La défaite 2-0 à domicile contre Benfica pour lancer la campagne de Ligue Europa vaut déjà son flot de critiques à l’entraîneur de l’AC Milan, Ruben Amorim.

Même le fait d’avoir aligné un onze remanié ne peut pas servir d’excuse au Milan pour la défaite concédée face au Benfica mercredi. À San Siro, les Rossoneri se sont inclinés 2-0 face à un adversaire qui avait, lui aussi, largement fait tourner son effectif. Ruben Amorim, pourtant bien entré dans la saison, se retrouve déjà dans le viseur des critiques après deux matchs nuls consécutifs en Serie A et ce revers inaugural en Ligue Europa.

Le schéma se répète avec une régularité inquiétante du côté du géant lombard : le Milan AC démarre mal le match, se retrouve en difficulté et doit courir après le résultat. C’est exactement ce qui s’est produit en Serie A contre la Juventus, qui n’a pas réussi à marquer en première mi-temps, et contre la Lazio, qui avait mené 2-0. Dans les deux cas, les Rossoneri étaient parvenus à arracher le nul. Pas cette fois.

Face à la Lazio, Amorim avait opéré trois changements à la mi-temps pour permettre à son équipe de recoller à 2-2, en faisant notamment sortir Modric, ce qui a fait parler en Italie. Face à Benfica, il n’en a fait que deux à la pause, et l’effet escompté n’a pas eu lieu. C’est précisément ce point que l’ancien défenseur italien, Alessandro Florenzi, a choisi de cibler.

Florenzi dégaine : « Un problème avant la mi-temps »

« Benfica est celui des deux qui a fait le plus de changements dans le onze de départ. Si à chaque fois on fait deux changements à la 45e, c’est qu’il y a quelque chose de travers avant », a lâché l’ex-latéral droit dans les studios deSky Sport. « On ne peut pas toujours espérer revenir à 2-2 comme ça a pu arriver contre la Lazio. La deuxième mi-temps était un peu mieux, oui. »

Florenzi a également remis le doigt sur la question du leadership au sein de l’équipe : « Le joueur sur lequel je me fixe, c’est Pulisic. C’est lui, pour moi, le vrai meneur de cette équipe, le joueur avec le plus de caractéristiques de leader. Il faut établir une sorte de base le plus tôt possible pour essayer de mettre en place le jeu d’Amorim, qui pour l’instant se voit malheureusement très peu. »

Sur le terrain, c’est Dodi Lukebakio qui avait ouvert le score à la 16e minute sur une belle action individuelle. Peu après, Georgiy Sudakov avait frappé le poteau, une illustration claire de la domination benfiquiste en première période. Kamiński a ensuite alourdi la mise pour plier définitivement le dossier.

Amorim assume : « On a perdu notre identité »

Ruben Amorim s’est dit « toujours inquiet » à l’issue du match et a reconnu la nécessité de progresser, en pointant notamment la réaction de son équipe après le premier but encaissé.

« Nous sommes devenus complètement anxieux quand on a pris le 1-0. Il faut garder son calme, maintenir l’organisation et montrer une énergie différente », a admis le technicien portugais. « Nous devons garder le ballon et ne pas nous précipiter vers l’avant sans aucun critère tactique. On a perdu notre identité dès qu’on s’est retrouvés derrière au score. »

Le bilan chiffré donne la mesure des difficultés : le Milan a cumulé 17 tentatives mais ne s’est procuré que 0,99 xG, sans jamais véritablement mettre en danger le gardien adverse, et ce, alors que le Benfica avait lui-même effectué huit changements par rapport à sa dernière rencontre, se passant au coup d’envoi de ses piliers offensifs Vangelis Pavlidis, Gianluca Prestianni et Andreas Schjelderup.

Toujours invaincu en Serie A, le Milan cherchera à se relancer contre le Lecce dimanche (retrouvez les infos diffusion dans notre programme TV foot), dernier rendez-vous avant la trêve internationale, ce qui laissera à Amorim un peu de temps pour réfléchir aux ajustements nécessaires.