Depuis plusieurs jours, le dossier Igor Paixao divise à l’Olympique de Marseille. Alors que Frank McCourt met la pression à ses dirigeants pour se séparer du Brésilien et empocher environ 40 M€, Bruno Genesio et Grégory Lorenzi n’y sont pas favorables. D’autant que la vente de l’attaquant serait loin de régler tous les problèmes auxquels est confronté le club.

Alors que le mercato ferme ses portes dans quatre jours, le groupe de Bruno Genesio ne restera pas intact. Le technicien en a conscience et tente de composer du mieux possible avec ces incertitudes concernant son effectif. Un effectif qui devrait d’ailleurs voir Leonardo Balerdi faire ses valises puisque l’Argentin a pris la direction de l’AS Rome. D’autres joueurs aux salaires imposants sont concernés, dont Igor Paixao.

Genesio a d’ailleurs mis son veto sur le départ de son attaquant vedette, mais serait-il écouté par son propriétaire, dont l’objectif est uniquement financier cet été ? Une chose est certaine, son seul départ pourrait mettre l’OM dans une situation encore plus délicate qu’il ne l’est déjà.

Une grosse vente ne permet pas de réinvestir

Comme cela été expliqué à plusieurs reprises, la seule vente d’Igor Paixao, même à un prix élevé, ne permettra pas à Grégory Lorenzi de réinvestir une partie de la somme sur son remplaçant. Le directeur sportif marseillais s’est d’ailleurs montré très clair sur la question au sortir du tirage au sort de l’Europa League ce vendredi.

L’équation est très facile : même si on vend un joueur, on n’aura pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour qu’on puisse faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel on est confronté. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce qu’on n’aura peut-être pas la possibilité de le remplacer… Igor fait partie des joueurs importants de l’OM, pas mal de choses peuvent se passer, c’est un joueur assez sollicité“, a-t-il notamment déclaré au micro de Canal+.

Admettons que l’OM vende Igor Paixao et Leonardo Balerdi, tout en étant contraint de conserver les trois plus gros salaires du club (Pierre-Emile Hojbjerg, Geoffrey Kondogbia et Nayef Aguerd). Visiblement, se délester des émoluments du Brésilien et de l’Argentin ne sera pas suffisant pour pouvoir inscrire de nouvelles recrues auprès de la DNCG. Le club va donc perdre son meilleur joueur pour “rien” et s’affaiblir considérablement, rendant d’autant plus difficile une qualification en Coupe d’Europe et faisant ainsi perdurer les difficultés économiques.

A l’inverse, une qualification en Ligue des Champions pourrait inverser la tendance dès l’été prochain, surtout si l’OM parvient à exfiltrer un ou deux joueurs cet hiver. Mais Grégory Lorenzi l’a bien résumé : “on n’a pas envie de se démunir, mais il y a aussi des contraintes liées à l’aspect économique“, conclut-il. A voir si la logique sportive l’emporte.