“S’il veut faire comme Ancelotti au Real, il va se planter” : José Mourinho reçoit déjà un sérieux avertissement
La victoire du Real Madrid sur le terrain d’Elche (3-2), arrachée dans les arrêts de jeu mardi, n’a pas suffi à protéger le travail de José Mourinho des critiques.
Malgré ce résultat positif à l’extérieur et alors que sa deuxième aventure à la tête du club espagnol n’en est qu’à ses débuts, les performances de l’équipe soulèvent à nouveau des interrogations, en particulier autour de la baisse de régime observée en seconde période. Un point soulevé par l’entraîneur portugais lui-même après le match.
Sur les ondes de Radio Marca, dans le cadre de l’émission La Tribu, les commentateurs ont débattu au sujet de la prestation des Merengues et pointé la responsabilité de l’entraîneur portugais. Pour le journaliste Látigo Serrano, Mourinho adopte une approche similaire à celle de Carlo Ancelotti dans la gestion du groupe et dans la lecture des matchs, en retardant les changements et en apportant toujours un soutien important aux joueurs considérés comme les leaders de l’équipe du Real Madrid.
« S’il veut ressembler à Ancelotti [dans sa gestion du vestiaire], il va se planter », a tranché Serrano, en faisant référence aux similitudes qu’il perçoit entre l’approche managériale du Portugais et celle de Carlo Ancelotti, aujourd’hui sélectionneur du Brésil. Pour lui, Mourinho devrait au contraire s’appuyer sur sa propre identité, réputée plus agressive et interventionniste que celle de l’Italien. Le commentateur a également souligné que les remplacements effectués par le technicien arrivent parfois trop tard ou sans justification claire.
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— DAZN France (@DAZN_FR) September 16, 2026
Diomandé et Güler, seuls points positifs pour Serrano
Dans un tableau d’ensemble peu flatteur, Serrano a toutefois distingué deux joueurs : Yan Diomandé et Arda Güler, qu’il a cités comme les rares motifs de satisfaction observés dans l’équipe de Mourinho mardi.
Les critiques ne se sont pas arrêtées aux choix du coach. Le journaliste David Bernabéu a mis en évidence une nette baisse de niveau lors des matchs à l’extérieur et a qualifié le second acte madrilène de l’un des principaux problèmes de la saison. À ses yeux, le duo Aurélien Tchouaméni–Federico Valverde ne parvient pas à apporter au Real Madrid la capacité à contrôler les matchs sur la durée. Bernabéu a également mis en doute la capacité de Mourinho à imposer un jeu cohérent et constant à son équipe au fil des semaines.
Amalio Moratalla a en revanche élargi l’analyse en établissant un parallèle avec la rencontre entre le Levante et le Barcelone, disputée le week-end précédent en Liga : pour lui, les équipes a priori dominantes ont du mal à maintenir leur emprise sur les rencontres, un phénomène qui dépasse le seul cas du Real Madrid.
Vinicius et l’apathie des stars également dans le viseur
Vinicius Junior n’a pas non plus été épargné par les critiques pour sa performance à Elche. C’est Maria José Hostalrich qui a formulé le verdict le plus sévère à l’encontre du collectif madrilène. « L’apathie de ces joueurs est ce qui fait la différence avec le FC Barcelone. C’est un Real Madrid qui ne presse que quand il l’a décidé, dont les joueurs stars sont endormis et complètement insensibles », a-t-elle analysé.
Irene Junquera a attiré l’attention sur la difficulté du club à maintenir sa concentration une fois qu’il a pris l’avantage et a plaidé pour que Carlos Espí bénéficie davantage de temps de jeu. Le but décisif dans les ultimes instants a permis de repartir avec les trois points, mais n’a pas effacé les doutes persistants sur le niveau réel du Real Madrid en ce début de saison.