruben Providence avait ouvert le score à la 12e minute, et Lenny Joseph, Frantzdy Pierrot et Duke Lacroix ont complété l’addition. Le gardien Alex Paulsen a passé une mauvaise soirée et pourrait céder sa place à Max Crocombe, de Millwall.

Les All Whites, comme on les surnomme, se sont qualifiés pour la Coupe du monde pour la première fois depuis 2010, grâce à la place directe accordée à l’Océanie dans le format élargi à 48 sélections. Leur parcours qualificatif face aux adversaires de l’OFC a été dominateur : 19 buts en trois matchs lors de la première phase, un 7-0 contre les Fidji en demi-finale et un 3-0 en finale contre la Nouvelle-Calédonie, en mars 2025.

Hors du contexte océanien, en revanche, les résultats interpellent. La Nouvelle-Zélande a perdu huit de ses 10 derniers matchs contre des adversaires d’autres confédérations, avec des défaites face à la Colombie, l’Équateur, la Finlande et, plus récemment, Haïti. L’exception reste la victoire 4-1 sur le Chili, en mars 2026, un résultat qui avait redonné un peu d’espoir avant le retour de la série négative.

Confrontations directes

Le duel de samedi ne sera que la troisième rencontre entre les deux sélections dans l’histoire du football masculin. Les deux seuls matchs précédents remontent à juin 1991, quand l’Angleterre de Graham Taylor avait effectué une tournée en Nouvelle-Zélande pour célébrer le centenaire de la fédération locale.

Lors du premier match, à Auckland, au Mount Smart Stadium, l’Angleterre s’était imposée 1-0 le 3 juin. Cinq jours plus tard, la sélection anglaise avait confirmé sa domination avec un 2-0 à Wellington, à l’Athletic Park. Dans les deux cas, la Nouvelle-Zélande n’avait pas réussi à marquer.

Cela fait donc 35 ans que les deux nations ne se sont plus affrontées. L’Angleterre affiche un bilan de 100% sur ce face-à-face, avec deux succès, trois buts marqués et aucun encaissé. Le football néo-zélandais a progressé depuis 1991, mais l’écart de niveau entre les deux équipes reste marqué.

Pronostic Angleterre Nouvelle-Zélande

Actualités des équipes

Le quatuor d’Arsenal qui a disputé la finale de la Ligue des champions contre le PSG ne sera pas disponible. Saka, Rice, Eze et Madueke bénéficient d’un temps de récupération supplémentaire et devraient rejoindre le groupe dans les prochains jours, à temps pour le deuxième amical contre le Costa Rica, à Orlando, le 10 juin.

Aucun joueur de la liste des 26 convoqués ne présente de blessure. Tuchel peut choisir d’aligner quelque chose de proche de son onze type, au moins en première période, pour donner du rythme et des automatismes au groupe avant la Coupe du monde.

Jude Bellingham devrait occuper le poste de numéro 10. Le milieu du Real Madrid cherche à asseoir sa place dans un entrejeu où Elliot Anderson, de Nottingham Forest, et Kobbie Mainoo, de Manchester United, sont des options pour la paire de sentinelles.

Marcus Rashford, qui a vécu une saison de relance au Barça après avoir quitté Manchester United, et Anthony Gordon, de Newcastle, se disputent une place en attaque aux côtés de Kane. Morgan Rogers, d’Aston Villa, peut lui aussi débuter sur l’aile droite en l’absence de Saka.

Cinq joueurs supplémentaires s’entraînent en Floride hors de la liste des 26 : Rio Ngumoha, Alex Scott, Ethan Nwaneri, Josh King et Jason Steele. Aucun ne devrait être titulaire.

Composition probable de l’Angleterre (4-2-3-1) : Pickford ; Reece James, Konsa, Guéhi, O’Reilly ; Anderson, Mainoo ; Rogers, Bellingham, Gordon ; Kane. Sélectionneur : Thomas Tuchel.

Parier sur unibet

Côté néo-zélandais, le milieu Ryan Thomas reste sur la touche avec une blessure au tendon et n’a pas affronté Haïti mardi. Il est incertain pour le match contre l’Angleterre et pourrait aussi manquer l’entrée en lice au Mondial face à l’Iran, à la mi-juin.

Joe Bell, de Viking FK (Norvège), a manqué l’amical contre Haïti en raison d’une blessure au mollet. Le staff se montre optimiste sur sa récupération pour le match à Tampa, mais sa situation sera réévaluée dans les prochains jours.

Chris Wood, capitaine et meilleur buteur de l’histoire de la sélection avec 45 buts en 89 matchs, a joué contre Haïti et est devenu le joueur le plus capé de l’équipe masculine néo-zélandaise. L’attaquant de Nottingham Forest a connu une saison irrégulière en Angleterre, avec une blessure au genou qui l’a éloigné des terrains d’octobre à mars, avant un retour en fin de Premier League.

Darren Bazeley a effectué les 11 changements possibles contre Haïti, signe d’une équipe remaniée face à l’Angleterre. Le gardien Max Crocombe, de Millwall, pourrait être titularisé.

Composition probable de la Nouvelle-Zélande (4-2-3-1) : Crocombe ; Payne, Surman, Bindon, Cacace ; Stamenic, Rufer ; Just, McCowatt, Garbett ; Wood. Sélectionneur : Darren Bazeley.

Joueurs phares
Le duel des numéros neuf
Angleterre
Harry Kane
Avant-centre, 32 ans, Bayern Munich
Buts toutes comp. (2025-26)58
Buts en Bundesliga36
Note moyenne FotMob8,14
Buts en carrière500+
Nouvelle-Zélande
Chris Wood
Avant-centre, 34 ans, Nottingham Forest
Buts en sélection45
Sélections (record)89
Buts en PL (2024-25)20
Coupe du monde2e
D’un côté, l’un des meilleurs finisseurs du monde, qui sort de sa saison la plus prolifique au Bayern. De l’autre, le visage et le record man de la sélection néo-zélandaise, dont dépend presque tout le danger offensif.

Les entraîneurs

L’Allemand Thomas Tuchel a pris la sélection anglaise début 2025 et a bâti une campagne de qualification immaculée : huit victoires, 22 buts inscrits et aucun encaissé. Il a apporté une identité tactique claire, avec un pressing haut et une ligne défensive compacte qui rappellent son travail à Chelsea, vainqueur de la Ligue des Champions en 2021.

Les accrocs de mars en amical ont toutefois montré que l’équipe ne sait pas encore bien gérer les adversaires qui lui tiennent tête. Ce match est l’occasion de corriger le manque de créativité apparu contre le Japon et l’Uruguay.

Darren Bazeley dirige la Nouvelle-Zélande depuis la campagne de qualification et découvre son premier grand tournoi comme entraîneur. Son travail repose sur l’organisation défensive et les transitions rapides, un modèle qui a fonctionné face aux adversaires de l’Océanie, mais qui a été démonté par les sélections d’autres continents.

La défaite contre Haïti a sonné comme une alerte : la défense a encaissé quatre buts d’un adversaire qui ne sera même pas au Mondial. Bazeley doit trouver l’équilibre entre la protection du résultat et la création d’occasions pour Chris Wood, sa principale arme offensive.

Aperçu tactique

L’Angleterre devrait se positionner en 4-2-3-1, le système que Tuchel a utilisé dans la majorité des matchs de qualification. La paire Anderson et Mainoo offre un équilibre entre récupération et relance propre depuis le milieu, tandis que Bellingham fait le lien entre la création et la finition, en se rapprochant de Kane dans la surface.

Sans Saka sur l’aile droite, Rogers occupera l’espace davantage par le dribble et la conduite de balle que par les triangulations. Gordon, à gauche, est plus direct et cherche la profondeur dans le dos de la défense adverse.

La Nouvelle-Zélande devrait se replier dans un bloc médian-bas, proche de ce qu’elle a tenté contre Haïti avant d’être désorganisée. Bazeley aligne une ligne de quatre défenseurs avec Bindon, défenseur central de Nottingham Forest âgé de seulement 23 ans, comme référence axiale. Le système à deux sentinelles vise à protéger la surface, mais laisse Wood isolé devant, dépendant des ballons longs et des corners.

La vulnérabilité défensive néo-zélandaise, évidente sur les quatre buts encaissés contre Haïti, sera exploitée par les actions en vitesse de l’Angleterre. L’écart de rythme entre des joueurs de Premier League et de Bundesliga et des athlètes de A-League et des divisions inférieures anglaises devrait peser lourd.

Conseils de paris

La hiérarchie est nette, et les bookmakers invitent surtout à jouer les cotes alternatives plutôt que la simple victoire anglaise. Voici les pistes retenues, avec leurs cotes et leurs opérateurs.

Nos paris
Angleterre vs Nouvelle-Zélande
Meilleur pronostic
Angleterre gagne avec handicap -1,5 1,55
Bonnes chances : Angleterre gagne sans encaisser 1,60
Pari alternatif : Plus de 2,5 buts 1,53
Pari audacieux : Harry Kane marque deux buts ou plus 3,75

+18. Pariez de manière responsable. Cotes relevées à 10h10 (04/06), susceptibles d’évoluer.

Prédiction de score

Notre pronostic
Angleterre
3
Nouvelle-Zélande
0

L’Angleterre a survolé les qualifications avec huit victoires et aucun but encaissé. Même privé du quatuor d’Arsenal, l’effectif de Tuchel a la qualité pour imposer son jeu face à une Nouvelle-Zélande qui a pris quatre buts contre Haïti. Harry Kane, fort de ses 58 buts de la saison au Bayern, est le candidat naturel pour mener l’attaque.

  • L’Angleterre a gagné la moitié de ses matchs de qualification 2-0 ou plus, dont des 5-0 contre la Serbie et la Lettonie.
  • La Nouvelle-Zélande a encaissé quatre buts face à Haïti, une sélection absente du Mondial, lors de son dernier amical.
  • Harry Kane a bouclé la saison avec 58 buts toutes compétitions au Bayern, dont des triplés lors de ses deux derniers matchs de Bundesliga.
  • Lors des deux seules confrontations, en 1991, l’Angleterre a gagné les deux sans encaisser (1-0 et 2-0).
  • L’Angleterre a gardé sa cage inviolée dans 11 de ses 14 matchs sous Tuchel.

Score prévu : 3-0 pour l’Angleterre.