Après 14 journées, Strasbourg occupe la huitième place de la Ligue 2, à cinq longueurs du podium. Arrivé l’été dernier en Alsace après deux années aux États-Unis, le milieu de terrain Vincent Nogueira (28 ans) a accepté d’évoquer pour Top mercato le début de saison du promu alsacien. Battue avant la trêve par le Stade de Reims, l’équipe de Thierry Laurey a pour ambition première d’assurer son maintien.

Vincent Nogueira

Vincent, Strasbourg reste sur une défaite à domicile contre Reims (1-2). Quels enseignements avez-vous tiré de ce match ?

Que l’on n’avait rien à envier à l’une des meilleures équipes du championnat. On a contrôlé le jeu. Mais cela se joue sur des détails. On a payé cash nos erreurs. On est satisfait de notre performance. Mais cette défaite prouve que l’on n’a pas le droit à l’erreur pour gagner des matches. Depuis le début de saison, on alterne le bon et le moins bon. On a remporté certains matches en ne jouant pas très bien. On en a perdu d’autres sans avoir été mauvais. C’est sur ce genre de rencontres que l’on a des regrets. Il faut que l’on grandisse. Mais l’envie y est et tout le monde est concerné. C’est positif.

Après le premier tiers de la saison, vous occupez la huitième place du classement à cinq longueurs de la troisième place…

Cette Ligue 2 est indécise, très homogène. Il y a quelques formations meilleures que d’autres, mais le niveau est similaire. Aucun club ne surclasse le championnat. On a joué les ¾ des équipes. Honnêtement, aucune ne nous a été supérieure. On est capable de gagner face à toutes les équipes. C’est une bonne chose, mais il faut que l’on soit plus réguliers. On doit afficher plus l’expérience. Le haut niveau, c’est ça. Mais il y a de l’espoir. Le groupe est confiant. On est une équipe qui monte, on n’a pas peur de le dire.

Quels sont les objectifs fixés par le club cette saison ?

D’abord le maintien, puis la première partie de tableau et ensuite le Top 8. On mérite d’y être, mais pas plus haut pour le moment. On est à notre place. La montée ? On ne s’interdit rien, mais on n’y pense pas. Sur certains matches, quand on a la possibilité de recoller aux équipes de tête, on en parle un peu. Mais on n’est pas obsédés par le podium. On est encore dans la première partie de saison. Cela évoluera peut-être, mais cela ne sert à rien d’en parler pour l’instant. Jusqu’à la trêve hivernale, le club n’a pas fixé d’objectif de points.

Après deux années aux États-Unis, vous avez rejoint Strasbourg l’été dernier. Quel bilan dressez-vous de vos premiers mois en Alsace ?

Il est positif. Je ne savais pas trop où j’allais tomber en arrivant. Au début, c’était la découverte. En France, je n’avais connu que la Ligue 1 (avec Sochaux, entre 2007 et 2014). Je ne savais rien de la Ligue 2, mais mon adaptation s’est faite rapidement. J’ai beaucoup joué (14 matches de championnat, 12 titularisations, ndlr), à différents postes. J’évolue sur un côté dans un système en losange ou en milieu récupérateur. J’essaye de réaliser les meilleures performances possibles. Mon retour en France ? Mon contrat avec Philadelphie se terminait en décembre. Il n’y avait aucune obligation de rentrer, mais c’était le bon moment. En janvier, cela aurait été impossible. Après, on vous oublie. J’étais ouvert à tout, j’ai foncé quand le projet m’a été présenté. Avec Strasbourg, cela s’est fait rapidement. Je connais le club, je n’ai pas mis longtemps à dire oui. Je suis très content d’être ici.