Mercato : “J’ai reçu des offres du PSG et d’Arsenal que j’ai refusées”, Paris doit-il regretter l’échec de la piste Nico Williams ?
Nico Williams, l’ailier de l’Athlétic Bilbao, a révélé avoir tourné le dos au PSG, à Arsenal et au FC Barcelone, entre autres. Pour le club francilien, est-ce que cela peut être un regret ?
Nico Williams aurait pu rejoindre le Paris Saint-Germain, en 2025. L’ailier espagnol a finalement choisi de rester à l’Athletic Bilbao, malgré les sollicitations de plusieurs cadors européens. Un an plus tard, alors que Bradley Barcola a quitté Paris pour Liverpool et que Mika Godts a débarqué dans la capitale, ce choix mérite d’être remis en perspective.
“Je n’ai jamais douté de vouloir rester ici. J’ai reçu énormément d’offres ces trois derniers étés. (…) C’est moi qui ai pris la décision. Personne ne m’a mis un pistolet sur la tempe pour décider. Hormis le Barça, j’ai reçu des offres du PSG et d’Arsenal que j’ai refusées. Je suis là où je veux être. Les décisions se prennent en famille, entre mes parents et mon frère“, a expliqué Nico Williams, qui a assumé sa décision de poursuivre son aventure au Pays basque.
Ce refus peut-il nourrir des regrets au PSG ?
Kvaratskhelia, un argument de poids pour le PSG
À Paris, le poste d’ailier gauche est déjà occupé par un joueur de premier plan. Arrivé en janvier 2025, Khvicha Kvaratskhelia s’est imposé comme une arme offensive majeure grâce à sa capacité à éliminer en un contre un, à attaquer la profondeur et à créer des décalages dans les petits espaces. Le Géorgien apporte également une vraie menace dans la surface, sans se limiter à son rôle de créateur.
Dans ces conditions, recruter Nico Williams aurait-il réellement constitué une priorité ? L’Espagnol possède des qualités différentes, avec davantage de vitesse dans les grands espaces et une capacité à étirer les défenses. Mais les deux joueurs se seraient retrouvés en concurrence sur le même côté, avec la nécessité de répartir les minutes ou de modifier les équilibres offensifs.
D’autant que Nico Williams traverse une période moins convaincante. Après six buts et quatre passes décisives toutes compétitions confondues lors de la saison précédente, l’Espagnol n’a inscrit qu’un but lors de ses huit premières rencontres de l’exercice actuel. Ce bilan ne suffit pas à remettre en cause son talent, mais cela rappelle simplement qu’un transfert prestigieux n’offre aucune garantie de réussite.
Après Barcola, le PSG peut-il avoir des regrets ?
La situation parisienne a toutefois changé depuis l’été 2025. Le départ de Bradley Barcola pour Liverpool, officialisé le 31 août 2026, a rebattu les cartes dans le secteur offensif. Et c’est surtout à la lumière de ce mouvement que le dossier Nico Williams prend une autre dimension.
Recruté à l’Ajax, Mika Godts représente une solution pour renouveler les options offensives parisiennes. Mais son adaptation au PSG reste un enjeu, tant les exigences du club sont élevées. Le Belge doit encore démontrer qu’il peut peser régulièrement au plus haut niveau et assumer un rôle important dans une équipe qui vise les plus grands trophées.
Dans cette perspective, Nico Williams aurait pu constituer une alternative plus expérimentée sur la scène européenne, avec un profil capable de faire des différences immédiatement. Encore aurait-il fallu que l’Espagnol accepte de quitter Bilbao et que le PSG puisse concrétiser l’opération – ce qui n’a pas été le cas.
Paris n’a pas forcément de raison de regretter son refus en 2025. Avec Khvicha Kvaratskhelia, le club dispose déjà d’un ailier gauche de classe mondiale. En revanche, après le départ de Bradley Barcola, la comparaison avec Mika Godts devient plus pertinente : le véritable enjeu n’est pas de savoir si Nico Williams aurait été utile au PSG, mais si le club a recruté le bon profil pour compenser une perte majeure. C’est sur ce point que le choix parisien devra être jugé.